Carnet de Notes #20

Puisque Facebook me rappelle sans cesse mon absence, je me suis dit qu’il serait peut-être temps que je donne de mes nouvelles. Et puisque vous avez peut-être vu sur ma page Facebook l’interview que j’ai partagée, alors vous savez que je reviens d’entre les… absents !

La raison pour laquelle la pause dure un peu plus que prévue, c’est parce que j’aurais aimé revenir avec de bonnes nouvelles, des étapes franchies, or j’en suis à peu près au même point. Pas d’écriture pour moi ces dernières semaines et si d’une certaine façon cela me manque, je sens que cela me fait un bien fou. Je travaille sur deux projets en même temps qui demandent énormément de réflexions et peu d’écriture pour l’instant.

Le premier tome du Pacte du Magicien demande certains changements inattendus. C’est en voulant écrire le deuxième tome que je me suis rendu compte de l’absence d’éléments pourtant importants à l’histoire, mais que j’ai oublié d’ajouter. Rien qu’un exemple, comment fonctionne la magie ? Ce n’est pourtant pas faute d’avoir vu des tonnes d’articles à ce sujet, mais j’ai finalement oublié d’en parler dans mon histoire et c’est un changement important. En plus de cette évidence, il y a deux trois autres choses qui doivent être améliorées et qui demandent de la réflexion avant que j’attaque la réécriture du roman.

Le deuxième projet sur lequel je travaille est le roman Fragments d’Étoiles et son cycle associé. Concernant ce roman-là, c’est normal de ne pas avoir commencé l’écriture. Si je veux qu’il y ait une cohérence entre plusieurs séries de livres, la planification risque d’être longue et je ne peux pas me permettre de laisser des morceaux sans rien, car cela signifierait une intrigue qui baisse en rythme ou des éléments inutiles. Je dois énormément travailler la base de mon histoire avant de m’attaquer à l’écriture en tant que telle. Plusieurs choses viennent se greffer à cela, comme des langues que je suis en train de créer (et moi qui pensais que je n’en ferais plus ! Ce serait oublié que j’adore ça). Par ailleurs, j’ai un article qui se monte dans ma tête concernant les langues et mon procédé de création, j’espère pouvoir vous l’écrire rapidement, mais j’aimerais qu’il soit assez complet avant d’être publié.

Même si je sais que tous ces projets prennent du temps et que, dans le cas de Fragments d’Étoiles et de son cycle, il y aura probablement besoin de mois entiers pour réussir à mettre en place les cultures différentes, leur Histoire sur des centaines de milliers d’années. (Ne me demandez pas pourquoi je vois toujours les choses trop en grand, je ne comprends pas pourquoi moi-même ! ^^) Et donc, forcément, moi qui aime la cohérence et les récits bien travaillés, je ne peux pas me jeter dedans sans préparation. Alors l’écriture en elle-même passe au second plan, mais comme je le disais plus haut, ça me fait du bien.

Concernant le blog, la pause m’est aussi bénéfique. Et si Facebook me rappelant sans cesse mon absence ne m’a pas aidé à lâcher cette culpabilité inutile, je sens que je reviendrais plus régulièrement quand ce sera le moment. Je vous écrirais sûrement plus souvent via le Carnet de Notes, maintenant que j’ai brisé la glace sur ma situation qui avance d’un certain côté, mais très doucement. Et je pourrais vous parler un peu de ce qui se passe dans la création de ces histoires. Les articles du vendredi ne reviendront pas tout de suite, hormis l’article Création sur les langues qui viendra je-ne-sais-quand, mais plus tôt que le reste.

En attendant, je m’en vais faire mes recherches, créer et planifier mes histoires, puisqu’elles en ont grandement besoin !

Bannière Caroline Dubois

Une pause pour quelques temps…

Bonjour à tous !

Voilà un moment que je ne suis pas revenu sur mon blog. Au début de l’année, j’exprimais le souhait de m’écouter un peu plus et de faire les choses selon mon intuition et mes besoins. La semaine dernière, je n’ai pas publié, ni même hier et j’apprends à ne pas culpabiliser, même si c’est compliqué. Je n’avais pas nécessairement d’idées et je ne voulais pas vous offrir un article juste pour être en temps et en heure. Mon blog est un reflet de qui je suis et j’ai toujours apprécié l’authenticité. Je ne veux pas écrire si je n’ai rien à dire, si j’ai besoin de me reposer ou bien encore si mon esprit est ailleurs. Et en ce moment, c’est ce dernier point qui me pousse à vous prévenir d’une pause que je compte prendre pendant quelques temps.

Le dernier article publié concernait Lux Æterna et sa suite, je travaille énormément sur ce projet qui me tient à cœur et me donne envie d’écrire. Et pour faire écho à ce que j’ai pu dire l’été dernier, je sens que j’ai besoin de m’écarter de ce blog pour pouvoir mieux me retrouver face à mon écriture. Cet été, ce fut une très belle expérience pour moi, car si j’aime ce blog et j’aime vous parler de l’écriture et des difficultés — ou des bonheurs — que l’on rencontre, l’écriture de romans compte un peu plus pour moi. Et me connaissant, je sais que j’ai besoin d’un cadre très particulier pour pouvoir m’épanouir. Je ne peux que montrer le résultat du Pacte du Magicien, écrit en un mois et demi grâce à une telle pause. En me permettant de lâcher-prise sur une activité qui me plaît, mais dont j’ai besoin de m’écarter pour un temps, j’ai réussi à terminer un roman que j’avais en projet depuis des mois.

Pause

Aujourd’hui, je ne veux pas attendre que les problèmes viennent à ma rencontre pour prendre de bonnes décisions. Je donne la même énergie lorsque j’écris un article que lorsque j’écris un roman, parce que c’est ce que j’ai à offrir, mais je ne peux pas faire les deux en même temps. Si certaines de mes Journées d’Écriture Partagées ont pu être motivante grâce à votre soutien, c’était aussi une pression supplémentaire, car je donnais beaucoup plus que je ne le pouvais.

Je sais que si je fais cette pause, qui durera sûrement plus longtemps vu la grosseur du livre que je suis en train de préparer, je ne pourrais pas vraiment m’écarter de mon blog, car c’est un moyen pour moi de m’exprimer et de partager, quand l’écriture d’un roman peut-être une activité très solitaire. Alors, lorsque j’annonce cette pause, c’est surtout pour m’enlever le poids de la régularité, j’écrirais quand cela sera nécessaire et que cela viendra du cœur.

J’ai de nombreux projets pour cette année, mais il faut aussi que je réussisse à les mettre en place, à les réaliser pour pouvoir vous les partager. Ça semble logique, mais il faut que je prenne mes dispositions pour que cela se fasse.

En vous souhaitant le meilleur pour les semaines à venir. 😀

Bannière Caroline Dubois

L’évolution de Lux Æterna

Bonjour à tous !

Comme vous le savez peut-être depuis un petit moment, je travaille sur Lux Æterna et plus précisément sur son développement. Des idées ont jailli de nulle part provoquant, à la manière de La voix d’Origine, des chamboulements inattendus et plutôt conséquents. Le point positif, c’est que l’histoire de Lux Æterna ne change pas ; tout ce sur quoi j’avais déjà travaillé, tout ce que j’avais déjà écrit restent d’actualité. Le véritable changement s’inscrit dans cette suite qui était, au début de ce projet, inexistante.

