Équilibre

Bonjour tout le monde !

Et non, je ne suis pas morte ! On pourrait dire : pas de nouvelles, bonnes nouvelles et d’une certaine façon, c’est mon cas. Et même si la pause du blog était autant voulue qu’imposée, à côté de ça, je vais vraiment bien. Concrètement, ayant eu certains problèmes avec le wifi de mon ordinateur, j’étais sans cesse bloquée dans la création d’un article ou dans l’avancée de mes écrits. Et j’étais bien trop consciente du bien-être que cela m’apportait que je ne pouvais pas forcément m’en plaindre. Cela m’a permis de me retrouver dans cette phase de ma vie plutôt particulière. Depuis l’arrêt de Facebook (je dis cela plus en terme d’événement chronologique que d’impact, ça n’a pas changé ma vie non plus ^^), beaucoup de choses s’enchaînent et beaucoup de choses changent en moi. Je me découvre autrement et puisque nos écrits sont bien souvent liés à nous-mêmes, lorsqu’on traverse une période de reconnexion à soi et de redécouverte, nos projets peuvent être en suspens pendant quelques temps, le temps de trouver un équilibre. Et c’est clairement ce que je suis en train de trouver petit à petit.

Pour faire simple et concis, j’ai mis de côté le Pacte du Magicien. J’ai revécu ce que je vous expliquais plus en détails dans cet article, et je vous invite à aller le découvrir. J’ajouterais seulement, maintenant que je sais que cette pause ne m’a pas empêché d’avancer sur le Pacte du Magicien pour autant, que cette série est là pour me reconnecter à l’écriture quand le reste me semble trop difficile, mais que les histoires que j’ai besoin profondément de partager se trouvent toutes dans le cycle des Enfants de l’Univers. Et c’est ce pourquoi je retourne travailler sur ces romans. Par ailleurs, ce cycle prend forme et grandit autant que moi, il se développe depuis quelques semaines et j’ai un lien encore plus fort avec toutes ces histoires, ce qui me conforte dans l’idée que c’est aussi le bon moment pour travailler dessus. C’est aussi parce que les détails de cette évolution sont trop nombreux à raconter que je les réserve pour un autre article, entièrement consacré au cycle. Je pourrai vous en parler en détails et après cela, je pourrai de nouveau partager mon quotidien d’écriture avec plaisir.

Équilibre

Mais toujours est-il qu’aujourd’hui, j’ai besoin d’expliquer ce qui se passe en moi et quel impact cela à sur ma vie. Il se passe tellement de choses que revenir comme une fleur me semblerait trop étrange. Je suis en train de découvrir une seconde voie à ma vie, parallèle à l’écriture, et c’est une arrivée plutôt inattendue. Ce serait un peu compliqué de vous expliquer en quoi cette voie consiste, surtout que je n’en suis qu’à mes débuts et que je ne sais pas encore où ce chemin va m’emmener. Et puis, c’est aussi très personnel et je ne suis tout simplement pas prête à en parler. Peut-être qu’un jour je vous partagerais tout cela, mais pour le moment, ce serait mélanger trop de sujets sur ce blog. L’écriture reste une activité qui m’anime chaque jour. Même lorsque je n’écris pas, mes romans me prennent du temps et de l’imagination. Alors, ici, sur ce blog, parlons de cela et le reste viendra peut-être si besoin est.

Toujours est-il que cette découverte me demande de trouver un équilibre important entre ces deux projets. L’un (l’écriture) qui est déjà dans ma vie, mon quotidien et que je « maîtrise » d’une certaine façon et l’autre que je découvre encore et qui reste pour le moment une envie pour le futur, mais qui doit d’abord par ce changement qui est train de se passer en moi. Alors, la vie me rappelle sans cesse de faire de la place aux deux. C’est comme un nouvel enfant, ça demande plus d’espace, mais c’est une autre façon de se reconnecter à soi et de se redécouvrir.

Ces derniers temps, avec mes soucis d’internet, je ne pouvais pas avancer aussi bien que je le voulais. Je suis en pleine phase de brainstorming sur les Enfants de l’Univers et en plein apprentissage/recherches pour mon autre chemin de vie. Et gérer tout cela sur la tablette n’est pas des plus pratique, ni des plus confortable. Je sens que j’arrive à une étape de ma vie où, après l’arrivée de cette nouveauté et le rééquilibrage, il y a le quotidien et comment ces deux projets vont pouvoir cohabiter.

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Et puisque le changement semble s’inscrire dans ma vie en ce moment, un dernier petit projet vient s’ajouter au tableau. Rien de bien complexe, puisqu’il s’agit surtout de redonner une place à mon blog dans ma vie et de faire une refonte du fond, plutôt que de la forme (enfin… je me connais, il se peut bien que l’aspect du blog change un peu, mais ce n’est pas une priorité ! ^^). Faire du tri dans mes articles qui commencent à être nombreux (soit plus de 280…), garder l’essentiel et ce qui me ressemble, et enfin pouvoir intégrer dans mon agenda des articles un peu plus régulier pour vous maintenir au courant de l’avancée des Enfants de l’Univers. Puisque, autant le dire, ça me manque vraiment de ne plus partager avec vous mes avancées sur mes écrits. J’ai vraiment hâte de vous parler plus en détails de ce qu’il se passe et aussi de mettre à jour mes fiches pour que je puisse faire le lien entre toutes ces histoires.

Pour finir, je ne sais pas quoi ajouter d’autre, si ce n’est que cet équilibre prendra du temps, que je suis sincèrement motivée pour revenir sur mon blog afin partager avec vous quantité de choses, mais que je suis toujours convaincue que je dois aussi m’écouter et voir au jour le jour comment les choses vont évoluer et se présenter à moi. La vie me surprend chaque jour en ce moment, de surprises en expériences, je change, je grandis et quand on sait que j’ai créé ce blog en 2014 alors que je n’avais que 18 ans, on peut se douter qu’arrivé près de mes 23 ans, certaines choses changent. Je verrai donc au fur et à mesure ce que la vie me présentera et comment tous ces projets se placeront les uns aux côtés des autres. En attendant, j’apprends à me faire confiance et à faire confiance à la vie !

Je vous souhaite une merveilleuse fin de journée !

Bannière Caroline Dubois

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Carnet de Notes #21

C’est en prenant soin de mon blog et en mettant à jour certaines pages que je suis retombée sur mon bon vieux Carnet de Notes, et vu tout ce qui se passe en ce moment, c’est le bon moment pour le remonter.

Je suis toujours en pleine réécriture du Pacte du Magicien. Le premier tome prend forme et pourra très bientôt être lu pour la première fois, chose qui me semble toujours étrange, à la limite du réel. Il me reste tout de même encore plus d’un tiers à réécrire, et puisque je fais un travail en profondeur, tout en corrigeant le plus de fautes possible (il ne s’agit pas de rendre aveugle mes bêta-lecteurs), ça prend du temps ! Et pourtant, c’est en bonne voie. Je suis vraiment contente de la tournure que prend cette série. Il y a peu de temps, j’ai enfin compris quel était le sens profond du Pacte du Magicien. S’il y a l’intrigue principale d’une histoire, il y a toujours un thème qui ressort de mes histoires et je n’avais pas découvert celui-là. Ici, on est clairement sur de la quête d’identité et sur la raison d’exister. Pourquoi mon personnage, en particulier, a ce destin et pourquoi il est important ? Ce genre de découverte me fait toujours sourire et me rappelle que j’aime les histoires. J’ai toujours besoin de profondeur, d’un véritable sens à ce que j’écris.

Toujours est-il que le premier tome est bientôt terminé, mais je n’enchaînerais pas avec le suivant. Travaillant sur deux séries en même temps, il faut apprendre à jongler. Et c’est justement ce que j’étais en train de faire cet après-midi. Je me suis posée au calme, dehors, pour avoir une vue plus globale de tous mes projets et pour savoir concrètement ce qui me reste à faire. Étrangement, j’avais peur de faire ce petit bilan, comme si en voyant la tâche qui s’annonçait, je prendrais peur. Finalement, ça s’est très bien passé. Je suis en paix avec moi-même, je ne veux pas me dire qu’il faut absolument terminer tout d’un coup, être réglé comme une horloge et oublier complètement mon propre rythme.

Ces derniers jours il s’est passé beaucoup de choses et d’événements au niveau personnel. Depuis l’arrêt de Facebook, il me semble que tout s’enchaîne, prend forme et se met en place. Et ça fait du bien. Si je sais, grâce à ce bilan, où j’en suis, je n’ai pour autant pas planifié le reste de mes romans. On peut dire que j’ai une très grande to-do-list et que je prendrais les choses comme ça vient, selon mon intuition ou mes besoins. En découvrant ce que je souhaitais réellement au fond de moi, j’ai pu trouver un équilibre qui m’apporte une très grande sérénité. Je savoure alors le moment présent, mes projets en cours et à venir et je sais que je vais réussir, tout ne sera qu’une question de temps.

Bannière Caroline Dubois

Pourquoi je quitte Facebook ?

Bonjour à tous !

Les articles imprévus se succèdent et celui-là sera particulier, puisqu’on ne parlera ni d’écriture, ni de lecture, mais de Facebook. J’aurais très bien pu vous adresser seulement un petit message sur ma page pro pour vous annoncer mon départ (histoire de ne pas partir comme une voleuse), mais je pensais que j’avais un peu plus de choses à dire que cela.

