Les fautes

Bonjour à tous !

Aujourd’hui, j’aimerais vous parler d’un sujet particulier : les fautes ! Il faut dire que les fautes ne sont pas ce qu’il y a de plus agréable à lire. Que ce soit au quotidien ou dans un livre, lorsqu’elles nous sautent aux yeux, cela peut nous faire reculer voire, lorsque que cela concerne un roman, nous sortir de l’intrigue. Je suis la première à dire que je fais des fautes et même si pendant un temps cela m’a gênée, je sais qu’il y a quelques fautes dans mon roman Pandore. Trois correctrices plus mes nombreuses relectures n’ont pas réussi à effacer toutes traces de fautes dans mon roman, mais aujourd’hui, j’aimerais nous enlever ce poids d’une écriture parfaite !

Je ne peux pas dire que c’est un sujet qui me touche particulièrement, car je sais que je fais de nombreux efforts pour oublier mon passé d’écriture SMS et pour réapprendre les bases. Je me relis bon nombre de fois et pourtant, je sais que même sur mon blog, voire même dans cet article aujourd’hui, il pourrait y avoir des fautes. Et j’ai envie de dire, ce n’est pas grave !

Je dois avouer que j’ai énormément de mal avec les personnes qui vont corriger les autres en public. Que ce soit sur internet ou dans une autre situation, quand je vois des personnes dire « Ça ne s’écrit pas comme ça », « Tu devrais corriger », « Et le participe passé ? » ça m’embête parce que je ne peux m’empêcher de penser à la personne qui est en face. Comme va-t-elle le prendre ? Si c’est une personne consciente de son problème et qui fait de son mieux pour le corriger, alors c’est moins dérangeant. Mais si la personne est quelqu’un dont son écriture est une gêne au quotidien, ça ne peut pas passer de la même façon. Alors oui, je sais, parfois ça pique les yeux ! Quand c’est un mot mal orthographié ou que certains confondent des mots homonymes, on aurait envie de dire quelque chose. Mais si l’on ne peut vraiment pas se retenir, je pense qu’il vaut mieux le dire en privé, par égard pour cette personne.

Je me suis déjà retrouvée dans cette situation. Je lisais une jeune fille qui écrivait des histoires sur Wattpad et j’ai vu qu’il y avait certaines fautes qui pouvaient facilement être corrigées et disparaître avec un peu d’attention. Je l’ai prévenu par message privé et je l’ai aidé sur plusieurs chapitres de son histoire à relever certaines fautes, mais surtout à lui expliquer pourquoi et ce qu’elle pouvait faire pour s’améliorer. Je pense que c’est important d’apporter un regard bienveillant et compréhensif à ces personnes, parce que cela peut nous permettre de nous offrir ce même regard.

Je fais des fautes, parce que je suis inattentive, parce que bien des fois je suis emportée par mon histoire et j’en oublie ma grammaire, mais je sais que lorsque je passe à la réécriture, je fais plus attention. Je vérifie mes terminaisons, mes accords, ma conjugaison et parce que l’on a porté ce regard bienveillant sur moi, que l’on m’a expliqué comment éviter ces erreurs facilement, j’ai pris plus confiance en moi. Je sais que je peux effacer une grande partie des fautes de mes écrits. Cette jeune fille, dont je vous parlais, a fait des progrès en peu de temps et elle a pris des automatismes de correction ou même à l’écriture qui ont fait que plus le temps passait et moins elle faisait de fautes.

Je ne dis pas que c’est grâce à moi, je ne me jette pas des fleurs, ce que je dis c’est qu’en étant écoutée et en sachant qu’elle pouvait se faire confiance et que facilement elle pouvait éviter ses fautes, elle a fini par écrire correctement. Et là où je veux en venir, c’est qu’il faut être très tolérant envers soi-même. Parce que je sais déjà que l’on peut se mettre une pression incroyable quant à la qualité de notre écriture, de notre intrigue et de nos personnages, mais en plus de cela, s’il nous arrive de faire des fautes, la pression est beaucoup trop lourde à porter. Je pense qu’il faut avant tout accepter que pour le moment nous fassions des fautes. Et, seulement après, il faut nous observer pour remarquer nos erreurs les plus fréquentes pour enfin trouver une solution adaptable en pleine écriture.