Pour rappel, et si vous n’avez pas envie de lire l’article de présentation de ce roman, cette histoire ne se concentrait que sur trois personnages et sur leur vie à travers des instants plus marqués que d’autres en termes d’événements. Grâce à eux et à la base de leur univers (société, gouvernement, cultures, technologies…), je désirais aborder des thèmes comme l’évolution humaine, quelle soit naturelle ou générée par la science. Et jusqu’au mois de décembre 2017, sachant que j’avais eu l’idée de Lux Æterna il y a plus d’un an, cette histoire n’était rien d’autre qu’un one-shot, un roman qui se suffisait à lui-même. Sans suite.

Il faut savoir que lorsque j’écris un roman ou une histoire, je les considère comme « se suffisant à eux-mêmes » tant que je n’ai pas de suite en tête. Pour l’avoir déjà essayé, je n’arrive tout simplement pas à me dire « je veux une suite » et l’écrire ou l’inventer petit à petit. Il me faut une base solide sur laquelle me reposer : des intrigues non terminées dans un premier tome, de nouvelles possibilités, un futur inattendu pour les personnages… J’ai en horreur les suites qui étirent à l’infini les mêmes idées. C’est pour cela que Pandore n’a pas de suite, tout comme La Voix d’Origine. Si la suite ne vient pas à moi, je ne pars pas à l’aventure la chercher !

Mais en décembre 2017, c’est la suite de Lux Æterna qui s’est manifestée alors que je ne l’attendais pas du tout. N’étant pas la suite directe de cette histoire, je n’avais jusqu’alors jamais songé aux possibilités d’une suite un peu plus éloignée dans le temps et l’espace. Cette idée n’est donc pas la suite de l’histoire des personnages Aiden, Thea et Raelle, mais une conséquence de leur histoire et plus largement, une conséquence de notre propre histoire.

L’évolution humaine est abordée à plusieurs reprises dans Lux Æterna et se déclinent en deux formes bien distinctes. L’une étant naturelle et l’autre provoquée par la science. La première est celle qui est la plus détaillée et la plus approfondie dans mon roman. C’est à travers les personnages cités que l’on découvre cette évolution et que l’on comprend ce qu’elle dévoile sur le monde et ce qu’elle annonce pour le futur de l’humanité. Mais la deuxième évolution, celle provoquée par la science est présente, mais de façon subtile. On connaît ses conséquences par les inégalités présentées dans ce monde, par les problèmes disons « quotidiens » que cela engendre, mais je ne m’étais jamais demandé ce qu’il se passerait plus tard. Comment cette humanité changée évoluerait au fil des millénaires ?

Et c’est en cela que petit à petit, les idées se sont révélées et j’ai compris que cette évolution leur permettrait de faire des choses plutôt incroyable, comme voyager pendant très longtemps. Dis comme cela, et je m’en excuse, cela ne doit pas être très parlant. J’essaye au mieux de vous partager la création de mon histoire tout en gardant les surprises et les fils conducteurs de mon roman, mais ce n’est pas évident ! ^^ Ce qu’il faut comprendre, c’est que grâce à cette évolution, je pouvais me permettre de partir loin. Et qui dit voyage, dit lieux à découvrir.

C’est principalement cela qui a retenu mon attention car, si vous ne l’avez toujours pas compris, j’aime créer des mondes et quand on se donne les moyens de pouvoir traverser le temps et l’espace sans conséquences, dans une série, cela élargit considérablement les possibilités. Je ne suis plus limitée et je peux avoir un fil conducteur énorme, me menant à travers différents lieux de l’univers, tout en explorant dans chacun de ces lieux : des cultures, des histoires qu’ils leurs sont propres. En fait, je me permets de créer des mondes en abondance, sans que cela soit hors d’une même série.

Jusqu’ici, je me permettais de créer ces mondes indépendamment les uns et des autres, mais le fil conducteur amené par cette évolution humaine me permet de créer l’histoire de peuples dans l’univers entier avec toutes les possibilités imaginables que cela produit. Je ne vais sûrement pas passer ma vie à travailler là-dessus, et puis peut-être que si, je n’en sais rien. Mais je me suis offert un cadeau sans le savoir grâce à cette évolution de l’humanité. Grâce à elle je peux faire ce que j’aime le plus : écrire des romans, créer des mondes, des peuples. Mais cette fois-ci, ils peuvent être reliés les uns aux autres par cette même série.

Série n’est peut-être pas le meilleur terme pour ce que j’ai en tête. Je dirais plutôt Cycle, puisqu’il se pourrait que des séries émergent à l’intérieur. Des séries, mais également des one-shot, puisque, comme je vous l’annonçais plus haut, je ne veux pas créer une suite juste pour créer une suite. Il se trouve que l’histoire sur laquelle je travaille impose une suite, mais il se peut que d’autres histoires soient indépendantes. Le travail qui s’annonce est si conséquent qu’il est difficile de définir des limites ou d’imaginer ne serait-ce ce que deviendra cette idée à la fin de l’année 2018. Mais voilà ce que je peux vous en dire, pour le plus concret :

Lux Æterna reste, en lui-même, un roman one-shot. Si une partie de l’histoire a pour conséquence de créer une suite, on ne retrouvera pas (sauf idée jaillissant de nulle part) les personnages principaux de ce roman. Ils ont une conclusion satisfaisante dans ce roman et je préfère me concentrer sur la suite indirecte que sur la suite de leur vie.

Cette suite indirecte impose à moi deux séries de romans (dont je ne connais, bien évidemment, pas le nombre de tomes). L’une s’est imposée à moi lorsque je travaillais sur l’autre. Appelons la première La Nuit de l’Humanité, qui est la moins élaborée dans ma tête, je ne peux donc pas vous dire grand-chose. Disons, pour seule information, qu’à travers cette histoire je serais davantage dans le passé que dans le futur. (Et puisque je me rends compte que cela peut porter à confusion, non, mes « nouveaux humains » ne peuvent pas voyager dans le temps ! ^^) Cette série tiendra lieu de préquelle à l’un des peuples de la deuxième série.

La deuxième série, donc, que je nommerais rapidement Fragments d’étoiles est celle sur laquelle je travaille en ce moment. Carte, création de peuples, d’histoires et de cultures… Je suis en plein worldbuilding et j’adore ça ! Cette série est la plus élaborée puisque le premier tome est presque complet et que j’ai déjà une base solide pour la suite de ce roman (et quelques idées pour d’autres tomes, si « autres tomes » il y aura). Je suis vraiment contente de ce que je crée avec ce roman puisqu’il me ramène à la Fantasy. Lux Æterna est du Space Opera et pourtant sa suite est toute Fantasy ! C’est en cela que le mélange est génial à travailler. Ce Cycle, que j’ai nommé Les Enfants de l’Univers (et cela ne devrait pas changer) incarnera ce mélange de cultures, de technologies, de passé et de futur. Et je trouve que le tout se marie bien, pour ce que j’en découvre au fur et à mesure.

Pour le moment, je suis moi-même encore dans le flou. Je ne sais pas où je me rends, ni comment je vais pouvoir coordonner tout cela, mais je suis tellement contente de ce projet, mélangeant tout ce que j’aime, me permettant de parler de thèmes qui m’importent à travers différentes histoires et différents mondes… que j’avance, sans trop laisser de place au doute.