Mon site n’est pas seulement un blog sur l’écriture et sur les livres, je parle régulièrement du rapport à soi, du travail que l’on fait et de comment gérer un peu son quotidien émotionnel quand on fait face aux doutes, à la comparaison, à la pression ou encore à la peur. J’ai toujours apprécié regarder au fond de moi et apprendre à me connaître, mieux me comprendre et pouvoir me détacher de situations négatives pour pouvoir être tout simplement mieux dans ma peau. Et d’une certaine façon, l’arrêt de Facebook rejoint ces pensées-là.

L’année prochaine, cela fera dix ans que je me suis inscrite sur Facebook. Un anniversaire qui m’a fait plutôt peur, mais auquel je n’ai pensé qu’après avoir pris ma décision. Quand on dit qu’un an, ce n’est pas grand-chose dans une vie, on peut se dire que dix ans est une période assez importante. J’ai commencé à 14 ans, à l’époque où on ne savait pas encore ce que Facebook était vraiment, où on ne connaissait pas ses dangers. C’était les débuts et je me suis inscrite pour suivre le mouvement et retrouver mes amis sur Internet. Et j’ai clairement grandi avec. Pendant longtemps, j’ai été très active, à poster quantité de choses : publications, photos, partages. Jusqu’à ce que je prenne conscience de tout ce que cela impliquait et que je finisse enfin par me calmer. Ces dernières années, je ne faisais quasiment rien dessus, à part suivre l’activité de ma famille et de mes amis. Le seul lien qui me rattachait encore à Facebook, c’était ma page d’écrivain, celle sur laquelle je partageais mes articles.

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Et jusqu’à ce qu’on me pirate mon compte, publiant à ma place des posts de ventes d’Iphone, je n’avais encore jamais remarqué la pression que ce réseau social mettait sur mes épaules. Autant personnellement, que professionnellement. À chaque fois que du temps passait et que je n’avais rien publié, je me mettais à culpabiliser. On sait tous pour l’avoir lu sur plusieurs blogs que pour pouvoir « fonctionner » sur Internet il faut être actif. Publier régulièrement sur un blog, être présent sur sa page Facebook, poster des photos tous les jours sur Instagram… On connaît la chanson. Mais aujourd’hui, cette chanson m’angoisse, parce qu’elle ne correspond plus à ce que je suis au fond de moi, ni à ce que je veux devenir.

Depuis le début de cette année, je vous parle régulièrement des changements que j’essaye d’apporter dans mon quotidien pour moins de pression et plus de sérénité. J’ai fait une pause du blog, je poste quand ça m’est utile, j’écris même au feeling et je lâche prise sur ce contrôle qui me bouffe la vie. Étant une personne angoissée depuis pas mal d’années, subissant le stress dans la moindre situation, trouver une sérénité, une paix au quotidien et dans mon corps, c’est une quête à part entière. Une envie et un choix que je néglige plus et qui, au fur et à mesure des changements, m’apportent beaucoup.

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Aujourd’hui, Facebook ne me correspond plus, ou disons que cela fait déjà quelques années que ce n’est plus l’amour fou et que j’aurais pu arrêter, mais parfois il faut attendre d’être prêt. Et avant je n’étais pas prête, encore attachée aux « et si » et aux « oui, mais ». « Et si j’arrête et que je n’aie plus de visibilité ? » ; « Oui, mais qu’est-ce que je vais devenir ? ». Quand on est inconnu, casanier, introverti et qu’on aime partager ses textes, Internet est l’outil parfait, mais dès que l’on commence à relâcher la pression, la peur de retomber dans l’oubli et de devoir tout recommencer fait surface. J’avais peur du jugement des autres, j’avais peur de ne pas m’investir assez et d’échouer seulement parce que je ne fonce pas tête baissée dans le travail. Mais aujourd’hui, j’ai tout simplement envie de faire la part des choses. Je n’ai pas envie de passer ma vie à m’acharner à me faire de la pub. J’ai envie de faire confiance, d’y aller à mon rythme et surtout de ne plus m’imposer quoi que ce soit de nuisible pour moi.

Le point de vue que j’ai n’est pas toujours partagé, mais l’important n’est-il pas de se sentir bien dans sa vie ? Est-ce que j’ai envie de replonger pour dix ans avec Facebook, pour une pression inutile ? J’ai la chance d’avoir déjà une quarantaine d’abonnées sur mon blog et pour être honnête, ça me suffit. Parce que pour le moment, j’arrive à gérer matériellement et émotionnellement ce groupe. Aujourd’hui, la situation est parfaite, je fais tourner mon blog avec de moins en moins de souci et vous ne disparaissez pas. Et s’il vous prend l’envie de partir, je n’ai pas besoin de vous retenir, parce que vous êtes libre. Je sais pourquoi je fais ce blog et même s’il n’y avait personne de l’autre côté de l’écran, j’écrirais quand même. De la même façon que si mes écrits ne plaisent pas, cela ne m’empêchera jamais d’écrire.

Alors si la situation me convient comme telle, pourquoi me forcer à me faire de la pub ? Pour avoir quoi de plus ? Si une centaine de personnes m’arrivent dessus demain, eh bien, c’est que dans un sens, je suis prête à les recevoir, mais je ne veux plus m’angoisser, me mettre la pression à tout va pour absolument être visible.

« Lorsque je me laisse aller à être ce que je suis, je deviens ce que je pourrais être. »

Pour tout vous dire, je vais même arrêter mon compte personnel, puisque je n’en retire plus rien d’essentiel. Nous sommes dans une génération qui a peur de manquer la moindre information et pendant un temps, j’étais accrochée à ça aussi. Mais aujourd’hui, je sais que ma vie est suffisante et que je n’ai pas besoin de ça pour être heureuse. Et au contraire, depuis que je vous ai laissé un message sur ma page Facebook, je n’y ai pas remis les pieds et je ne ressens pas le poids de son absence. Je suis bien.

Ce choix est le mien et je veux que vous sachiez que je ne juge en aucun cas les personnes qui font le choix de rester. La situation est que Facebook ne correspond plus à la vie que je souhaite mener et ne me correspond plus en tant que personne. Je resterai pour le moment sur Instagram, même si j’ai enfin intégré le fait de prendre mon temps pour poster (depuis le temps que je le dis, il était temps que je sois en paix avec moi-même !). La seule différence est que je ne chercherai plus à trouver des gens pour me suivre à coup de hashtags. Je préfère faire confiance au destin. Si quelqu’un doit me trouver, alors il tombera sur mon image, sinon c’est que nous n’étions pas utiles l’un pour l’autre. Et ce sera beaucoup mieux comme ça.

Je vais continuer ce blog parce qu’il m’apporte énormément, mais le rythme sera toujours le mien et j’arrêterai de me dire « Il faut que tu postes pour exister ». Parce que j’existe, je suis là sans tout ce matériel et en prendre conscience fait plus que du bien.

Je vous souhaite une très bonne journée !

Bannière Caroline Dubois

{Images : Canva/Pixabay}

Faites-vous une promesse

Bonjour à tous !

Ce texte vous est offert en direct depuis la nuit du 10 mai, à 23h18.

Douter de soi devrait presque être considéré comme un métier. On se donne tellement de mal pour se mettre des bâtons dans les roues, pour avoir l’impression que le monde peut se passer de nous, que nos écrits ne valent rien et que, certainement, nos textes ne devraient pas être lus tant ils frôlent l’imperfection. La réalité est que les doutes ne sont pas bien payés, ils ne nous aident en rien. Pire, ils nous retiennent d’avancer et de nous réaliser. Un peu comme un enfant capricieux qui s’accrocherait à notre pied. On a tendance à avoir pitié d’eux. Ils doivent bien avoir une raison d’exister ? Et plutôt que de prendre sur nous, on préfère que notre jambe soit prise dans l’étau de leurs petites mains et se dire que ces doutes ont peut-être raison de nous retenir.

En un sens, les doutes sont là pour une chose. Clairement, ils nous donnent la possibilité de prendre du recul, d’observer la situation sous tous les angles et nous permettent de remarquer quelque chose qui aurait peut-être pu nous échapper. On peut alors se préparer gentiment. Sauf qu’à trop vouloir leur aide, on ne se rend pas compte qu’on n’a, à un certain point, plus besoin d’eux et qu’il arrive un moment où nous sommes simplement prêts à avancer. Plus rien à préparer. Là, intervient le dernier doute, celui qui nous dicte le contraire et bien souvent, on a encore une fois tendance à le croire et on se retient.

Les doutes nous suivent toujours lors de l’écriture et notre travail est d’éviter au possible de les écouter. L’image de l’enfant capricieux tient toujours. Ils hurlent, tapent des pieds, font des bêtises pour attirer l’attention et, ennuyé par eux, on finit par détourner le regard de notre créativité, de notre intuition et de ce que l’on a envie de réaliser. Et bien souvent, on ne va pas être en colère contre eux, on va se sentir triste que la situation ne soit pas autrement et on se résigne.