Comme je le disais plus haut, vérifier mes textes, relire mon écriture et bien observer la grammaire ou la conjugaison de chaque mot ne m’empêche pas de faire des fautes, mais aujourd’hui j’accepte d’en faire et je ne vais pas relire mon texte quinze fois pour évincer toutes les fautes. Une erreur passe, et alors ? Est-ce que cela va ternir la qualité de ce que vous dites ? Je ne pense pas. Tant qu’on fait des efforts, tant qu’on se fait aider pour mieux comprendre la complexité de la langue française, tant qu’on se relit au moins deux fois, on peut publier, envoyer son texte avec sérénité parce qu’on a fait de son mieux ! C’est tout ce qui compte !

Je sais qu’il y a des fautes dans Pandore et si je ne l’avais pas déjà envoyé à la BNF pour le faire répertorier, j’aurais  refait une correction plus poussée, mais je sais aussi que j’ai fait passer mon texte entre plusieurs mains avant de le publier et que ces erreurs ne me concernent pas seulement. Si vous faites des fautes et que vous pouvez en avoir honte ou vous sentir gêné parce qu’on relève une de vos erreurs, dites-vous que vous avez fait de votre mieux et que cette erreur-là ne reflète en rien une quelconque incapacité à écrire de votre part. Plus vous accepterez de faire des fautes, le moins cela vous gênera de montrer vos textes et s’il y a une faute, alors vous aurez plus de recul et vous pourrez même en rire !

Aujourd’hui, quand on me dit que j’ai fait une faute, je ne m’accuse plus, j’arrête de m’auto-saboter parce que ce que j’ai donné n’est pas parfait. On l’a déjà dit, rien n’est parfait. Ce qui compte, c’est le travail que vous fournissez et les efforts que vous faites pour vous améliorer, rien de plus. Tant que vous faites tout pour vous améliorer, que cela concerne les fautes, votre écriture ou vos récits, alors vous pouvez honnêtement être fier de vous et restez serein face à vos erreurs !

Je vous souhaite une douce journée !

Bannière Caroline Dubois

{Images : Snappa}

Si vous souhaitez effacer le plus de fautes possible de votre texte, je vous conseille fortement ces sites. Je passe mes textes dans ces deux correcteurs gratuits et je suis encore plus sereine. Je vous suggère tout de même de prendre le réflexe de vous relire, même si vous utilisez ces correcteurs, car c’est en vous relisant et en vous corrigeant vous-même que vous pourrez améliorer votre écriture !

Carnet de Notes #19

Ces derniers jours, j’ai pu avancer sur le tome 2 du Pacte du Magicien comme je le souhaitais. Si je n’ai toujours pas commencé l’écriture, il me fallait déjà reprendre le plan que j’avais fait il y a plus d’un an. Mes personnages ne sont plus ce que j’avais imaginé lorsque j’ai planifié entièrement cette série. Adrielle a beaucoup changé, tout comme l’image que je me faisais de cette histoire, de son ambiance et de ses lieux. Si je reste sur la même intrigue, beaucoup de détails ont dû changer. Et c’est ce à quoi je me suis attelé aujourd’hui, à créer un nouveau plan, plus flexible et aéré pour me permettre d’imaginer en cours d’écriture ! J’ai pu terminer ce plan et j’en suis très satisfaite pour le moment. Beaucoup de scènes et même des chapitres ont disparu, laissant place à une synthèse des meilleurs moments pour créer un roman plus dynamique. On verra comment le tout se comportera une fois que je passerai à l’écriture !