Je ne sais pas ce que me réservera l’année 2018. J’ai de nombreux projets, dont celui-ci plutôt conséquent, et j’aimerais aussi me préserver le plus possible de la pression. Je vais essayer de trouver un équilibre en vous partageant le plus possible, tout en me gardant une réserve pour des surprises et pour des échecs ! Mais aujourd’hui, il fallait que je vous parle de Lux Æterna, pour accueillir cette nouvelle page projet sur mon site et pour expliquer ce qui se passe dans ma tête en ce moment. Bien évidemment, ce projet est loin d’être le seul pour l’année et je ne pense pas, sauf changement d’avis, faire des Journées d’Écriture Partagées, comme ce fut le cas au début de Lux Æterna, ni des Carnets de notes trop réguliers. Je veux vraiment me laisser de la marge pour souffler et avancer à mon rythme !

Je reviendrais la semaine prochaine avec un nouvel article pour le blog et en attendant, je vous souhaite une agréable journée !

Bannière Caroline Dubois

{Image : Pixabay / Snappa}

Création | Une intrigue

Bonjour à tous !

Ces derniers temps et malgré mon oubli la semaine dernière, j’ai énormément d’idées d’articles pour mon blog, au point de ne plus savoir par où commencer ! Un article sur les changements de Lux Æterna, la nouvelle série que je voulais vous proposer ou encore le retour de La Lecture des Écrivains en format spécial… Bref ! Que de propositions s’offrent à moi et j’ai décidé de choisir l’article qui commençait à s’écrire tout seul dans ma tête. Il me semblait que c’était le plus intuitif et donc le plus intéressant à faire pour moi aujourd’hui. Je reviens donc vers vous avec un article Création autour de l’intrigue !


La dernière fois, je vous ai parlé du plan qui permet de transformer l’histoire que vous avez en tête en roman, avec des scènes, des chapitres et mêmes des parties. Mais avant d’en arriver là, il faut bien créer son intrigue, non ? Dans cet article, je ne vais pas vous dire quoi faire de votre intrigue, parce que c’est tout de même la base de votre roman et que ce n’est pas mon rôle. Mais ce que je peux faire aujourd’hui, c’est vous présenter divers conseils pour la création de votre intrigue ou des astuces lorsque vous êtes bloqués en cours d’écriture. À travers plusieurs idées, je vais vous exposer les astuces que j’utilise pour créer peu à peu mon intrigue. Puisque celles-ci parleront d’elles-mêmes, je cesse de vous expliquer et vous les présente tout de suite !

Dans le temps et l’espace :

L’une des principales ressources que j’utilise lorsque je crée mon intrigue, c’est le rapport entre le temps et l’espace. Lors d’une intrigue, ces deux éléments sont plus qu’importants à prendre en compte, ils vous permettent vraiment de définir la trame de votre histoire. Ils m’aident aussi à faire jaillir de bonnes idées lorsque je suis au point mort et que j’ai besoin de voir les choses sous un angle différent.

Le temps :

En écriture, on peut faire passer un million d’années en une seconde et parler d’une seconde pendant tout un roman. Le temps se transforme dans nos histoires et nous devenons un peu des voyageurs dans le temps, puisque la durée n’est pas la même. Et pourtant, si vous posez une ellipse « Une année plus tard » voire même « un jour plus tard », il est important pour vous de savoir ce qu’il s’est passé durant cette période. Plus le temps écoulé est grand et plus les possibilités d’intrigue se développent. En une année, par exemple, on est amené à rencontrer de nouvelles personnes, on change, de nouveaux projets peuvent avoir faits leur apparition… C’est ce qui nous arrive chaque année, mais lorsqu’on écrit un roman, on ne devrait pas oublier que ce temps passe également pour les personnages et qu’ils ne sont pas figés sur le papier. Pendant l’ellipse, votre personnage « vit » et savoir ce qu’il a fait, sans avoir besoin de tout dire aux lecteurs, vous permettra d’apporter une ouverture supplémentaire à votre imagination. Toutes les possibilités qui découlent du temps qui passe permettent d’imaginer et d’apporter de nouvelles idées à votre histoire.

L’un des exemples qui me vient à l’esprit, et puisque c’est ce sur quoi je travaille en ce moment, c’est une durée d’un mois. Pendant un mois, on va suivre le voyage d’un personnage. Dans mon roman, je ne vais pas raconter le mois entier, passant les nuits, de nombreuses heures de repas et de marches, pour ne garder que des dialogues intéressants ou des passages dans des lieux que j’aimerais montrer. Mais puisque mon roman suit plusieurs personnages, chacun ayant son chapitre, j’ai fini par me dire : « Elle va voyager pendant un mois, mais que vont faire les autres pendant ce temps ? » Ce genre de questionnement peut autant vous bloquer que vous libérer. Pour moi, cela a été une façon de me dire : « OK, ils ont du temps devant eux donc l’intrigue peut s’installer un peu et je peux développer des choses que j’aurais peut-être enlevées par manque de temps. » Si je voulais, par exemple, qu’un personnage apprenne une compétence, cela ne pouvait pas se faire en un jour, mais en un mois, c’est déjà plus crédible. Encore une fois, pas besoin de décrire entièrement ce mois qui passe, mais au bout de l’ellipse, ajouter une phrase comme « Elle a eu le temps de se perfectionner » ou « d’apprendre ». Cela permet de poursuivre une intrigue, de rajouter du corps à notre histoire et de rendre nos personnages plus vivants.

L’espace :

Je ne vais pas vous parler de voyage dans l’espace, mais plutôt du rapport aux lieux et aux déplacements dans notre intrigue. Lorsque je crée une intrigue, il arrive toujours un moment où je manque un peu d’idées. Ce qui est en soi normal ; il faut se donner du temps et ne pas se précipiter. Certaines histoires peuvent se dévoiler plus vite que les autres, il suffit de suivre le rythme, d’être patient et à l’écoute. Mais lorsque je manque d’idées, je ne reste pas forcément les bras ballants et je vais donc piocher dans ces astuces que je vous partage aujourd’hui. L’une d’entre elle concerne donc l’espace. Puisque j’aime créer des mondes et que j’écris principalement de la Fantasy/SF, je travaille une carte en même temps que mon intrigue. Vous n’êtes pas obligés de faire cela, c’est vraiment un choix personnel, mais je pense que même pour des histoires contemporaines, s’inspirer de l’espace dans lequel évolue votre personne permet d’avoir de nouvelles idées pour son intrigue.

Le genre de la Fantasy aspire à l’aventure et j’aime toujours faire voyager mes personnages, même si c’est simplement d’un point A à un point B dans une ville. Dans Le Pacte du Magicien, mes personnages ne sortent jamais de la ville et pourtant ils découvrent ou se rendent dans des lieux différents tout au long de l’histoire. Un lieu est une possibilité d’intrigue ou une possibilité de développement d’une intrigue. Lorsque je n’ai plus vraiment d’idées, je regarde ma carte et je me dis : « Est-ce que le moment est venu pour mon personnage de bouger ? » À l’image du temps écoulé, dans un nouveau lieu on peut rencontrer de nouvelles personnes qui peuvent venir étoffer l’intrigue. On peut tomber sur un problème ou au contraire une solution que l’on attendait. Et en même temps, plus le lieu se trouve loin du personnage et plus vous vous aurez une possibilité d’intrigue grâce au voyage en lui-même.

Le passé des personnages :

L’une des ressources les plus utiles pour l’intrigue sans être une évidence, c’est le passé des personnages. Lorsqu’on mentionne sur divers sites qu’il faut faire des fiches personnages avec des questions sur leur passé, sur ce qu’il était avant notre roman, c’est aussi utile pour la crédibilité de ce personnage que pour votre intrigue. Plus votre personnage est âgé et plus son passé peut avoir de l’importance pour le développement de votre roman.