Eh bien ce soir, j’ai besoin de me dire que mes doutes en ont assez fait pour le moment. J’ai passé des années à en avoir sur le dos, accrochés aux jambes et perchés sur la tête. Je leur ai fait une place de choix que je tiens toujours au chaud, des fois qu’ils auraient envie de partir d’eux-mêmes et que cela me ferait des vacances. Quelle perte ce serait ! Non, je les garde, je les couve, je les encourage. Mais ce soir, stop. Je ne veux pas que mes doutes m’affirment par A + B que mon écriture ne vaut rien, je ne veux pas qu’ils trouvent toutes les raisons du monde m’expliquant pourquoi mon roman ne fonctionnerait pas et je ne veux plus tolérer qu’ils inventent des preuves comme quoi, mon histoire et mes personnages, en plus de ne pas être aimés, ne sont en aucun cas originaux. Oui, les doutes peuvent être utiles, mais parfois ils deviennent envahissants.

Et pour remédier à ce petit nettoyage de printemps de pensées, j’aimerais que vous imaginiez un instant avec moi. Oui, il n’y a pas de raison pour que vous ne profitiez pas un peu de ce grand ménage, vos doutes arriveront de toutes façons à retrouver le chemin de votre maison si vous craignez leur perte. Des fois qu’ils pointeraient une erreur dans votre roman qui pourrait vous être fatale… Alors, vous allez imaginer une personne. Peu importe laquelle et pour être honnête, là n’est pas le problème. Puisque vous êtes certainement écrivain, vous n’aurez pas de mal à imaginer un personnage, mais j’insisterais sur le fait qu’il soit réel. Pour les besoins de l’expérience, qu’il soit de votre pays. Ce sera plus pratique, sinon vos doutes ne reviendront pas par la porte, mais par la fenêtre en tapis volant !

Et cette personne n’attend qu’une chose : votre roman. C’est toujours difficile d’imaginer cela. Vous entendez les murmures de vous doutes, enfermés dans la cave, et vous vous demandez bien ce que cette personne pourra trouver à votre histoire et pourquoi irait-elle jusqu’à s’identifier à vos personnages. C’est aberrant !

Laissons cette personne de côté pour en revenir à vous (à moi), car vous aimez écrire. Vous aimez terriblement écrire. Ça vous démange dans les doigts, ça fourmille dans votre tête et vos personnages n’ont qu’une seule envie : vivre. Vous aimez écrire et pourtant, c’est aussi difficile. C’est pourquoi vous réservez une place de choix à vos doutes, parce qu’ils vous confortent dans l’idée qu’aujourd’hui vous ne pouvez pas écrire. Le temps, la créativité, l’inspiration, le travail qu’il reste à faire… Vos doutes trouveront toujours une excuse et parfois, ils ont raison. Mais vous aimez écrire, votre cœur en bat la chamade rien que d’imaginer écrire sans contrainte, créer des tonnes de choses et écrire quelque chose de beau, de juste ou tout simplement quelque chose qui vous plaise.

Et pour une raison ou une autre, vous n’arrivez pas à écrire, parce que ça ne semble pas être le bon roman, parce qu’il demande encore trop de travail, parce que vous avez l’impression que vous n’irez jamais au bout. Et au loin, cette personne que vous imaginez n’attend que votre roman. Vous n’avez strictement aucune idée de la justesse de votre récit, de la profondeur de vos personnages, de l’originalité que votre histoire auront à ses yeux. Cela dépasse votre propre imagination.

Vous aimez écrire, mais vous aimez aussi lire. Et si vous lisez, il y a de grandes chances que quelque part dans votre bibliothèque ou sur votre table de chevet se trouve le roman qui a changé votre vie. Un roman que vous avez ouvert par curiosité. Sur la quatrième de couverture, il n’y avait pas marqué : ce livre est pour toi. Non. Par le plus grand des hasards ou par le plus beau des rendez-vous, ce roman s’est retrouvé entre vos mains et a provoqué en vous ce quelque chose. Ce lien avec une histoire dont vous ne saviez rien jusque-là. Vous avez simplement tourné les pages, lu, vous êtes attaché aux personnages, vous avez adoré chaque détail de ce roman, mais plus encore il vous a inspiré. Il vous a donné des ailes, l’envie d’accomplir des choses. Il vous a fait vous accepter comme vous étiez ou vous a offert une présence quand il n’y en avait pas. Il vous a donné exactement ce dont vous aviez besoin. Comme un cadeau.

Et pensez-vous vraiment que l’auteur de ce roman savait ce que cela ferait en vous ? Pensez-vous qu’il n’ait jamais eu de doutes accrochés aux jambes ? Pensez-vous que c’est simplement un don du ciel ? Je crois que non. Je pense que l’idée d’une histoire ne sert pas que son auteur, qui sera heureux d’écrire et d’imaginer. L’idée sert aussi la personne qui la reçoit. Et cette personne, c’est vous et cette autre que vous imaginez. Pourquoi, dans ce cas particulier qu’est le vôtre, l’idée que vous avez eue n’irait pas réconforter cette personne ? Pourquoi votre roman n’est pas tout ce dont elle a besoin ?

Si je vous affirmais que quelque part, cette personne existe vraiment et qu’elle attend votre roman sans le savoir, que penseriez-vous ? Elle lit des livres, a des coups de cœur, mais ce roman-là n’est pas encore sur ses étagères. Et pour cause, vous ne l’avez pas encore écrit. Maintenant, si je vous disais que ce roman lui servirait à elle autant qu’à vous, combien d’obstacles inventerez-vous pour placer sur votre chemin ? Combien de doutes laisserez-vous parler pour empêcher ce rendez-vous d’exister ? Laisserez-vous le temps, les peurs, le travail qui reste à faire vous dire que votre roman ne vaut pas le coup d’être écrit ? Et est-ce que vos doutes auront raison lorsqu’ils vous diront que cette histoire n’est pas assez originale, bien écrite ou profondément juste ? Je peux vous assurer que non, parce que telle que vous allez écrire cette histoire, elle sera exactement ce dont cette personne a besoin. Exactement.

Quelque part, quelqu’un attend que vous ayez un peu plus de courage que d’habitude. Quelque part, une personne attend votre roman et si vous réalisez ce rêve, si vous réussissez à déposer entre ses mains la lecture qui lui manquait tant, alors en plus d’avoir non seulement réussi à plus d’un titre votre travail, vous aurez droit à bien plus de cadeaux que vous ne pouvez l’imaginer. Parce qu’un beau jour, des mois après sa lecture, l’histoire continuera de trotter dans sa tête et des détails de son quotidien lui feront penser à votre histoire.

Pas celle d’un autre, votre histoire.

Par égard pour vous et pour cette personne, faites-vous la promesse de terminer ce roman. Tel qu’il sera achevé, je puis vous assurer qu’il sera parfait.

Je vous souhaite une bonne journée !

Bannière Caroline Dubois

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Sunshine Blogger Award

Bonjour à tous !

Je vous propose un article pour le Sunshine Blogger Award. C’est toujours une surprise de découvrir ce genre d’initiative qui permet de partager à la fois des petites choses de la vie, mais aussi de partager des blogueurs. J’avais déjà participé à l’un de ces Tags, mais je dois avouer avoir supprimé l’article qui ne convenait plus à l’image de mon blog. Parfois il faut savoir faire le ménage et ce tag-là trouvera parfaitement sa place ici.

Sans plus tarder, je réponds aux questions de C. Keane qui m’a gentiment tagué pour l’occasion. Le lien renvoie directement à son article et vous permettra de la découvrir (ou de la connaître un peu plus) !

1 | Quel est l’article de ton blog dont tu es le/la plus fier/fière ?

Difficile de choisir. Chaque article correspond à une période différente, à une phase d’écriture particulière. Je finis toujours pas revenir auprès d’eux pour me rappeler pourquoi je vis cela en ce moment et comment je peux m’améliorer ou dépasser un blocage. Donc, cela dépend vraiment de l’instant et aujourd’hui je crois que je me retrouve davantage dans mon article Se détacher de la perfection. Je devrais me souvenir que ce sont mes failles qui rendent mes romans uniques. Et le fait que cet article ait trouvé une certaine résonance chez d’autres, je trouve cela encore mieux, je suis donc un peu fière !

2 | Quel livre lis-tu en ce moment ?

Je participe à une lecture commune sur le forum Elbakin.net et donc je suis en train de lire le roman De bons présages co-écrit par Neil Gaiman et Terry Pratchett. Je suis fan de l’écriture de Pratchett et beaucoup moins de celle de Gaiman, et je crois que cela se ressent malheureusement dans ma lecture. Je n’arrive pas à avancer et je n’accroche pas à l’histoire. Dommage ! :/

3 | Quel est ton mot préféré aujourd’hui ?

En lisant la question, c’est le mot saperlipopette qui m’est venu à l’esprit, mais non, pas du tout, ce n’est pas mon mot préféré ! 😆

Je pense que mon mot préféré aujourd’hui est : croire. Non pas dans sa forme, parce que répété plusieurs fois, il commence à ne plus ressembler à grand-chose, mais bien pour son sens profond et ce qu’il évoque en moi. Croire en soi, en son écriture, en ses histoires, croire en sa vie et en ses rêves. Ce mot revient souvent dans ma vie. Il est important pour moi, parce qu’il me permet d’avancer et de retrouver la foi en toutes ces petites choses.

4 | Si l’écriture était un animal, pour toi, lequel serait-elle ?