Mais bien avant de reprendre ce plan, je me suis retrouvée face à un personnage qui me posait problème. Étant le protagoniste de ce deuxième tome, je trouvais en relisant mes vieilles fiches qu’il était beaucoup trop « méchant ». J’ai toujours su quels étaient ses buts et quel était son plan pour réussir, mais je n’ai jamais compris pourquoi il était comme ça. En fait, je ne m’étais jamais posé cette question ! Il faut dire aussi que je ne pouvais pas non plus tout imaginer il y a un an. Entre les intrigues, les personnages et leurs propres histoires, il y avait forcément des creux qu’il me faudrait un jour remplir. Et pourtant, ça a été plutôt étrange de rencontrer ce personnage et de ne pas le connaître vraiment. J’avais besoin d’un passé qui l’humaniserait. Je ne souhaite pas que l’on s’attache à lui, mais que l’on comprenne pourquoi il est devenu comme ça. Il ne s’est pas levé un matin pour devenir méchant. Et pendant quelques jours j’ai cherché à connaître son passé que je ne voulais pas tragique. Je voulais autre chose tout en me permettant de m’éloigner de ce que j’ai déjà pu faire dans mes autres histoires.

C’est un soir, sans que je comprenne pourquoi, que m’est venue la bonne idée. Il me semble que j’étais sur Pinterest à regarder toutes sortes d’images pour provoquer mon imaginaire et me permettre de trouver une histoire plausible et intéressante à suivre. Finalement, j’ai vu défiler le passé de mon personnage, l’événement qui l’a fait devenir « méchant » et tout ce qui s’en suivait. Ce que j’ai particulièrement aimé, c’est que sa propre histoire venait étoffer ma série et l’histoire d’un personnage avec qui il est en lien. Les pièces du puzzle se rassemblaient d’elles-mêmes !

Aujourd’hui, mon plan est fait et j’ai accueilli quelques chapitres « hors de l’histoire » où l’on va suivre des morceaux du passé de ce personnage, nous permettant ainsi de découvrir deux facettes de sa personnalité. Je vais probablement commencé l’écriture demain et j’ai hâte de voir ce que mes personnages me réservent ! ^^

Bannière Caroline Dubois

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Questionnaire pour les écrivains de fiction

Bonjour à tous !

Cette semaine, j’ai décidé de vous proposer un article sympathique dans lequel je réponds à plusieurs questions lancées par Béatrice Aubeterre, que j’ai découvert sur le blog de C.Kean. Puisqu’il est plutôt long (et que je sais comment je suis), commençons tout de suite !


1ère partie | Vos histoires

La première que vous ayez entreprise : C’était Laura et la licorne et je devais avoir huit/neuf ans à l’époque. C’est vraiment la toute première histoire que j’ai imaginé et écrite. Celle-ci parlait d’une jeune lycéenne, Laura, qui en arrivant à son lycée découvre qu’il a été remplacé par une forêt. Et elle entend les hennissements de détresse d’une jument (oui, mon personnage était très douée pour reconnaître le sexe du cheval par son hennissement, sans commentaire ! ^^). Laura se rend donc dans la forêt pour apporter son aide et rencontre une licorne qui parle. Cette dernière lui explique alors que le méchant Meclark a enlevé tous les parents des animaux de la forêt et qu’ils sont tous trop peureux pour l’affronter. Sans suis une petite aventure pour sauver les parents et vaincre le grand méchant Meclark !

Elle devait faire 12 pages et la taille de la police était du 16 ! Très très gros ! ^^ Je l’ai malheureusement supprimé un jour, j’aurais été curieuse aujourd’hui de revoir ce premier écrit !