J’utilise leur histoire lorsque je ne sais pas quoi faire, mais parfois c’est le passé lui-même qui frappe à la porte pour se manifester et devenir utile alors que je ne l’avais pas prévu. Et pour cela, je vais vous donner un exemple. L’intrigue du Pacte du Magicien ne concerne pas seulement le premier tome, mais également les prochains. Pendant la création d’un personnage féminin, c’est naturellement que je lui ai donné le métier d’avocat. Allez savoir pourquoi à ce moment précis j’ai pensé à cela ! Toujours est-il que cette jeune femme était avocate, mais par son histoire, elle n’exerçait plus. Le développement de cette sous-intrigue ne me venait pas à l’esprit, même si, sur le moment, je souhaitais pour elle qu’elle puisse reprendre son métier puisqu’elle aimait vraiment cela. Soit. On se rend à l’intrigue du troisième tome pour comprendre. Mes personnages principaux avaient des ennuis avec la justice et honnêtement, même lorsque j’ai décidé pour eux qu’ils aient ce genre de problèmes, l’évidence ne m’a pas sauté aux yeux. Et pourtant, j’ai fini par me rappeler qu’un de mes personnages était avocat et qu’elle avait une place toute naturelle dans cette partie de l’intrigue.

Développer le passé des personnages ou aller piocher dans ceux-ci peut se révéler un outil très utile pour se sortir de situations compliquées. Sans le savoir, en lui ayant donné ce métier, je me permettais d’aider mes personnages principaux et je développais également un personnage secondaire qui aurait pu être oublié au fur et à mesure des tomes. Le passé est une ressource intarissable pour développer notre intrigue et cela peut nous permettre d’avoir de nombreuses nouvelles idées !

Des changements :

La troisième astuce que j’utilise lorsque je crée une intrigue se trouve dans les changements et l’évolution. Ils peuvent concerner le personnage, comme l’intrigue ou même les situations, ou encore les lieux. Apporter un changement lorsqu’on est bloqué permet de contourner voire même d’enlever une situation problématique. Les changements peuvent être nombreux et je pense que mes propos seront plus clairs avec ces quelques questions que l’on peut se poser :

  • Qu’est-ce qui pourrait arriver de pire à votre personnage ?
  • Qu’est-ce qu’il craint le plus ? Et comment réagirait-il si cela devait se produire ?
  • Quelle erreur votre personnage peut-il commettre ?
  • Si votre personnage devait rencontrer l’antagoniste de votre histoire, serait-il prêt à l’affronter ? (Cette question est très spécifique, mais lorsque je l’ai lu la première fois sur un site, je l’ai trouvé très pertinente. Elle peut aussi concerner une situation qui arriverait à votre personnage ou encore l’utilisation d’un don ou d’une technique qu’il apprend. Le tout c’est de se demander : prématurément, est-ce que votre personnage est prêt pour ce à quoi il se prépare ?)
  • Quel soutien peut-il perdre ? Ou qu’est-ce qui peut l’handicaper dans son histoire ? (que ce soit un élément pré-existant ou bien un nouvel élément dans votre intrigue)
  • Quel lieu ou quelle personne peut lui apporter une solution ?
  • Que peut-il apprendre/améliorer ?
  • Quelle sous-intrigue peut trouver une fin maintenant ? (Le développement des sous-intrigues est très important et il ne faut pas hésiter à en terminer quelques-unes au fil de votre roman, sans avoir à attendre la fin. On peut même les terminer de façon spectaculaire, comme on imagine notre chapitre final, et apporter ainsi un rebondissement à notre roman, accrochant un peu plus l’attention du lecteur)
  • Quel sont les désirs de votre personnage et pouvez-vous exaucer l’un de ses souhaits ?
  • Quelle relation peut évoluer ? (couple, amitié, famille, compagnon de route, ennemiallié)

Toutes ces questions sont loin d’être les seules, mais je sais à quel point une question qui semble insignifiante peut tout à coup amener à soi l’idée qui nous fallait pour poursuivre notre intrigue ! Donc j’espère qu’au moins l’une d’elle pourra débloquer une situation.

Derniers conseils :

Et puisque parfois, les situations sont spéciales et que les solutions ne sont pas les mêmes, je vous propose mes astuces lorsque je me retrouve face à ces problèmes :

Je suis complètement bloqué·e par mon intrigue : L’exemple le plus simple qui me vient en tête par rapport à cette situation, c’est lorsqu’on piège nos personnages, mais on a si bien réussi qu’ils sont dans une impasse. On ne sait plus comment les en sortir et l’imagination semble nous dire « Débrouille-toi, c’est toi qui l’a voulu ! » Dans ces cas-là, un conseil : N’hésitez pas à enlever cette scène ou à la changer complètement. Apporter un élément de surprise ou une situation désespérée dans un roman est utile, le lecteur sera tenu en haleine, mais il faut aussi que vous puissiez trouver une solution crédible. Dans l’exemple, piéger nos personnages est intéressant, mais si la seule façon de les en sortir c’est d’user du Deus Ex Machina (le dieu sorti de la machine, autrement dit lorsque comme par magie tout se règle), le lecteur doutera de votre histoire et de sa crédibilité. On peut être bloqué par de nombreuses autres situations (autre que le piège), mais parfois il ne faut pas hésiter à enlever une scène qui nous donne la sensation d’être dans une impasse. Un conseil : Coupez !

Mon intrigue est trop plate : Et là, vous allez penser que je suis contradictoire, mais dans ce cas, n’hésitez pas à vous piéger ! Lorsqu’on est bloqué, rester dans cette situation de blocage peut nous enfoncer un peu plus, mais si vous pensez que votre intrigue manque de rebondissements, surprenez-vous ! Apportez un twist inattendu à votre histoire, quitte à vous bloquer un peu au départ parce que cette situation semble sans solution, mais donnez-vous le temps de la trouver. Nous ne sommes pas obligés de trouver la résolution de ce problème tout de suite, mais rien que de vous placer dans une situation à laquelle vous n’auriez pas pensé stimulera votre imagination et vous permettra de regarder votre intrigue sous un nouvel angle.

Mon intrigue est trop lente/trop rapide : Lorsqu’il est question de rythme, l’une des meilleures solutions que j’ai à proposer, c’est de revoir votre plan. Et si vous préférez écrire à l’instinct, peut-être devriez-vous au moins préparer et penser quelques éléments de la suite de votre intrigue. Quel événement important est à venir ? Est-ce qu’il ne vaudrait pas mieux l’avancer et couper une scène inutile pour accélérer le rythme ? Ou bien, au contraire, est-ce que cet événement n’arrive pas trop tôt et ne pourriez-vous pas développer une sous-intrigue en attendant ? Avoir une vision d’ensemble sur son histoire est le meilleur moyen de pouvoir gérer son rythme. Il ne faut pas hésiter à couper/ajouter selon la situation pour voir comment l’ensemble s’harmonise à la fin.