Question assez complexe, je dois l’avouer. Ce n’est pas le genre de choses qu’on se demande tous les jours ! L’écriture peut avoir tellement de sens, de formes et je crois que l’écriture est un animal difficile à apprivoiser, mais qui est une boule d’amour une fois qu’on a dépassé le stade de l’appréhension. Et je ne sais pas du tout quel animal peut être tout ça à la fois ? ^^ Je dirais mon chat, Félix. Insociable, il ne laisse personne l’approcher à part ceux qu’il connaît, il n’en fait qu’à sa tête, mais qu’est-ce qu’il est adorable ! Oui, l’écriture est comme mon chat ! 😆

5 | Avec quelle personne réelle, historique ou fictive, aimerais-tu passer la journée de demain ?

Il y a tant d’auteurs que j’aimerais rencontrer et je crois que j’aurais bien trop peur de découvrir des personnages en vrai. Et s’ils ne m’aimaient pas ? Ça gâcherait tout ! Je pencherais pour une personne qui changé ma vie et qui continue de le faire : J.K. Rowling. C’est la personne qui me permet de croire en mon rêve d’écrivain. Non pas que je cherche le même succès, mais elle est passée par tant d’épreuves que je sais que tout est possible. Et même encore aujourd’hui à travers tout ce qu’elle fait, vit, je me sens inspirée. La rencontrer et pouvoir discuter avec elle serait autant un privilège qu’une chance.

6| Quand as-tu vu l’océan pour la dernière fois ?

J’ai dû voir l’océan quand j’étais petite, mais il me semble que j’étais malade pendant ces vacances-là, ce qui ne m’a pas laissé de bons souvenirs. Pourtant, j’aimerais beaucoup découvrir l’Atlantique côté Bretagne et même un peu plus haut, en Écosse.

7 | À qui fais-tu lire tes textes en premier ?

Principalement ma sœur qui a lu toutes les nouvelles en ligne et mes romans. On n’a pas toujours les mêmes goûts en matière de lecture, mais son avis compte beaucoup, car elle me permet de voir des choses auxquelles je n’avais pas pensé. J’aimerais étendre mon cercle de « premiers lecteurs » pour avoir différents retours, mais entre le temps dont tout le monde ne dispose pas de la même façon et les goûts littéraires, on se trouve parfois limité dans son propre cercle de connaissance.

8 | Si tu devais résumer un de tes écrits sous forme d’un titre de vidéo youtube putaclic, qu’est-ce que ça donnerait ?

Je crois que je vais sortir le JOKER, parce que je ne sais pas du tout quoi répondre ! ^^

9 | Si tu devais partir demain, ça serait pour aller où ?

Ma réponse rejoindra probablement celle sur l’océan. Au plus proche la Bretagne, autrement l’Écosse. Sinon j’aimerais bien découvrir des lieux comme les Studios d’Harry Potter ou encore découvrir les lieux de tournage du Seigneur des Anneaux en Nouvelle-Zélande.

10 | Le défaut que tu apprécies le plus chez toi ?

Très étrangement, je vais dire le manque de confiance. Depuis que j’ai appris à me regarder autrement, j’essaye de moins me juger et d’apprendre à m’accepter telle que je suis, c’est-à-dire aussi avec ce manque de confiance. Et en même temps, il m’apporte beaucoup. Puisque je veux avancer, m’améliorer, réaliser mes rêves, ce manque de confiance et aussi mes peurs me permettent de dépasser mes limites. Si je ne les avais pas, j’irais sûrement plus vite, mais je ne me rendrais sûrement pas compte de l’importance de certains de mes choix et de mes envies si ce n’était pas si difficile à réaliser !

11 | Quelle est la dernière musique que tu as écoutée ?

Je peux répondre facilement, puisque depuis sa publication, j’écoute en boucle le soundtrack Heaven Sent: The sheperd’s boy de la série Doctor Who. L’épisode 11 dans lequel on le retrouve est déjà magistral, mais écouter la bande-son à côté est une toute autre expérience. Je mets un lien par ici pour les curieux : https://www.youtube.com/watch?v=fXo47CIUuFg


Voilà pour mes réponses et puisqu’on doit relancer d’autres blogueurs, je dois à mon tour proposer onze questions:

1 | Quel est le livre qui a changé ta façon d’écrire ou de voir l’écriture ?
2 | À l’image de la question sur l’incendie, quelle est l’histoire/le texte que tu sauverais si ton ordinateur commençait à perdre toutes tes données ?
3 | Quelle est ta citation préférée ?
4 | Qu’est-ce que tu aimerais apprendre ? (jouer d’un instrument, une langue, autre…)
5 | Quel rêve aimerais-tu réaliser ?
6 | Es-tu un écrivain plutôt organisé ou spontané ?
7 | Qu’est-ce que tu aimerais apporter en plus à ton blog ?
8 | Quelle est pour toi la meilleure façon de retrouver la motivation ?
9 | Quel est le livre que tu relis régulièrement ?
10 | Quel serait ton conseil aux jeunes écrivains en herbe ?
11 | Qu’est-ce que tu dirais à l’enfant que tu étais ?

Normalement, nous sommes sensés taguer une dizaine de personnes, mais je dois avouer que je ne suis pas autant de blogs que cela. Alors je vais sélectionner cinq personnes et ce sera déjà pas mal ! Aline Wheeler, Mécanismes d’histoires, La Plume d’un Voyageur et Écrire des petits mots. Si ce petit questionnaire vous tente, il est pour vous ! 😉

Je vous souhaite une bonne journée !

Bannière Caroline Dubois

{Images : Snappa}

Les attentes des lecteurs

Bonjour à tous !

Voilà un petit moment que je n’ai pas publié d’articles et même si je pensais sincèrement vous écrire plus souvent, le Carnet de Notes n’est pas remonté non plus. On ne sait jamais comment les jours seront. Plus le temps passe et plus j’ai du mal à prévoir et à vous dire ce qu’il va se passer sur ce blog. C’est comme s’il devenait une extension de moi-même, de mon propre rythme et je préfère laisser les choses se faire pour vous proposer quelque chose qui vient du cœur. Comme maintenant.

Aujourd’hui, je vais vous parler des personnages. Si j’ai déjà écrit un article à ce sujet il y a quelques années, ce dont je vais vous parler ici n’a rien à voir. En fait, je vais apporter une vision plus précise du sujet en vous parlant un peu de ce que l’on attend des personnages à notre époque. Cet article sera à la fois écrit par la lectrice que je suis, mais aussi par l’écrivaine qui traverse une phase de doutes. Je n’ai jamais mieux su traverser un blocage qu’en écrivant. Vous parler de ce qui me travaille en ce moment me permettra d’éclaircir mon opinion, de me comprendre et de savoir comment je vais travailler mes personnages à l’avenir.

Je ne pense pas qu’on ait un jour eu des personnages beaucoup trop parfaits. Si l’on prend la littérature d’une autre époque, les critères étaient différents, mais les meilleurs personnages ont toujours été nuancés. Leurs qualités et leurs défauts leur ont apporté du relief. Un relief que nous attendons tous à notre époque, comme un gage de qualité. On désire lire des histoires sur des personnages qui peuvent nous ressembler, qui peuvent avoir peur, ne pas être parfait physiquement et qui peuvent avoir des doutes. On veut des personnages têtus, qui peuvent être en colère et qui parfois ont besoin de se laisser aller à la tristesse. En tant que lecteur, l’un de nos désirs les plus sincères est de découvrir des personnages imparfaits, auxquels on puisse s’identifier, mais que l’on puisse admirer d’une certaine façon.

Et aujourd’hui, je crois cette attente que j’ai en tant que lectrice est en train d’empiéter sur ma façon de concevoir mes personnages. Je suis en train de me limiter par ma propre vision de lectrice. Parce que d’une certaine manière, cette base du personnage imparfait, profond et parfois même différent est devenue un objectif, un but à atteindre. Aujourd’hui, je ne crée plus un personnage grâce à mon imaginaire, mais en me demandant ce qu’il devrait être.

Au même titre que les attentes de notre société par rapport à notre physique, notre façon de vivre et de penser, cette base de personnage est devenue un complexe. Parce que je ne peux pas m’empêcher de regarder tous mes personnages et de me demander ce que les lecteurs verront en eux. Je me demande s’ils penseront qu’ils ne sont pas assez nuancés. Je suis terrifiée à l’idée qu’on me dise qu’ils sont beaucoup parfaits, à l’image d’une Mary-sue, qui  montrerait comme une évidence mon échec en tant qu’écrivain. C’est étrange de dire ça et je suis consciente que tout le monde n’aura pas la même vision des choses, c’est peut-être très personnel. Mais à l’image de la personne parfaite en société, les personnages imparfaits que l’on attend tous établissent une base standard qui devient l’un de mes complexes.

Pour vous exprimer un peu mieux mon propos, je vais parler de féminisme. Aujourd’hui, le féminisme permet de montrer que les femmes ne sont pas inférieures aux hommes, qu’elles ont une force au même titre qu’eux et qu’elles peuvent accomplir tout ce qu’elles veulent. Et ce sont des principes auxquels je crois profondément. Et pourtant, je suis terrifiée à l’idée qu’on me dise que mes personnages féminins sont à l’opposé d’un personnage féministe. Je ne veux pas forcément qu’elles défendent leurs droits. Les mondes que je crée n’ont pas les mêmes a priori que notre société, mais je ne veux pas qu’elles soient « mal-comprises ». C’est comme si elles devaient être fortes peu importe la situation, qu’elles devaient forcément être indépendante. Et si j’ai le malheur de dire qu’elles sont belles, c’est comme si elles ne pouvaient pas être autre chose et qu’on ne voyait plus que cela d’elles-mêmes.