La première que vous avez terminée (ou la plus avancée) : Même si Laura et la licorne fut ma première histoire et qu’elle avait une fin, on ne peut pas dire que c’est le premier texte abouti que j’ai fait. Je pencherais plutôt sur Les autres hommes qui fut le premier roman achevé et sur lequel j’ai travaillé pendant deux ans. Je n’avais pas à l’époque la vocation de devenir écrivain et donc j’écrivais quand ça me plaisait, sans contrainte, mais cette histoire sans plan est assez décousu ou fourmille bien trop de rebondissements avec du recul. On suivait une fille de dix-neuf ans qui commençait à avoir des trous de mémoire et ne comprenait pas ce qui lui arrivait. Un soir, alors, que des hommes armés vont débarquer chez elle pour la capturer, quelqu’un d’autre va la trouver. C’était un roman bit-lit, clairement influencé par l’époque des Twilight, Vampire Diaries et autres histoires du même genre. Et même si aujourd’hui je remarque les lacunes de mon écriture et les gros défauts de cette histoire, elle n’en reste pas moins la toute première que j’ai terminée et j’en suis fière !

Celle sur laquelle vous travaillez actuellement : Eh bien, je travaille sur plusieurs romans en même temps, à différents stades. Je travaille depuis toujours sur La voix d’Origine ; Lux Æterna est en pause depuis le début de l’année. Autrement, je reprends dès aujourd’hui ma série du Pacte du Magicien, donc c’est mon projet du moment !

Celle que vous écrirez un jour : Il y a un roman qui traine depuis quelques mois dans ma tête. Heureusement pour moi, j’arrive à me stabiliser et à ne pas avoir envie d’écrire ce livre tout de suite. Je prends beaucoup de notes, mais j’ai déjà de bonnes bases pour l’histoire. Ce sera un roman de fantasy, où l’on suivra deux époques, deux femmes, deux histoires différentes. Mais le roman est beaucoup plus complexe que cela et je ne vais pas vous en dire plus ! ^^

Celle que vous avez abandonnée : Je ne sais pas si je peux dire que j’ai déjà abandonné un roman. Enfin, avant de terminer Les autres hommes, je n’arrivais pas à achever une histoire, donc j’en ai abandonné un paquet ! Mais concernant les idées d’histoires, si elles ne sont pas utilisées telles quelles, je trouve toujours un moyen de les transformer, de les fusionner. Je trouve cela trop définitif de dire que l’on abandonne une histoire, elle peut toujours revenir à nous à un moment ou un autre.

Celle que vous reprendrez un jour : Dans l’article Écrire pour la Jeunesse ?, je vous parlais d’un roman que j’avais commencé, mais que je n’ai pas réussi à écrire. Je ne peux pas dire que je l’ai abandonné, car beaucoup d’idées dans Le Livre de Travers me plaisent, mais il prend peu à peu une tournure différente dans mon esprit et je pense que je vais le reprendre un jour. Je ne sais pas, par contre, s’il sera toujours pour les jeunes, mais en tout cas il gardera son esprit fantasy/féerie que j’aime beaucoup !

Celle qui vous a pris le plus de temps à écrire : Je crois que, même si elle n’est toujours pas terminé, La Voix d’Origine bat tous mes records et cela ne fait qu’augmenter chaque jour. En terme d’écriture, mais aussi en terme de travail autour de l’univers.

Celle qui vous a pris le moins de temps à écrire : Puisque les questions concernent les histoires, je dirais que l’histoire qui m’a pris le moins de temps restent Les Sans-Royaumes pour le moment. Lorsque j’écris une nouvelle, je peux l’écrire en une semaine, pour environ un mois de travail et de réécriture. En ce qui concerne les romans, je dois dire que le premier jet du Pacte du Magicien s’est écrit très rapidement (un mois et demi) et j’espère que ce sera pareil pour les prochains tomes !