Je ne sais pas où je vais / Je n’ai plus d’idées : J’ai beau planifier mes romans et avoir une bonne idée d’où je vais, mais il m’arrive souvent d’avoir un manque d’idées. On peut avoir ce manque lors de l’écriture, mais également lorsqu’on construit une intrigue. Rien qu’en ce moment, avec mon roman actuel, j’en suis venue à me demander si je n’étais pas venue à bout de mon histoire. La perte d’inspiration est réelle et normale, mais on est loin de l’échec, il reste encore beaucoup de solutions. La première chose que je conseille : lâchez prise et donnez-vous du temps ! Vous n’allez peut-être pas trouver la solution tout de suite, mais plus vous relâcherez la pression et plus vous libérerez votre imaginaire. Par conséquent, vous serez donc plus à même de créer la suite de votre histoire.

Dans ces cas-là, j’adore utiliser Pinterest. Je vais sur ce site sans attentes particulières, je fais défiler le fil d’actualité sans que les épingles se rapportent nécessairement aux romans. En plus d’inspiration Fantasy/SF, de citations ou encore de photos de personnages, je suis également abonnée à des recettes de cuisine ou à des photos d’animaux. On ne peut pas dire que ce soit utile pour l’inspiration ! ^^ Je pense que le mieux c’est de ne pas chercher à tout prix l’ambiance de votre roman. Ne cherchez pas, laissez venir. Et à coup sûr vous allez tomber sur une citation ou une image qui va tout débloquer. Si vous n’utilisez pas Pinterest, trouvez cette même décontraction au quotidien. Laissez les choses venir, écoutez les conversations, soyez seulement attentif, mais pas concentré au point de vous rendre fou. Tellement de fois je me suis dit : « Tiens, je devrais regarder ce film, peut-être que ça me donnera des idées » et je suis tellement concentrée que je passe un mauvais moment. Quand on manque d’idées, il faut se détendre, être patient et se faire confiance. La solution arrive toujours, mais elle n’a pas de montre pour arriver selon nos désirs !


Mon article arrive à sa fin. Il existe encore de nombreuses autres astuces, mais je crains d’être plus bavarde encore et il faut que je me calme, mes articles sont de plus en plus longs ! ^^

N’hésitez pas à partager vos astuces en commentaire, je serais ravie d’avoir de nouvelles solutions pour  mes intrigues. Et puisque je suis en pleine phase de création, qui sait, vous allez peut-être m’aider à avoir l’idée qu’il me manquait ! 😉

Je vous souhaite une bonne journée !

Bannière Caroline Dubois

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Parlez-moi d’amour…

Bonjour à tous !

Je n’avais pas prévu que ces nouvelles partagées en décembre 2017 me pousseraient à vous écrire un article. C’est bien après avoir écrit et partagé ces histoires que je me suis rendu compte de quoi elles parlaient vraiment. Il existe bien plus de formes d’amour que nous pourrions le concevoir. Lorsque nous parlons d’amour, nous pensons bien souvent à un couple heureux. Et pourtant, leur amour est loin d’être le seul, loin d’être l’unique puissance qui transcende une vie. Ce mois de décembre, à travers ces revisites, j’ai fini par comprendre que j’allais un peu plus loin. Au-delà d’ajouter mon propre regard sur ces histoires connues et reconnues, je parlais de l’amour, mais pas d’une de ses formes, mais de plusieurs d’entre elles.

Dans un roman, quel qu’il soit, il me semble que nous devrions parler d’amour. À tort, on pense trop souvent qu’un roman avec une histoire d’amour est une romance et nous racontera la rencontre, la vie ou les difficultés de deux personnes en couple (ou d’un triangle amoureux, ou même d’un rectangle, ça dépend de votre attachement à la géométrie !). Mais parler d’amour va au-delà de ça. Votre roman ne sera pas niais si vous croyez en ce que vous racontez.

Tout d’abord, je me dois de vous prévenir que cet article contiendra quelques spoilers sur mes nouvelles, donc si vous voulez les lire avant, garder l’article sous le coude ! Je commencerais donc avec Cendres, qui au début de l’histoire décrit l’amour porté aux enfants. Qu’ils soient les siens, qu’ils soient adoptés, que ce soit un neveu ou l’enfant d’un ami, l’amour que l’on peut porter à un enfant est tout aussi grande que ses autres formes. La force protectrice qui nous inonde en pensant à eux, le besoin de les aider à bien grandir… L’amour pour un enfant apporte de nombreuses situations dans un roman, il emporte avec lui un flot d’émotions toutes intéressantes à explorer. Mais dans cette nouvelle, j’évoque aussi une autre forme d’amour qui nous échappe et qui ne nous vient pas souvent à l’esprit.

Cendres, elle, subit une situation terrible pour être avec ses enfants, pour les protéger. Elle est prête à tout pour eux, pour qu’ils soient heureux et sereins. Et pourtant, dans cette nouvelle, on voit bien qu’il manque un élément encore plus important pour qu’elle puisse les sauver réellement. Par amour pour ses enfants, si elle s’en savait capable, Cendres aurait déjà fait ses bagages et serait partie avec eux. Mais il lui manquait un sentiment important qui n’est apparu que plus tard : l’amour de soi. Cendres est une femme battue et ce qu’elle a vécu pendant des années a créé une absence en elle. Un manque d’estime de soi, mais aussi d’amour. Que ce soit une femme, un enfant, que ce soit à la maison ou à l’école, au travail, quelqu’un qui est rabaissé par des coups, par des mots perd peu à peu ce qui le construit. Il y a une vraie perte de personnalité et de confiance en soi, mais aussi de confiance en la vie.

Dans cette nouvelle, Cendres ne pense pas avoir les capacités nécessaires pour sauver ses enfants, alors elle subit les coups à leur place. Elle se sent responsable de ce qui arrive, de son incapacité et pense d’une certaine façon mériter ces traitements, parce qu’elle ne vaut rien. Alors, parler de l’amour que l’on porte à soi-même est tout aussi important que l’amour que l’on porte aux autres. La situation que j’ai utilisée dans cette nouvelle est loin d’être la seule pouvant expliquer ce manque d’amour qui peut être à lui-même une quête dans un roman. Et les situations n’ont pas besoin d’être dramatique. Parler de l’amour que l’on se porte à soi est quelque chose d’universel, parce qu’il n’y a pas besoin d’avoir d’autres personnes pour le ressentir.

La seconde nouvelle du mois de décembre raconte l’histoire de Blanche-neige et l’amour abordé dans cette revisite est loin d’être celle du prince charmant, car ce personnage n’existe même pas dans ma nouvelle ! Il paraissait évident pour moi que je devais parler d’autre chose que la demoiselle en détresse sauvée par son prince, élément assez récurent dans les contes, car on connaît la chanson et que l’on peut aussi essayer une autre façon de voir les choses. À vrai dire, aucun homme ne sauve une femme dans ces revisites. Je n’ai rien contre eux, et j’utilise leur aide dans mes romans sans soucis, mais je voulais prendre le contre-pied des contes.

Le prince a donc disparu de cette revisite pour faire place à une sœur. Et l’une des images modernes que l’on peut avoir sur une revisite de contes abordant ce sujet (particulièrement populaire encore aujourd’hui), est celle de La Reine des Neiges. L’amour de deux sœurs y est très bien représenté et pourtant, lorsque j’ai pensé à la sœur de Blanche-neige, je n’ai pas pensé à ce Disney en particulier. Je pensais plutôt à la version de Blanche-Neige et Rose-Rouge des frères Grimm dans laquelle la sœur existe déjà.