J’ai peur que mes propres personnages ne reflètent pas ce en quoi je crois et qu’on finisse par penser que je ne crée que des clichés. Alors je travaille sur mes personnages en permanence, en me demandant chaque seconde ce que les lecteurs vont bien penser d’eux. Et c’est épuisant. Parce que je ne m’autorise pas à faire des erreurs, ni même à ce qu’ils soient ce qu’ils ont toujours été dans mon imaginaire. À trop vouloir coller à ce standard de personnages imparfaits, je finis par être effrayée à l’idée qu’ils n’aient pas un défaut. C’est fou quand même !

Je pense que si on regardait les personnages en terme de profondeur au lieu d’une nuance entre leurs défauts et de leurs qualités, on serait un peu plus tranquille avec eux et la façon dont ils peuvent être perçus. Une femme dépendante de quelqu’un, pour n’importe quelle raison, est-elle pour autant faible ? Au même titre qu’un personnage qui ne pleure pas, est-il forcément fort ? Est-ce qu’une personne particulièrement belle doit être intéressante pour seulement cette raison et est-ce que sa beauté exclura le reste aux yeux du monde ? Comme si, parce qu’elle est belle, elle ne peut pas être tout un tas d’autre chose. Je ne peux pas m’empêcher de décrire les femmes dont je parle comme étant belles. Cela ne veut jamais dire qu’elles n’ont pas de petites particularités physiques, qu’elles n’ont pas de « défauts », mais je les aime toutes dans leurs différences et je les trouve magnifiques. Elles m’inspirent et je les aime profondément et je crois que j’ai écrit tout cet article parce que je suis terrifiée à l’idée qu’on ne les comprenne pas, qu’on ne remarque pas leurs forces et toute leur profondeur. J’ai peur de ne pas réussir à retranscrire ce qu’elles sont dans mon imaginaire et qu’on finisse par se tromper et les prendre pour des personnages fades et sans saveur.

Ces derniers jours, je travaille sur la réécriture du Pacte du Magicien, qui, dans un sens, se passait plutôt bien jusqu’à ce que je commence à paniquer, à me dire que mes personnages devaient être parfaits dans leur imperfection, que mon histoire soit parfaitement originale et intéressante. Et le mot n’est pas trop fort, j’ai vraiment paniqué au point de me demander comment je pourrais régler tous les problèmes que je voyais dans mon histoire. Et aujourd’hui, une petite étincelle est venue me réchauffer le cœur. Celle-là même qui me rappelle pourquoi j’aime écrire et pourquoi j’aime autant mes histoires. L’histoire du Pacte du Magicien ne sera jamais parfaite, tout comme ses personnages n’auront peut-être jamais la profondeur que je leur souhaite, mais tout ce à quoi je peux me raccrocher aujourd’hui c’est l’amour que j’ai pour eux. Ma sincérité et mon attachement sont tout ce qui me permet de croire en eux.

Je suis terrifiée à l’idée de ce qu’on pourra penser, j’ai peur qu’on ne comprenne jamais ce que j’ai voulu écrire, ni montrer, mais aujourd’hui j’ai réussi à me souvenir que je ne les aimais pas pour rien. Je les aime pour ce qu’ils sont, même s’ils ne sont pas les plus grands personnages écrits dans la littérature. Ils m’inspirent et m’aident chaque jour à croire en ce que je fais et peut-être que pour tout ce qu’ils m’apportent, ils devaient être écrits. Peut-être que c’est suffisant et que c’est leur unique raison d’exister.

Je me rends compte que cet article parle davantage de mon insécurité en tant qu’écrivaine plutôt que de l’image que l’on a des personnages à notre époque. Et en même temps, les deux sont tellement liés dans ces doutes qui sont les miens que j’ai peut-être réussi à aller au bout de ma pensée. Parce que finalement, je réalise que ce dont j’ai le plus peur, c’est d’être incomprise dans mon écriture. Donner l’impression que je n’ai pas assez travaillé et que je ne sais pas créer de personnages, tout comme je ne sais pas raconter d’histoires.

Que je me tourne vers l’auto-édition à nouveau ou que j’envoie mon manuscrit, je me rapproche de la prochaine étape qui apportera toujours plus de visibilité à mes créations que ce dont elles ont droit grâce à ce blog. Et la peur à laquelle je fais face en ce moment me demande beaucoup de courage, parce que ces romans sont tout ce en quoi je crois et qu’ils ont tous une part de moi-même. Les confronter au monde, c’est me montrer un peu plus. Chose contre laquelle, étant dans ma chambre derrière un clavier et introvertie au possible, j’ai peur de ne pas avoir assez de courage. Et je ne sais pas dans quelle mesure je vais réussir à avancer, à dépasser mes peurs, mais pour la jeune fille de huit ans dont c’est le rêve d’une vie, pour cette enfant que j’étais, je ne peux faire autrement que d’avancer, même si cela me demande de rencontrer mes peurs en chemin.

Je ne peux que vous souhaiter de trouver une source de courage assez puissante pour vous aider à réaliser vos rêves les plus chers. Pourquoi existerions-nous si ce n’est pas pour eux ?

Que votre journée soit douce et belle,

Bannière Caroline Dubois

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Carnet de Notes #20

Puisque Facebook me rappelle sans cesse mon absence, je me suis dit qu’il serait peut-être temps que je donne de mes nouvelles. Et puisque vous avez peut-être vu sur ma page Facebook l’interview que j’ai partagée, alors vous savez que je reviens d’entre les… absents !

La raison pour laquelle la pause dure un peu plus que prévue, c’est parce que j’aurais aimé revenir avec de bonnes nouvelles, des étapes franchies, or j’en suis à peu près au même point. Pas d’écriture pour moi ces dernières semaines et si d’une certaine façon cela me manque, je sens que cela me fait un bien fou. Je travaille sur deux projets en même temps qui demandent énormément de réflexions et peu d’écriture pour l’instant.

Le premier tome du Pacte du Magicien demande certains changements inattendus. C’est en voulant écrire le deuxième tome que je me suis rendu compte de l’absence d’éléments pourtant importants à l’histoire, mais que j’ai oublié d’ajouter. Rien qu’un exemple, comment fonctionne la magie ? Ce n’est pourtant pas faute d’avoir vu des tonnes d’articles à ce sujet, mais j’ai finalement oublié d’en parler dans mon histoire et c’est un changement important. En plus de cette évidence, il y a deux trois autres choses qui doivent être améliorées et qui demandent de la réflexion avant que j’attaque la réécriture du roman.

Le deuxième projet sur lequel je travaille est le roman Fragments d’Étoiles et son cycle associé. Concernant ce roman-là, c’est normal de ne pas avoir commencé l’écriture. Si je veux qu’il y ait une cohérence entre plusieurs séries de livres, la planification risque d’être longue et je ne peux pas me permettre de laisser des morceaux sans rien, car cela signifierait une intrigue qui baisse en rythme ou des éléments inutiles. Je dois énormément travailler la base de mon histoire avant de m’attaquer à l’écriture en tant que telle. Plusieurs choses viennent se greffer à cela, comme des langues que je suis en train de créer (et moi qui pensais que je n’en ferais plus ! Ce serait oublié que j’adore ça). Par ailleurs, j’ai un article qui se monte dans ma tête concernant les langues et mon procédé de création, j’espère pouvoir vous l’écrire rapidement, mais j’aimerais qu’il soit assez complet avant d’être publié.

Même si je sais que tous ces projets prennent du temps et que, dans le cas de Fragments d’Étoiles et de son cycle, il y aura probablement besoin de mois entiers pour réussir à mettre en place les cultures différentes, leur Histoire sur des centaines de milliers d’années. (Ne me demandez pas pourquoi je vois toujours les choses trop en grand, je ne comprends pas pourquoi moi-même ! ^^) Et donc, forcément, moi qui aime la cohérence et les récits bien travaillés, je ne peux pas me jeter dedans sans préparation. Alors l’écriture en elle-même passe au second plan, mais comme je le disais plus haut, ça me fait du bien.

Concernant le blog, la pause m’est aussi bénéfique. Et si Facebook me rappelant sans cesse mon absence ne m’a pas aidé à lâcher cette culpabilité inutile, je sens que je reviendrais plus régulièrement quand ce sera le moment. Je vous écrirais sûrement plus souvent via le Carnet de Notes, maintenant que j’ai brisé la glace sur ma situation qui avance d’un certain côté, mais très doucement. Et je pourrais vous parler un peu de ce qui se passe dans la création de ces histoires. Les articles du vendredi ne reviendront pas tout de suite, hormis l’article Création sur les langues qui viendra je-ne-sais-quand, mais plus tôt que le reste.

En attendant, je m’en vais faire mes recherches, créer et planifier mes histoires, puisqu’elles en ont grandement besoin !

Bannière Caroline Dubois

Une pause pour quelques temps…

Bonjour à tous !