Celle dont vous avez le plus honte : Même si Les autres hommes, étant une histoire bit-lit, ne me correspond plus vraiment et me gêne parfois sur certaines scènes très niaises et fleurs bleues, je ne peux pas dire que j’en ai honte. Mais il y a une histoire, dont je me souviens très peu parce que j’ai dû l’écrire au tout début du collège, qui racontait la vie d’une jeune sans-abri qui rencontrait un riche jeune homme qui allait l’emmener chez lui pour l’héberger. Je suis bien contente de ne pas être allée plus loin et je ne peux pas m’empêcher de lever les yeux au ciel en repensant à cette histoire ! ^^

Celle dont vous êtes le/la plus fier/fière : Difficile de répondre à cette question, je suis fière de toutes mes histoires, car elles sont l’écho d’une époque, d’un moment de ma vie ou d’une envie d’écriture particulière. J’aime mes histoires, même quand elles sont imparfaites, mais je dois dire que je suis très fière de tout le travail effectué sur La Voix d’Origine, que ce soit sur la langue ou le monde, c’est une vraie fierté d’avoir construit un tel univers et de voir que plus le temps passe et plus il semble réel !

2ème partie | Vos personnages

Celui que vous aimez le plus : Je suis obligée d’en citer plusieurs. En premier, je ne peux pas ne pas parler d’Aïa, personnage principal de La Voix d’Origine, qui me suit depuis tant d’années que le lien qui s’est créé entre elle et moi est plus important que les autres. J’aime beaucoup les personnages de La Voix d’Origine en général, de toute façon. J’adore Tristan, dans Les Sans-Royaumes, je trouve que malgré l’histoire qui peut être un peu simple par moment, il réussit à offrir quelque chose à ces nouvelles par sa personnalité et ses répliques uniques ! Sinon, il y a dans Le Pacte du Magicien un personnage très particulier que j’ai hâte de vous faire découvrir : Madame Silure. C’est une vieille dame dont je ne peux pas dire grand-chose, mais chacune de ses apparitions me font sourire et je rigole toute seule face à ses répliques (oui, c’est moi qui les écris, mais elle a l’air tellement vivante pour moi !). Mais je les aime tous, c’est tellement difficile de choisir ! 💛

Celui que vous aimez détester : Je n’arrive pas à détester mes personnages, même l’ennemi le plus méchant que j’ai sous la main. J’ai une relation très particulière avec mes personnages, je cherche toujours derrière les apparences, derrière ce qu’ils paraissent pour découvrir leur passé, comprendre leur agissement, même les plus horribles. Donc, je ne peux pas dire que je déteste un personnage, c’est faux. Par contre, le personnage de Katrina dans Le Pacte du Magicien n’est pas tendre du tout avec les autres, sa facilité de manipulation me fascine et malgré les coups bas et les répliques cinglantes, j’ai du mal à ne pas l’aimer, connaissant son passé !

Celui que vous écrivez le plus facilement : Aïa. Sans hésiter. C’est une jeune femme qui me ressemble beaucoup dans sa manière de penser le monde. Si vous connaissez le MBTI Chart, elle a le même résultat que moi à ce test, et donc c’est plus facile pour moi d’écrire ce personnage car ses réactions peuvent être les miennes. Même si elle a plus de courage que moi, sans aucun doute !

Celui qui vous donne le plus de fil à retordre : Le personnage d’Orion, dans le Pacte du Magicien, a eu du mal à se présenter à moi ! J’ai mis du temps avant de le comprendre, avant de savoir comment il pouvait réagir ou comment il agirait dans certaines situations et parfois j’ai encore l’impression qu’il m’échappe. Heureusement pour moi, ça correspond à sa personnalité un peu mystérieuse dans ce premier tome, donc ce n’est pas perdu. Mais j’aimerais réussir à le comprendre un peu mieux !

Votre meilleur héros/protagoniste : Aïa, ma guerrière pacifiste. Mais aussi Tristan pour ses idées ingénieuses et sa facilité à se sortir de n’importe quelle situation. Mais aussi ma chère Adrielle, personnage principal du Pacte du Magicien, qui se dévoile de plus en plus et qui a beaucoup de courage malgré ce monde où il ne fait pas bon vivre ! (Oui, je sais, ça fait plusieurs réponses…)

Votre meilleur méchant/antagoniste : Ünar, l’ennemi dans La Voix d’Origine, est pour le moment l’une de mes réussites. C’est un personnage qui semble cruel et immoral jusqu’à ce que l’on découvre son histoire et son but, et là, ça donne à réfléchir. Ses actions pour atteindre son but sont toujours aussi mauvaises et horribles, mais sa vision du monde n’aide pas à le détester. Sinon, je vais bientôt écrire le tome 2 du Pacte du Magicien et je vais découvrir un nouveau méchant, je ne sais pas ce que ça va donner, mais j’espère qu’il fera partie de mes réussites !