J’ai alors voulu évoquer l’amour perdu de deux sœurs (des jumelles dans ma revisite). Comment un lien si fort peut s’éteindre ? Comment peut-il renaître ? C’est à ces questions que j’ai tenté de répondre en abordant l’amour fraternel. Je pense même que la situation se serait compliquée pour elles, même sans l’erreur de Blanche-neige, car selon leur père, une seule d’entre elles pouvait devenir reine. Et si la colère ou la jalousie qu’elles se seraient portées aurait été bien moins forte que dans ce cas-là, cela les aurait séparées un peu. Ici, nous avions des erreurs incompréhensibles à pardonner, des trahisons à effacer et surtout une jalousie envers l’autre à dépasser. Et cet amour perdu évoqué dans cette nouvelle ne peut renaître qu’en prenant conscience qu’une personne aimée est loin d’être pour toujours celle que l’on a connue au départ. Les personnes évoluent et l’amour qu’on leur porte doit s’étendre, se tendre vers l’autre et vers ces changements. Changements qui peuvent être positifs ou négatifs, mais qui existent quand même. Blanche-neige devait d’abord accepter que sa sœur puisse ne plus être celle qu’elle était avant, mais aussi accepter qu’elle puisse devenir quelqu’un d’autre encore pour l’aimer inconditionnellement et sans jugement. Un amour fraternel ou un amour perdu à retrouver sont deux formes de relations dont on peut parler et encore une fois les situations à imaginer sont infinies.

Rose. En voyant ce titre on est loin d’imaginer le genre d’amour qui existe derrière. L’histoire de la Belle et la Bête fait déjà bien son boulot en parlant de l’amour malgré l’apparence. Sans que ce soit mon idée de départ, j’ai fini par pousser le thème un peu plus loin en parlant de l’amour malgré les différences. Des différences qui ne sont quand même pas évidentes ! Un humain et une rose ? Et c’est pourtant ainsi que leur amour est né, sous cette forme. Et bien plus tard, sans ses souvenirs, Belle va à son tour éprouver un amour au-delà de l’apparence de la bête.

Lorsque je pense à cet amour, je ne peux m’empêcher de penser à un personnage dans Doctor Who qui exprime à lui seul cette idée : Jack Harness. C’est un personnage pansexuel, il aime à la fois les humains, les extraterrestres et même les robots ! C’est une idée inspirante pour n’importe quelle histoire et dans ma nouvelle, j’ai essayé de parler de ce genre d’amour particulier avec le plus de justesse possible. Mon histoire est loin d’être de la SF et pourtant ce thème fonctionne aussi en Fantasy et je pense encore qu’il n’y a pas besoin de genre pour exprimer cet amour universel. Pourquoi l’amour devrait se limiter à une personne comme soi (humaine) ? Aimer un objet, un animal, un arbre, une idée, un souvenir… Les idées sont nombreuses et la sincérité qui peut se dégager d’un tel amour peut apporter un plus à notre roman.

Peut-on réellement aimer une rose, une bête, s’aimer soi ou aimer malgré nos évolutions personnelles opposées ? L’amour peut s’écrire et se décrire de bien des façons différentes et dans cet article je voulais vous évoquer des possibilités, parmi tant d’autres. Ne nous limitons jamais pour parler d’amour, quel qu’il soit, car c’est une émotion importante, universelle et puissante. Une émotion qui nous porte et qui doit se raconter dans chacune de nos histoires.

Je vous souhaite une bonne journée !

Bannière Caroline Dubois

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Des projets, pas d’objectifs | 2018

Bonjour à tous et bonne année ! 😀

Je vous ai déjà plus largement souhaité mes vœux sur Facebook, donc je ne recommencerai pas ici, pour éviter les doublons ou les synonymes ! Qui dit nouvelle année, dit bien souvent résolutions et si j’ai voulu instaurer une petite tradition début 2017 en vous donnant mes résolutions, celles-ci ont contribuées à la pression que je me suis mise tout au long de l’année. Pour moi, il fallait absolument que je termine La Voix d’Origine et Lux Æterna, que j’envoie un manuscrit à un éditeur… Bref, mes résolutions m’ont poursuivi, ou plutôt hanté comme des petits fantômes pas très agréables. Si bien, qu’en ne réussissant presque aucune d’entre elles, j’ai eu pendant longtemps l’impression d’avoir échoué.

Je dis presque, car la seule résolution que j’ai tenue concerne mon blog. Cette année, malgré quelques pauses, je me suis sentie davantage investie. Mon site a vécu de nombreux changements pour améliorer son fonctionnement ou pour vous proposer des articles différents. Je suis vraiment fière de son évolution et j’espère, maintenant que mon blog me ressemble beaucoup plus, qu’il se stabilisera (pas en termes de vues, car le nombre de visiteurs sur mon blog a passé le cap des 1000 et j’espère de tout cœur que cette courbe reste croissante). J’ai encore quelques idées néanmoins comme une nouvelle série d’articles que je vous dévoilerais sûrement en janvier. L’idée, c’est simplement de pouvoir me consacrer un peu plus sur l’écriture.

Lorsque je dis projets au lieu de résolutions, c’est surtout pour moi que cela change quelque chose. Cette année, j’ai envie de découvrir ma vie au fur et à mesure, de laisser la place à des surprises et des événements inattendus. En 2017, j’ai essayé de planifier et de me motiver en vous partageant ces défis, mais ma plus belle réussite reste Le Pacte du Magicien écrit en un mois et demi, pendant que mon blog était en pause. Pour 2018, j’aimerais trouver un équilibre sans culpabiliser. Si j’ai besoin d’une pause sur le blog, je la prends avant que cela devienne nécessaire. Je ne devrais pas me sentir coupable de me consacrer à l’écriture et pourtant, si je ne poste pas sur mon blog pendant un temps, j’ai l’impression de vous abandonner ! Pour qu’un blog fonctionne, il doit être actif, on le lit bien assez souvent sur des articles « comment mieux tenir son blog ». Mais si j’ai trouvé mon propre fonctionnement en écriture, pourquoi ne le trouverais-je pas avec le blog ? Une semaine, voire un mois de pause, ce n’est rien. Après chaque pause forcée que je faisais, vous n’avez pas disparu entre temps et mon site est loin d’être le seul que vous suivez ! ^^

Bref, l’idée générale c’est d’arrêter de planifier ou de me mettre la pression et de me consacrer à l’écriture sans culpabiliser. Le deuxième projet est assez personnel même s’il influence directement mes activités : stresser moins et me faire plus confiance. J’ai une facilité assez déconcertante à m’anéantir toute seule et si je ne respecte pas mes « engagements » alors c’est que je ne vaux rien. Cette année, j’aimerais arrêter cette relation toxique que j’ai avec moi-même et m’accepter un peu plus. Et surtout, suivre mon intuition. Je vous en parle assez sur mon blog, de cette fameuse intuition, et pourtant je rame pour me faire confiance et lâcher-prise. Il est loin le temps où je ne finissais pas une histoire, dont j’écrivais un chapitre avant de passer à autre chose. Ma situation est différente aujourd’hui, parce que je ne me fais pas assez confiance. D’une, à trop vouloir terminer La Voix d’Origine, je ne comprenais pas que ce n’était pas le moment. Dès l’instant où je l’ai mis de côté une première fois, au mois d’août, pour me consacrer au Pacte du Magicien, j’ai terminé un roman. En voulant reprendre La Voix d’Origine par la suite, j’ai encore ramé, mais dès que j’ai accepté de travailler sur le tome 2 du Pacte du Magicien, j’ai réussi à faire tout un plan sans problème avant de terminer trois nouvelles au mois de décembre.