Voilà un moment que je ne suis pas revenu sur mon blog. Au début de l’année, j’exprimais le souhait de m’écouter un peu plus et de faire les choses selon mon intuition et mes besoins. La semaine dernière, je n’ai pas publié, ni même hier et j’apprends à ne pas culpabiliser, même si c’est compliqué. Je n’avais pas nécessairement d’idées et je ne voulais pas vous offrir un article juste pour être en temps et en heure. Mon blog est un reflet de qui je suis et j’ai toujours apprécié l’authenticité. Je ne veux pas écrire si je n’ai rien à dire, si j’ai besoin de me reposer ou bien encore si mon esprit est ailleurs. Et en ce moment, c’est ce dernier point qui me pousse à vous prévenir d’une pause que je compte prendre pendant quelques temps.

Le dernier article publié concernait Lux Æterna et sa suite, je travaille énormément sur ce projet qui me tient à cœur et me donne envie d’écrire. Et pour faire écho à ce que j’ai pu dire l’été dernier, je sens que j’ai besoin de m’écarter de ce blog pour pouvoir mieux me retrouver face à mon écriture. Cet été, ce fut une très belle expérience pour moi, car si j’aime ce blog et j’aime vous parler de l’écriture et des difficultés — ou des bonheurs — que l’on rencontre, l’écriture de romans compte un peu plus pour moi. Et me connaissant, je sais que j’ai besoin d’un cadre très particulier pour pouvoir m’épanouir. Je ne peux que montrer le résultat du Pacte du Magicien, écrit en un mois et demi grâce à une telle pause. En me permettant de lâcher-prise sur une activité qui me plaît, mais dont j’ai besoin de m’écarter pour un temps, j’ai réussi à terminer un roman que j’avais en projet depuis des mois.

Pause

Aujourd’hui, je ne veux pas attendre que les problèmes viennent à ma rencontre pour prendre de bonnes décisions. Je donne la même énergie lorsque j’écris un article que lorsque j’écris un roman, parce que c’est ce que j’ai à offrir, mais je ne peux pas faire les deux en même temps. Si certaines de mes Journées d’Écriture Partagées ont pu être motivante grâce à votre soutien, c’était aussi une pression supplémentaire, car je donnais beaucoup plus que je ne le pouvais.

Je sais que si je fais cette pause, qui durera sûrement plus longtemps vu la grosseur du livre que je suis en train de préparer, je ne pourrais pas vraiment m’écarter de mon blog, car c’est un moyen pour moi de m’exprimer et de partager, quand l’écriture d’un roman peut-être une activité très solitaire. Alors, lorsque j’annonce cette pause, c’est surtout pour m’enlever le poids de la régularité, j’écrirais quand cela sera nécessaire et que cela viendra du cœur.

J’ai de nombreux projets pour cette année, mais il faut aussi que je réussisse à les mettre en place, à les réaliser pour pouvoir vous les partager. Ça semble logique, mais il faut que je prenne mes dispositions pour que cela se fasse.

En vous souhaitant le meilleur pour les semaines à venir. 😀

Bannière Caroline Dubois

L’évolution de Lux Æterna

Bonjour à tous !

Comme vous le savez peut-être depuis un petit moment, je travaille sur Lux Æterna et plus précisément sur son développement. Des idées ont jailli de nulle part provoquant, à la manière de La voix d’Origine, des chamboulements inattendus et plutôt conséquents. Le point positif, c’est que l’histoire de Lux Æterna ne change pas ; tout ce sur quoi j’avais déjà travaillé, tout ce que j’avais déjà écrit restent d’actualité. Le véritable changement s’inscrit dans cette suite qui était, au début de ce projet, inexistante.

Pour rappel, et si vous n’avez pas envie de lire l’article de présentation de ce roman, cette histoire ne se concentrait que sur trois personnages et sur leur vie à travers des instants plus marqués que d’autres en termes d’événements. Grâce à eux et à la base de leur univers (société, gouvernement, cultures, technologies…), je désirais aborder des thèmes comme l’évolution humaine, quelle soit naturelle ou générée par la science. Et jusqu’au mois de décembre 2017, sachant que j’avais eu l’idée de Lux Æterna il y a plus d’un an, cette histoire n’était rien d’autre qu’un one-shot, un roman qui se suffisait à lui-même. Sans suite.

Il faut savoir que lorsque j’écris un roman ou une histoire, je les considère comme « se suffisant à eux-mêmes » tant que je n’ai pas de suite en tête. Pour l’avoir déjà essayé, je n’arrive tout simplement pas à me dire « je veux une suite » et l’écrire ou l’inventer petit à petit. Il me faut une base solide sur laquelle me reposer : des intrigues non terminées dans un premier tome, de nouvelles possibilités, un futur inattendu pour les personnages… J’ai en horreur les suites qui étirent à l’infini les mêmes idées. C’est pour cela que Pandore n’a pas de suite, tout comme La Voix d’Origine. Si la suite ne vient pas à moi, je ne pars pas à l’aventure la chercher !

Mais en décembre 2017, c’est la suite de Lux Æterna qui s’est manifestée alors que je ne l’attendais pas du tout. N’étant pas la suite directe de cette histoire, je n’avais jusqu’alors jamais songé aux possibilités d’une suite un peu plus éloignée dans le temps et l’espace. Cette idée n’est donc pas la suite de l’histoire des personnages Aiden, Thea et Raelle, mais une conséquence de leur histoire et plus largement, une conséquence de notre propre histoire.

L’évolution humaine est abordée à plusieurs reprises dans Lux Æterna et se déclinent en deux formes bien distinctes. L’une étant naturelle et l’autre provoquée par la science. La première est celle qui est la plus détaillée et la plus approfondie dans mon roman. C’est à travers les personnages cités que l’on découvre cette évolution et que l’on comprend ce qu’elle dévoile sur le monde et ce qu’elle annonce pour le futur de l’humanité. Mais la deuxième évolution, celle provoquée par la science est présente, mais de façon subtile. On connaît ses conséquences par les inégalités présentées dans ce monde, par les problèmes disons « quotidiens » que cela engendre, mais je ne m’étais jamais demandé ce qu’il se passerait plus tard. Comment cette humanité changée évoluerait au fil des millénaires ?

Et c’est en cela que petit à petit, les idées se sont révélées et j’ai compris que cette évolution leur permettrait de faire des choses plutôt incroyable, comme voyager pendant très longtemps. Dis comme cela, et je m’en excuse, cela ne doit pas être très parlant. J’essaye au mieux de vous partager la création de mon histoire tout en gardant les surprises et les fils conducteurs de mon roman, mais ce n’est pas évident ! ^^ Ce qu’il faut comprendre, c’est que grâce à cette évolution, je pouvais me permettre de partir loin. Et qui dit voyage, dit lieux à découvrir.

C’est principalement cela qui a retenu mon attention car, si vous ne l’avez toujours pas compris, j’aime créer des mondes et quand on se donne les moyens de pouvoir traverser le temps et l’espace sans conséquences, dans une série, cela élargit considérablement les possibilités. Je ne suis plus limitée et je peux avoir un fil conducteur énorme, me menant à travers différents lieux de l’univers, tout en explorant dans chacun de ces lieux : des cultures, des histoires qu’ils leurs sont propres. En fait, je me permets de créer des mondes en abondance, sans que cela soit hors d’une même série.

Jusqu’ici, je me permettais de créer ces mondes indépendamment les uns et des autres, mais le fil conducteur amené par cette évolution humaine me permet de créer l’histoire de peuples dans l’univers entier avec toutes les possibilités imaginables que cela produit. Je ne vais sûrement pas passer ma vie à travailler là-dessus, et puis peut-être que si, je n’en sais rien. Mais je me suis offert un cadeau sans le savoir grâce à cette évolution de l’humanité. Grâce à elle je peux faire ce que j’aime le plus : écrire des romans, créer des mondes, des peuples. Mais cette fois-ci, ils peuvent être reliés les uns aux autres par cette même série.

Série n’est peut-être pas le meilleur terme pour ce que j’ai en tête. Je dirais plutôt Cycle, puisqu’il se pourrait que des séries émergent à l’intérieur. Des séries, mais également des one-shot, puisque, comme je vous l’annonçais plus haut, je ne veux pas créer une suite juste pour créer une suite. Il se trouve que l’histoire sur laquelle je travaille impose une suite, mais il se peut que d’autres histoires soient indépendantes. Le travail qui s’annonce est si conséquent qu’il est difficile de définir des limites ou d’imaginer ne serait-ce ce que deviendra cette idée à la fin de l’année 2018. Mais voilà ce que je peux vous en dire, pour le plus concret :

Lux Æterna reste, en lui-même, un roman one-shot. Si une partie de l’histoire a pour conséquence de créer une suite, on ne retrouvera pas (sauf idée jaillissant de nulle part) les personnages principaux de ce roman. Ils ont une conclusion satisfaisante dans ce roman et je préfère me concentrer sur la suite indirecte que sur la suite de leur vie.

Cette suite indirecte impose à moi deux séries de romans (dont je ne connais, bien évidemment, pas le nombre de tomes). L’une s’est imposée à moi lorsque je travaillais sur l’autre. Appelons la première La Nuit de l’Humanité, qui est la moins élaborée dans ma tête, je ne peux donc pas vous dire grand-chose. Disons, pour seule information, qu’à travers cette histoire je serais davantage dans le passé que dans le futur. (Et puisque je me rends compte que cela peut porter à confusion, non, mes « nouveaux humains » ne peuvent pas voyager dans le temps ! ^^) Cette série tiendra lieu de préquelle à l’un des peuples de la deuxième série.