Votre couple préféré : Même s’il m’arrive d’écrire des histoires d’amour dans mes romans, je ne peux pas dire que c’est mon domaine favori à l’écrit. Je suis toujours effrayée à l’idée d’écrire quelque chose de trop mièvre, mais je suis plutôt satisfaite de mes couples en général. En fait, je vous donne une réponse vague, parce que ce serait vous donner des spoilers ! 😕

Votre meilleure histoire d’amour : N’ayant écrit qu’une seule romance, je n’ai donc qu’une seule réponse : Une Autre Vie. J’ai longtemps eu peur de vous la partager, parce que justement, j’ai bien conscience de ses défauts, mais j’aime quand même ses personnages, cette époque de leur vie et la façon dont ils se construisent ensemble. Je vous la conseille, bien sûr, car ce n’est pas que de la romance !

Celui que vous avez tué avec regret : La question qu’il ne faut pas poser ! J’ai un personnage en particulier dont la mort me pèse encore sur la conscience. Il se trouve dans La Voix d’Origine et j’ai eu beaucoup de peine pour lui. Quoique, je suis en train de penser que deux autres personnages sont morts dans ce roman et que cela m’a causé aussi du chagrin ! Je pourrais les faire revivre, me direz-vous ? Malheureusement, c’est vraiment ainsi que va l’histoire et ne pas les tuer serait mentir.

Celui que vous avez renoncé à tuer : Jusqu’ici, j’ai toujours trouvé la mort de mes personnages justifiée. Quand bien même cela me peinait, il y avait une raison derrière leur mort et je n’ai pas souvenir d’avoir renoncé à tuer un personnage. Il y a bien un personnage dans Le Pacte du Magicien, dont la mort était prévue depuis le début, mais j’ai hésité, parce qu’il s’est dévoilé au fil des chapitres et je me suis demandé s’il ne devrait pas garder sa place un peu plus longtemps. Mais finalement non ! 😀

3ème partie | Scènes diverses

La plus drôle : Dans les scènes les plus drôles, je pense à celles de Tristan dans Les Sans-Royaumes, parce que j’aime vraiment beaucoup ce personnage et sa personnalité. Mais la scène la plus drôle, je ne l’ai pas encore partagée, elle concerne cette fameuse Madame Silure dans Le Pacte du Magicien. C’est pourtant une scène assez triste, car elle survient après plusieurs événements difficiles à vivre pour Adrielle, et Madame Silure a une réplique qui me fait beaucoup rire. Je ne suis clairement pas humoriste et on ne peut pas dire que l’humour, même si j’écris ce qui me fait rire, soit ma plus grande qualité, mais cette scène, cette réplique me fait beaucoup rire ! Je sais que si un jour j’ai le cafard, je devrais relire cette scène sans hésiter !

La plus triste : La scène la plus triste se trouve dans La Voix d’Origine. C’est la scène où deux personnages meurent (ceux dont je vous parlais un peu plus haut) et l’ambiance, la réalité de cette mort, les gens autour… Je sais que je suis émotive et que je peux pleurer en écrivant, mais celle-ci m’a le plus causé de peine ! Et dire qu’il faudra que je la réécrive… 😦

La plus épique : Dans Le Pacte du Magicien, il y a un combat particulièrement magique et épique, j’aime beaucoup ce moment. Mais la scène la plus épique concernerait Pandore (je viens juste de me rendre compte que je n’avais pas encore cité mon seul roman publié ! ^^). C’est une scène dans le 28ème chapitre qui se trouve dans une base militaire abandonnée, elle est particulièrement intense. J’ai beaucoup apprécié écrire ce moment !