Toutes ces expériences m’ont vraiment permis de comprendre que je peux terminer n’importe quel projet si je suis mon intuition, mais que tant que je m’accrocherais à La Voix d’Origine comme seul roman « de qualité » ou « d’importance » alors je n’irais pas bien loin. Oui, La Voix d’Origine compte particulièrement pour moi, je ne l’abandonne pas, mais ses exigences ne conviennent pas à mes capacités du moment. J’ai la sensation que j’ai besoin d’apprendre, de me découvrir un peu plus et de véritablement lâcher-prise pour que ce roman s’envole. Tant que j’aurais une pression énorme (que je dépose toute seule sur mes épaules), on le ressentira dans mon roman, comme cela a pu être le cas dans mon premier jet.

Mes autres romans ne me font pas cet effet-là ; je m’amuse, j’invente, je crée, j’écris sans problème, parce que pour eux, j’ai accepté l’imperfection. Cela ne veut certainement pas dire que je ne vais pas chercher à les améliorer, loin de là — je suis quelqu’un d’encore très perfectionniste — mais je peux plus facilement lâcher-prise sur une erreur, sur une imperfection. Tandis que pour La Voix d’Origine, si une personne ne ressent pas la même chose que moi lorsque je regarde cette histoire, c’est que j’ai manqué quelque chose. Et comme pour le premier jet, si mon écriture fait barrière à l’histoire et à cet univers, alors il n’est pas encore achevé. Les premiers chapitres que j’ai réécris sont déjà beaucoup mieux et je les ai déjà fait lire pour savoir si j’étais sur la bonne voie ; les retours étant bons, je sais que je ne me trompe pas, mais j’ai besoin d’acquérir de l’expérience pour continuer sur ce chemin-là. Et cette expérience, je vais l’obtenir via deux projets.

Tout d’abord, je dis deux, parce que ce sont les projets qui se présentent à moi en ce moment, mais je suis ouverte à n’importe quel projet qui se dévoilerait en cours de route. J’accepte dès aujourd’hui qu’il puisse y avoir du changement, comme ça c’est fait ! Je m’ouvre aux possibilités au lieu de m’enfermer dans mes planifications. Ces deux projets sont donc : Lux Æterna et Le Pacte du Magicien.

Commençons tout d’abord par Lux Æterna qui a subi un certain changement durant le mois de décembre. Pour le coup, c’était un projet inattendu ! Je ne m’attendais pas du tout à ce que ce roman prenne autant d’ampleur. Je vais essayer de vous expliquer brièvement ce qui s’est passé, mais je voulais de toute façon approfondir avec vous cette évolution dans un article, à l’image de celui que j’ai fait pour La Voix d’Origine. J’ai toujours su que ce roman était à la frontière de la SF et de la Fantasy. Selon Wikipédia, ce serait un roman de Space Fantasy. Et pourtant, il y avait très peu d’éléments de Fantasy dans mon roman que l’on aurait pu facilement qualifier de Space Opera. Il y a quelques semaines encore, je ne comprenais toujours pas pourquoi dans ma tête, ce one-shot était aussi de la Fantasy. Et, tadaaa, révélation : ce n’est pas un one-shot. Enfin, en tant que tel, ce roman peut se suffire à lui-même et il trouve une fin pour chacune de ses problématiques, mais ce que je n’avais pas vu venir, c’est qu’il faisait partie d’un cycle. Un cycle qui parcourt l’univers à la découverte d’autres planètes, d’autres civilisations… Un cycle contenant lui-même des séries Fantasy. Voilà, je ne vous en dis pas plus, mais l’idée c’est qu’un élément particulier de l’évolution humaine qui est évoquée dans Lux Æterna, provoque des conséquences qui mènent à ces découvertes. Si vous avez compris quelque chose, vous êtes très doué ! Promis j’essayerais de faire mieux dans un prochain article ! ^^

Maintenant, qu’en est-il de ce cher Pacte du Magicien ? Le premier jet du tome 1 est toujours intact, je ne l’ai pas effacé, et le plan du tome 2 est prêt pour l’écriture. Pour le moment, je dois dire que je me concentre sur toutes les idées qui me viennent pour le cycle de Lux Æterna. Cette phase de création reste assez conséquente, mais de toute façon, j’écrirais le tome 2 et peut-être le tome 3 cette année. Ce sont des romans qui s’écrivent assez rapidement et c’est davantage le travail de préparation en amont qui est un peu plus long, vu que certaines histoires s’entremêlent, des choses restent cachées et doivent être révélées à un certain moment. Donc, je sais qu’une fois cette préparation faite, l’écriture coule de source. Je suis plutôt confiante concernant l’écriture de la suite, mais je sens aussi venir un petit quelque chose de particulier. Je ne vous en dis pas plus, car c’est aussi bien de garder des surprises, mais surtout parce que ce serait une pression en moins sur mes épaules. Tant que c’est secret, si cela ne se fait pas, on ne peut pas dire que c’est un échec, non ? ^^

Je me rends compte que cet article est beaucoup trop long, il semblerait que j’avais beaucoup de choses à vous dire ! Pourtant, je doute qu’un jour ce ne sera plus le cas. Se tiendra sur mon blog prochainement l’article sur le cycle de Lux Æterna, une nouvelle série d’articles et un article tout prêt sur l’amour en écriture (et non, je ne parlerais pas de romance, c’est justement le but de cet article !) Par ailleurs, pourquoi pas vous proposer un petit sondage pour la semaine ? Entre ces deux possibilités, c’est vous qui choisissez quel article vous voulez lire au plus vite ! (Je vous conseille vivement de voter avant le mercredi 10 janvier, ensuite le sondage sera fermé pour me donner le temps de préparer l’article élu*)

Voilà, il ne me reste plus qu’à vous rendre à vos vies, j’ai déjà bien assez abusé de votre temps pour parler de la mienne ! En espérant vous croiser et vous recroiser tout au long de l’année sur mon blog ou mes réseaux sociaux. Que nos échanges soient toujours intéressants, nous permettent de nous améliorer un peu ou de nous apprécier davantage ! 😀

Bonne journée à vous !

Bannière Caroline Dubois

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* L’article élu : à l’image du héros qui seul peut accomplir la quête qui sauvera l’humanité ! 😆

Miroir, le reflet des Contes | Rose

Bonjour à tous !

Nous voici en ce dernier lundi et avant toutes choses : Joyeux Noël ! Je suis très heureuse de vous retrouver aujourd’hui, car la nouvelle que je vais vous partager me tient énormément à cœur. Et quelle histoire est plus magique que celle de la Belle et la Bête ?

Nombreuses ont été et seront les adaptations de ce conte que l’on ne présente plus. Et si j’ai eu l’impression de m’attaquer à un monument dont peu de revisites en ont la saveur, je ne pouvais pas créer un événement autour des contes sans parler de mon petit préféré. Dire que cette histoire m’a marqué depuis ma plus tendre enfance serait faux. Si j’ai toujours apprécié cette histoire et le dessin-animé de Disney, je ne me suis attachée à elle que lorsque je me suis découverte moi-même. Bien des choses me parlent dans ce conte et je me souviens encore de ma lecture de Belle de Robin McKinley il y a quelques années, qui fut un joli coup de cœur. J’aime cette histoire pour ce qu’elle véhicule, pour la force et la bienveillance de Belle et j’espère que avoir réussir à retranscrire ces choses importantes dans cette revisite.