La deuxième série, donc, que je nommerais rapidement Fragments d’étoiles est celle sur laquelle je travaille en ce moment. Carte, création de peuples, d’histoires et de cultures… Je suis en plein worldbuilding et j’adore ça ! Cette série est la plus élaborée puisque le premier tome est presque complet et que j’ai déjà une base solide pour la suite de ce roman (et quelques idées pour d’autres tomes, si « autres tomes » il y aura). Je suis vraiment contente de ce que je crée avec ce roman puisqu’il me ramène à la Fantasy. Lux Æterna est du Space Opera et pourtant sa suite est toute Fantasy ! C’est en cela que le mélange est génial à travailler. Ce Cycle, que j’ai nommé Les Enfants de l’Univers (et cela ne devrait pas changer) incarnera ce mélange de cultures, de technologies, de passé et de futur. Et je trouve que le tout se marie bien, pour ce que j’en découvre au fur et à mesure.

Pour le moment, je suis moi-même encore dans le flou. Je ne sais pas où je me rends, ni comment je vais pouvoir coordonner tout cela, mais je suis tellement contente de ce projet, mélangeant tout ce que j’aime, me permettant de parler de thèmes qui m’importent à travers différentes histoires et différents mondes… que j’avance, sans trop laisser de place au doute.

Je ne sais pas ce que me réservera l’année 2018. J’ai de nombreux projets, dont celui-ci plutôt conséquent, et j’aimerais aussi me préserver le plus possible de la pression. Je vais essayer de trouver un équilibre en vous partageant le plus possible, tout en me gardant une réserve pour des surprises et pour des échecs ! Mais aujourd’hui, il fallait que je vous parle de Lux Æterna, pour accueillir cette nouvelle page projet sur mon site et pour expliquer ce qui se passe dans ma tête en ce moment. Bien évidemment, ce projet est loin d’être le seul pour l’année et je ne pense pas, sauf changement d’avis, faire des Journées d’Écriture Partagées, comme ce fut le cas au début de Lux Æterna, ni des Carnets de notes trop réguliers. Je veux vraiment me laisser de la marge pour souffler et avancer à mon rythme !

Je reviendrais la semaine prochaine avec un nouvel article pour le blog et en attendant, je vous souhaite une agréable journée !

Bannière Caroline Dubois

{Image : Pixabay / Snappa}

Création | Une intrigue

Bonjour à tous !

Ces derniers temps et malgré mon oubli la semaine dernière, j’ai énormément d’idées d’articles pour mon blog, au point de ne plus savoir par où commencer ! Un article sur les changements de Lux Æterna, la nouvelle série que je voulais vous proposer ou encore le retour de La Lecture des Écrivains en format spécial… Bref ! Que de propositions s’offrent à moi et j’ai décidé de choisir l’article qui commençait à s’écrire tout seul dans ma tête. Il me semblait que c’était le plus intuitif et donc le plus intéressant à faire pour moi aujourd’hui. Je reviens donc vers vous avec un article Création autour de l’intrigue !


La dernière fois, je vous ai parlé du plan qui permet de transformer l’histoire que vous avez en tête en roman, avec des scènes, des chapitres et mêmes des parties. Mais avant d’en arriver là, il faut bien créer son intrigue, non ? Dans cet article, je ne vais pas vous dire quoi faire de votre intrigue, parce que c’est tout de même la base de votre roman et que ce n’est pas mon rôle. Mais ce que je peux faire aujourd’hui, c’est vous présenter divers conseils pour la création de votre intrigue ou des astuces lorsque vous êtes bloqués en cours d’écriture. À travers plusieurs idées, je vais vous exposer les astuces que j’utilise pour créer peu à peu mon intrigue. Puisque celles-ci parleront d’elles-mêmes, je cesse de vous expliquer et vous les présente tout de suite !

Dans le temps et l’espace :

L’une des principales ressources que j’utilise lorsque je crée mon intrigue, c’est le rapport entre le temps et l’espace. Lors d’une intrigue, ces deux éléments sont plus qu’importants à prendre en compte, ils vous permettent vraiment de définir la trame de votre histoire. Ils m’aident aussi à faire jaillir de bonnes idées lorsque je suis au point mort et que j’ai besoin de voir les choses sous un angle différent.

Le temps :

En écriture, on peut faire passer un million d’années en une seconde et parler d’une seconde pendant tout un roman. Le temps se transforme dans nos histoires et nous devenons un peu des voyageurs dans le temps, puisque la durée n’est pas la même. Et pourtant, si vous posez une ellipse « Une année plus tard » voire même « un jour plus tard », il est important pour vous de savoir ce qu’il s’est passé durant cette période. Plus le temps écoulé est grand et plus les possibilités d’intrigue se développent. En une année, par exemple, on est amené à rencontrer de nouvelles personnes, on change, de nouveaux projets peuvent avoir faits leur apparition… C’est ce qui nous arrive chaque année, mais lorsqu’on écrit un roman, on ne devrait pas oublier que ce temps passe également pour les personnages et qu’ils ne sont pas figés sur le papier. Pendant l’ellipse, votre personnage « vit » et savoir ce qu’il a fait, sans avoir besoin de tout dire aux lecteurs, vous permettra d’apporter une ouverture supplémentaire à votre imagination. Toutes les possibilités qui découlent du temps qui passe permettent d’imaginer et d’apporter de nouvelles idées à votre histoire.

L’un des exemples qui me vient à l’esprit, et puisque c’est ce sur quoi je travaille en ce moment, c’est une durée d’un mois. Pendant un mois, on va suivre le voyage d’un personnage. Dans mon roman, je ne vais pas raconter le mois entier, passant les nuits, de nombreuses heures de repas et de marches, pour ne garder que des dialogues intéressants ou des passages dans des lieux que j’aimerais montrer. Mais puisque mon roman suit plusieurs personnages, chacun ayant son chapitre, j’ai fini par me dire : « Elle va voyager pendant un mois, mais que vont faire les autres pendant ce temps ? » Ce genre de questionnement peut autant vous bloquer que vous libérer. Pour moi, cela a été une façon de me dire : « OK, ils ont du temps devant eux donc l’intrigue peut s’installer un peu et je peux développer des choses que j’aurais peut-être enlevées par manque de temps. » Si je voulais, par exemple, qu’un personnage apprenne une compétence, cela ne pouvait pas se faire en un jour, mais en un mois, c’est déjà plus crédible. Encore une fois, pas besoin de décrire entièrement ce mois qui passe, mais au bout de l’ellipse, ajouter une phrase comme « Elle a eu le temps de se perfectionner » ou « d’apprendre ». Cela permet de poursuivre une intrigue, de rajouter du corps à notre histoire et de rendre nos personnages plus vivants.

L’espace :

Je ne vais pas vous parler de voyage dans l’espace, mais plutôt du rapport aux lieux et aux déplacements dans notre intrigue. Lorsque je crée une intrigue, il arrive toujours un moment où je manque un peu d’idées. Ce qui est en soi normal ; il faut se donner du temps et ne pas se précipiter. Certaines histoires peuvent se dévoiler plus vite que les autres, il suffit de suivre le rythme, d’être patient et à l’écoute. Mais lorsque je manque d’idées, je ne reste pas forcément les bras ballants et je vais donc piocher dans ces astuces que je vous partage aujourd’hui. L’une d’entre elle concerne donc l’espace. Puisque j’aime créer des mondes et que j’écris principalement de la Fantasy/SF, je travaille une carte en même temps que mon intrigue. Vous n’êtes pas obligés de faire cela, c’est vraiment un choix personnel, mais je pense que même pour des histoires contemporaines, s’inspirer de l’espace dans lequel évolue votre personne permet d’avoir de nouvelles idées pour son intrigue.

Le genre de la Fantasy aspire à l’aventure et j’aime toujours faire voyager mes personnages, même si c’est simplement d’un point A à un point B dans une ville. Dans Le Pacte du Magicien, mes personnages ne sortent jamais de la ville et pourtant ils découvrent ou se rendent dans des lieux différents tout au long de l’histoire. Un lieu est une possibilité d’intrigue ou une possibilité de développement d’une intrigue. Lorsque je n’ai plus vraiment d’idées, je regarde ma carte et je me dis : « Est-ce que le moment est venu pour mon personnage de bouger ? » À l’image du temps écoulé, dans un nouveau lieu on peut rencontrer de nouvelles personnes qui peuvent venir étoffer l’intrigue. On peut tomber sur un problème ou au contraire une solution que l’on attendait. Et en même temps, plus le lieu se trouve loin du personnage et plus vous vous aurez une possibilité d’intrigue grâce au voyage en lui-même.

Le passé des personnages :

L’une des ressources les plus utiles pour l’intrigue sans être une évidence, c’est le passé des personnages. Lorsqu’on mentionne sur divers sites qu’il faut faire des fiches personnages avec des questions sur leur passé, sur ce qu’il était avant notre roman, c’est aussi utile pour la crédibilité de ce personnage que pour votre intrigue. Plus votre personnage est âgé et plus son passé peut avoir de l’importance pour le développement de votre roman.