La plus difficile à écrire : Les scènes qui sont le plus difficile à écrire ne sont étrangement pas celles qui me peinent le plus. Je n’ai pas souvenir d’une scène qui m’a donné du fil à retordre. Je sais que je peux avoir du mal à écrire, mais quand le temps passe, je finis par oublier lesquelles étaient difficiles et lesquelles ne l’étaient pas. C’est la beauté de l’écriture !

La plus facile à écrire : Même chose que pour la question précédente, je me souviens difficilement de ce que j’éprouvais en écrivant une scène. Je sais que les fins de romans sont assez faciles à écrire pour moi. J’ai une adrénaline, une énergie nouvelle qui me permet d’enchainer plusieurs chapitres à la suite sans que je voie le temps passer !

Votre meilleure scène d’action : Flûte, quelle question ! J’ai déjà répondu dans la plus épique ! ^^ Dans Pandore, il y a beaucoup de scènes d’action et de tension, mais comment choisir la meilleure, je ne saurais pas le dire. Peut-être à la fin, lorsqu’ils arrivent à Versailles et que c’est une véritable catastrophe ; entre les bombes, les enfants et leur mission, l’action est à son comble !

Votre meilleure scène d’amour : Eh bien.. Eh bien… j’ai déjà dit qu’écrire les romances n’étaient pas mon fort, donc je dirais que ma meilleure scène d’amour se trouve dans Une Autre Vie. Ça devrait bientôt arriver dans Le Pacte du Magicien et j’espère mieux gérer ce genre de scènes pour éviter les mièvreries ! ^^

Votre meilleure description : J’aime beaucoup les descriptions dans La Voix d’Origine, que l’on m’a complimenté, car elles sont poétiques et très imagées. Mais je crois que je gère un peu mieux mes descriptions dans Le Pacte du Magicien, que ce soit La Roue, ville dans laquelle se déroule l’intrigue, ou le physique des personnages. Mais en choisir une seule, c’est encore le même dilemme !

Votre meilleur dialogue : Charlie, mon personnage principal dans Pandore, a de sacrés dialogues ! Ses réponses ne font parfois pas du bien à ceux qui les reçoivent. Mais deux dialogues d’autres romans me viennent en particulier à l’esprit. Dans La Voix d’Origine, à la fin, une discussion entre Aïa et Ünar qui est très tendue. Et une autre dans Le Pacte du Magicien entre Katrina et Adrielle où elles font preuve de franchise et ne cherchent pas à avoir du tact. J’ai beaucoup apprécié écrire ce dialogue-là !

Votre meilleure introspection : Charlie et Aïa ont les meilleures introspections de tous mes romans. Charlie, c’est déjà plus simple, car son point de vue est écrit à la première personne. Tout ce qu’elle vit, les difficultés, les horreurs qu’elle voit remontent de grandes émotions en elle et on arrive directement dans son esprit. Pour Aïa, vu que c’est un point de vue omniscient, c’est plus difficile mais elle a une facilité pour se dévoiler, pour montrer ses sentiments et j’adore l’ « incarner » !


Voilà ! J’espère que ça n’aura pas été trop long, je suis bavarde parfois ! Et j’espère aussi que ce n’était pas trop flou concernant les références aux romans qui ne sont pas encore sortis ! J’ai fait de mon mieux pour vous dévoiler des détails et vous faire comprendre pourquoi ce choix plutôt qu’un autre. En tout cas, parler de mes romans me donne très envie de vous les partager pour que vous puissiez enfin rencontrer tout ce beau monde !

Bonne journée à vous !

Bannière Caroline Dubois

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Carnet de Notes #18

Si je passe régulièrement sur mon blog pour vous proposer des articles, voilà cinq mois que je n’ai pas remonté le Carnet de Notes et par conséquent, cela fait un moment que je ne vous ai pas parlé de mes projets en cours. Où est-ce que j’en suis ?