Car oui, il s’agit bien d’une revisite. Si je suis certaine que j’aurais éprouvé du plaisir à réécrire ce conte, je trouvais d’autant plus intéressant de découvrir ce qu’il deviendrait entre mes mains. Et j’espère que, maintenant remis entre les vôtres, cette histoire grandira encore un peu plus et vous offrira une jolie lecture en ce merveilleux jour de Noël.

Rose

Je vous souhaite à tous une très bonne lecture et de belles fêtes de fin d’année. Je vous retrouverais en janvier pour les articles habituels, car j’ai encore bien des choses à vous dire !

Bannière Caroline Dubois

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Miroir | Pomme, la suite

Bonjour à tous !

Je suis contente de vous retrouver aujourd’hui pour la dernière partie de l’histoire de Blanche-neige. Cette semaine d’écriture ne fut pas des plus faciles, mais je suis fière de pouvoir vous proposer enfin la fin de cette histoire qui m’aura, il faut le dire, donné du fil à retordre ! Cette semaine s’annonce bien plus calme, car la prochaine nouvelle est déjà écrite et en partie corrigée. Il ne me reste qu’à la relire et enlever ce qui ne va pas, donc ça reste quand même assez simple par rapport à l’écriture en elle-même qui est un peu difficile pour moi en ce moment.

J’espère que cette suite vous plaira et sans plus attendre, voici le lien :

Pomme, la suite

Vous trouverez avant le texte un petit lien pour vous diriger directement vers la seconde partie.

Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter une bonne lecture à vous ! 😀

Bannière Caroline Dubois

Miroir, le reflet des Contes | Pomme

Bonsoir !

Nous voici un peu tard dans la journée et pour être honnête, les choses ne se sont pas passées comme je l’aurais souhaité. Si il y a quelques jours encore j’éprouvais de la culpabilité et de la déception, aujourd’hui j’aborde ce petit changement avec plus de recul et de bienveillance envers moi-même. La semaine dernière, je vous annonçais quatre nouvelles, et autant le dire tout de suite, l’une d’entre elles disparait du programme.

Lorsque j’ai préparé ce mois de décembre, la nouvelle Cendres était terminée et une autre était en cours. Puisque cette dernière me touchait beaucoup et que j’avais très envie de vous l’offrir à Noël, il ne me restait que deux nouvelles à écrire pour suivre ce calendrier de l’avent un peu spécial. La nouvelle que je vous présente aujourd’hui est celle sur laquelle j’ai travaillé cette semaine. Une semaine qui ne s’est pas déroulée comme je l’avais pensé. Ça été compliqué d’écrire pour plusieurs raisons qu’il est inutile de citer. Le fait est qu’hier encore, elle n’était toujours pas terminée. J’étais face à un choix compliqué et celui de vous annoncer le retard d’une nouvelle semblait un peu trop compliqué à assumer pour moi. Pourquoi ? Je n’en sais rien, peut-être parce que je me suis engagée et que d’une certaine façon je ne voulais pas vous décevoir ? Mais je voyais cette autre nouvelle que je devais écrire et puisque je veux cet article très honnête, j’avais de bonnes idées mais pas assez pour vous proposer une nouvelle travaillée et intéressante. C’est donc pourquoi j’ai dû réfléchir à une solution qui me permettait de vous offrir cette lecture en attendant Noël tout en respectant mon état extérieur et intérieur.

Et cette solution est assez simple finalement, je vous propose une première partie de cette nouvelle et l’autre suivra le semaine prochaine à la place d’un autre conte. Je préfère largement vous offrir une seule nouvelle travaillée que deux bâclées ! Et le 25 décembre vous aurez une autre nouvelle, comme prévu. J’espère que celle-ci vous plaira car j’y suis très attachée, autant de thème que d’histoire !

Pomme, c’est la nouvelle que je vous présente aujourd’hui et dont la première partie est déjà disponible. Si vous me suivez sur Instagram vous avez pu voir l’indice vendredi dernier, avec cette pomme entourée d’un décor de noël. Et la pomme évoque sans aucun doute l’histoire de Blanche-neige. J’ai toujours été fascinée par son histoire et le dessin-animé de Disney m’effrayait un peu quand j’étais petite. Et pourtant, je n’ai jamais trouvé, jusqu’à Once Upon a Time, une version de ce conte qui me plaisait particulièrement. C’est pourquoi j’ai voulu le revisiter ce mois-ci, reprenant des éléments forts du conte et les utilisant autrement.

Je suis très heureuse de pouvoir vous partager la première partie, avec tout de même un petit suspens sur la fin pour vous tenir en haleine jusqu’à la semaine prochaine. Évidement ! 😉

∗ Pomme ∗

Je vous souhaite à tous une très bonne lecture et j’espère que vous ne serez pas trop déçus de voir qu’une nouvelle s’envole. Je n’aime pas annoncer des choses et me rétracter par la suite, mais je ne pouvais faire autrement. Continuer m’aurait donné l’impression d’échouer et ce n’est certainement un bon cadeau de fin d’année. Accepter ses limites est aussi une façon de se respecter soi et j’essaye d’aller en ce sens pour vivre une vie plus sereine !

Douce fin de soirée à vous !

Bannière Caroline Dubois

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Si vous aimez lire en musique, je vous ai préparé une playlist sur Youtube, rien de mieux pour vous plonger dans l’ambiance particulière de ces contes !

Miroir, le reflet des Contes | Cendres

Bonjour à tous !

Et voilà, nous sommes lundi ! Vendredi dernier je vous annonçais l’arrivée de quatre nouvelles (une par semaine) et le moment est arrivé pour moi de vous dévoiler le thème de ce mois de décembre. Sans plus attendre, le voici !

Je suis très contente d’enfin pouvoir vous dévoiler ce thème ! Cela fait quelques temps déjà que je voulais travailler avec les contes. Si ces contes en eux-mêmes n’ont pas bercé mon enfance, les versions Disney ont, elles, eût un grand impact sur ma vie et sur les histoires que je raconte. Blanche-Neige, Cendrillon, Le Petit-chaperon rouge ou encore La Petite sirène, toutes ces histoires sont connues et bien plus souvent à travers leur adaptation et revisite que leurs récits orignaux. Il suffit de se pencher un peu sur les écrits de Charles Perrault pour se rendre compte de l’horreur de ces histoires ; il ne les destinait lui-même pas aux enfants. Ce n’est que lorsque les Frères Grimm ont repris la plupart de ces contes que ces horreurs ont été effacées, atténuées, amenant déjà à la lumière du jour les contes tels que nous les connaissons aujourd’hui.

Les revisites de contes sont nombreuses et c’était d’autant plus un challenge pour moi de découvrir ce que je voulais raconter. Qu’est-ce que je changerais, qu’est-ce que je garderais ? De nombreuses questionnements plus tard et je vous présente aujourd’hui ma revisite du conte de Cendrillon. Sous le nom de Cendres, je vous invite à redécouvrir son histoire !

∗ Cendres ∗

Je vous souhaite à tous une très bonne lecture et je vous donne rendez-vous ce vendredi, sur mon compte Instagram, pour découvrir un indice sur la prochaine nouvelle qui sortira lundi prochain !

Bonne journée à vous !

Bannière Caroline Dubois

{Images : Pixabay}

Si vous aimez lire en musique, je vous ai préparé une playlist sur Youtube, rien de mieux pour vous plonger dans l’ambiance particulière de ces contes !