J’utilise leur histoire lorsque je ne sais pas quoi faire, mais parfois c’est le passé lui-même qui frappe à la porte pour se manifester et devenir utile alors que je ne l’avais pas prévu. Et pour cela, je vais vous donner un exemple. L’intrigue du Pacte du Magicien ne concerne pas seulement le premier tome, mais également les prochains. Pendant la création d’un personnage féminin, c’est naturellement que je lui ai donné le métier d’avocat. Allez savoir pourquoi à ce moment précis j’ai pensé à cela ! Toujours est-il que cette jeune femme était avocate, mais par son histoire, elle n’exerçait plus. Le développement de cette sous-intrigue ne me venait pas à l’esprit, même si, sur le moment, je souhaitais pour elle qu’elle puisse reprendre son métier puisqu’elle aimait vraiment cela. Soit. On se rend à l’intrigue du troisième tome pour comprendre. Mes personnages principaux avaient des ennuis avec la justice et honnêtement, même lorsque j’ai décidé pour eux qu’ils aient ce genre de problèmes, l’évidence ne m’a pas sauté aux yeux. Et pourtant, j’ai fini par me rappeler qu’un de mes personnages était avocat et qu’elle avait une place toute naturelle dans cette partie de l’intrigue.

Développer le passé des personnages ou aller piocher dans ceux-ci peut se révéler un outil très utile pour se sortir de situations compliquées. Sans le savoir, en lui ayant donné ce métier, je me permettais d’aider mes personnages principaux et je développais également un personnage secondaire qui aurait pu être oublié au fur et à mesure des tomes. Le passé est une ressource intarissable pour développer notre intrigue et cela peut nous permettre d’avoir de nombreuses nouvelles idées !

Des changements :

La troisième astuce que j’utilise lorsque je crée une intrigue se trouve dans les changements et l’évolution. Ils peuvent concerner le personnage, comme l’intrigue ou même les situations, ou encore les lieux. Apporter un changement lorsqu’on est bloqué permet de contourner voire même d’enlever une situation problématique. Les changements peuvent être nombreux et je pense que mes propos seront plus clairs avec ces quelques questions que l’on peut se poser :

  • Qu’est-ce qui pourrait arriver de pire à votre personnage ?
  • Qu’est-ce qu’il craint le plus ? Et comment réagirait-il si cela devait se produire ?
  • Quelle erreur votre personnage peut-il commettre ?
  • Si votre personnage devait rencontrer l’antagoniste de votre histoire, serait-il prêt à l’affronter ? (Cette question est très spécifique, mais lorsque je l’ai lu la première fois sur un site, je l’ai trouvé très pertinente. Elle peut aussi concerner une situation qui arriverait à votre personnage ou encore l’utilisation d’un don ou d’une technique qu’il apprend. Le tout c’est de se demander : prématurément, est-ce que votre personnage est prêt pour ce à quoi il se prépare ?)
  • Quel soutien peut-il perdre ? Ou qu’est-ce qui peut l’handicaper dans son histoire ? (que ce soit un élément pré-existant ou bien un nouvel élément dans votre intrigue)
  • Quel lieu ou quelle personne peut lui apporter une solution ?
  • Que peut-il apprendre/améliorer ?
  • Quelle sous-intrigue peut trouver une fin maintenant ? (Le développement des sous-intrigues est très important et il ne faut pas hésiter à en terminer quelques-unes au fil de votre roman, sans avoir à attendre la fin. On peut même les terminer de façon spectaculaire, comme on imagine notre chapitre final, et apporter ainsi un rebondissement à notre roman, accrochant un peu plus l’attention du lecteur)
  • Quel sont les désirs de votre personnage et pouvez-vous exaucer l’un de ses souhaits ?
  • Quelle relation peut évoluer ? (couple, amitié, famille, compagnon de route, ennemiallié)

Toutes ces questions sont loin d’être les seules, mais je sais à quel point une question qui semble insignifiante peut tout à coup amener à soi l’idée qui nous fallait pour poursuivre notre intrigue ! Donc j’espère qu’au moins l’une d’elle pourra débloquer une situation.

Derniers conseils :

Et puisque parfois, les situations sont spéciales et que les solutions ne sont pas les mêmes, je vous propose mes astuces lorsque je me retrouve face à ces problèmes :

Je suis complètement bloqué·e par mon intrigue : L’exemple le plus simple qui me vient en tête par rapport à cette situation, c’est lorsqu’on piège nos personnages, mais on a si bien réussi qu’ils sont dans une impasse. On ne sait plus comment les en sortir et l’imagination semble nous dire « Débrouille-toi, c’est toi qui l’a voulu ! » Dans ces cas-là, un conseil : N’hésitez pas à enlever cette scène ou à la changer complètement. Apporter un élément de surprise ou une situation désespérée dans un roman est utile, le lecteur sera tenu en haleine, mais il faut aussi que vous puissiez trouver une solution crédible. Dans l’exemple, piéger nos personnages est intéressant, mais si la seule façon de les en sortir c’est d’user du Deus Ex Machina (le dieu sorti de la machine, autrement dit lorsque comme par magie tout se règle), le lecteur doutera de votre histoire et de sa crédibilité. On peut être bloqué par de nombreuses autres situations (autre que le piège), mais parfois il ne faut pas hésiter à enlever une scène qui nous donne la sensation d’être dans une impasse. Un conseil : Coupez !

Mon intrigue est trop plate : Et là, vous allez penser que je suis contradictoire, mais dans ce cas, n’hésitez pas à vous piéger ! Lorsqu’on est bloqué, rester dans cette situation de blocage peut nous enfoncer un peu plus, mais si vous pensez que votre intrigue manque de rebondissements, surprenez-vous ! Apportez un twist inattendu à votre histoire, quitte à vous bloquer un peu au départ parce que cette situation semble sans solution, mais donnez-vous le temps de la trouver. Nous ne sommes pas obligés de trouver la résolution de ce problème tout de suite, mais rien que de vous placer dans une situation à laquelle vous n’auriez pas pensé stimulera votre imagination et vous permettra de regarder votre intrigue sous un nouvel angle.

Mon intrigue est trop lente/trop rapide : Lorsqu’il est question de rythme, l’une des meilleures solutions que j’ai à proposer, c’est de revoir votre plan. Et si vous préférez écrire à l’instinct, peut-être devriez-vous au moins préparer et penser quelques éléments de la suite de votre intrigue. Quel événement important est à venir ? Est-ce qu’il ne vaudrait pas mieux l’avancer et couper une scène inutile pour accélérer le rythme ? Ou bien, au contraire, est-ce que cet événement n’arrive pas trop tôt et ne pourriez-vous pas développer une sous-intrigue en attendant ? Avoir une vision d’ensemble sur son histoire est le meilleur moyen de pouvoir gérer son rythme. Il ne faut pas hésiter à couper/ajouter selon la situation pour voir comment l’ensemble s’harmonise à la fin.

Je ne sais pas où je vais / Je n’ai plus d’idées : J’ai beau planifier mes romans et avoir une bonne idée d’où je vais, mais il m’arrive souvent d’avoir un manque d’idées. On peut avoir ce manque lors de l’écriture, mais également lorsqu’on construit une intrigue. Rien qu’en ce moment, avec mon roman actuel, j’en suis venue à me demander si je n’étais pas venue à bout de mon histoire. La perte d’inspiration est réelle et normale, mais on est loin de l’échec, il reste encore beaucoup de solutions. La première chose que je conseille : lâchez prise et donnez-vous du temps ! Vous n’allez peut-être pas trouver la solution tout de suite, mais plus vous relâcherez la pression et plus vous libérerez votre imaginaire. Par conséquent, vous serez donc plus à même de créer la suite de votre histoire.

Dans ces cas-là, j’adore utiliser Pinterest. Je vais sur ce site sans attentes particulières, je fais défiler le fil d’actualité sans que les épingles se rapportent nécessairement aux romans. En plus d’inspiration Fantasy/SF, de citations ou encore de photos de personnages, je suis également abonnée à des recettes de cuisine ou à des photos d’animaux. On ne peut pas dire que ce soit utile pour l’inspiration ! ^^ Je pense que le mieux c’est de ne pas chercher à tout prix l’ambiance de votre roman. Ne cherchez pas, laissez venir. Et à coup sûr vous allez tomber sur une citation ou une image qui va tout débloquer. Si vous n’utilisez pas Pinterest, trouvez cette même décontraction au quotidien. Laissez les choses venir, écoutez les conversations, soyez seulement attentif, mais pas concentré au point de vous rendre fou. Tellement de fois je me suis dit : « Tiens, je devrais regarder ce film, peut-être que ça me donnera des idées » et je suis tellement concentrée que je passe un mauvais moment. Quand on manque d’idées, il faut se détendre, être patient et se faire confiance. La solution arrive toujours, mais elle n’a pas de montre pour arriver selon nos désirs !


Mon article arrive à sa fin. Il existe encore de nombreuses autres astuces, mais je crains d’être plus bavarde encore et il faut que je me calme, mes articles sont de plus en plus longs ! ^^

N’hésitez pas à partager vos astuces en commentaire, je serais ravie d’avoir de nouvelles solutions pour  mes intrigues. Et puisque je suis en pleine phase de création, qui sait, vous allez peut-être m’aider à avoir l’idée qu’il me manquait ! 😉

Je vous souhaite une bonne journée !

Bannière Caroline Dubois

{Image : Canva}

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