Dernièrement, vous avez tous vu que j’ai terminé le premier jet du Pacte du Magicien et que j’étais plutôt motivée pour reprendre La Voix d’Origine. Aujourd’hui, on ne peut pas dire que l’avancée fut fulgurante. Bien que cela puisse parfois me gêner, voire me faire culpabiliser, je n’ai pas envie de mentir et je trouve toujours intéressant de connaître la vérité sur le quotidien des auteurs. Si je suis toujours en phase avec La Voix d’Origine et que j’ai toujours envie de terminer ce roman, je sens qu’il manque quelque chose. La raison me faire dire que ça devient n’importe quoi et qu’il serait temps d’avancer, et puis mon cœur me demande de faire confiance et d’attendre le temps qu’il faut. De toute façon, tant que je me force par pression ou par impression de « devoir faire » cela ne m’amène pas à terminer ce projet pour autant.

Mon roman atteint une maturité et une expérience que je n’ai pas acquises pour le moment et j’ai besoin de me donner ce temps. C’est pourquoi j’en viens aujourd’hui à m’autoriser ce temps, à me dire que ce n’est pas grave si ce n’est pas le premier roman que j’envoie aux maisons d’éditions.

En me donnant cette autorisation, mon esprit libre me donne envie de réécrire Le Pacte du Magicien et de poursuivre avec le tome 2. L’écriture sur ce livre est beaucoup plus simple car elle correspond exactement à ce que je suis et ce que j’ai envie de créer en ce moment. Et si c’est ce roman qui est envoyé en premier aux éditeurs, c’est bien aussi. Je dois me détacher de ce plan que j’ai établi il y a plusieurs années déjà et suivre plutôt mon intuition au jour le jour. Les plans sont faits pour évoluer, même dans la vie !

Je pense revenir rapidement vers vous pour vous parler de l’avancée du Pacte du Magicien, car je ressens le besoin de parler un peu plus de mes projets, même si cela n’effacera en rien les autres articles !

Bannière Caroline Dubois

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Création : Un plan

Bonjour à tous !

Aujourd’hui, retour sur la catégorie Création qui avait reçu un petit vote au sondage d’y il y a quelques jours et bien qu’il n’ait pas gagné le droit d’être publié vendredi dernier, j’ai décidé de l’honorer cette semaine. Ne sachant pas quel était le thème qui voulait être lu, j’ai choisi de mon côté ce qui m’inspirait le plus pour la journée. Mais, en cours d’écriture, je pensais vous parler de la création d’intrigues en général, cependant j’ai fini par parler des plans que l’on fait avant d’entamer l’écriture d’un roman. Alors, c’est parti, parlons des plans !


La construction d’un plan à cela de particulier que ça concerne, plus que d’autres thèmes de création, le caractère et la façon de fonctionner de l’auteur. Si vous suivez de nombreux blogs d’écriture ou s’il vous arrive de tendre l’oreille lorsque sort un article sur la création d’une histoire, vous aurez déjà entendu parler de ces noms donnés aux auteurs : jardinier/architecte. On peut trouver différents noms selon les sites et vous pouvez découvrir qui vous êtes sur celui-ci ! Toujours est-il que, selon les auteurs, selon leurs affinités et ce qu’ils ont appris, deux auteurs n’auront pas forcément la même méthode. Et comme dans cette catégorie, je partage m’a façon de créer, il se peut tout à fait que cela ne vous convienne pas !

Et pourtant, il faut savoir que j’ai expérimenté deux façons pour gérer son intrigue, soient : à l’intuition et au fur et à mesure, et avec un plan très détaillé. Lorsque j’étais plus jeune et jusqu’à l’écriture de Pandore, j’ai toujours fonctionné à l’instinct. Quand j’étais plus petite, je ne savais même pas que l’on pouvait faire un plan, je ne connaissais aucune technique d’écriture et je me lançais dans une nouvelle histoire sans avoir terminé la précédente. Ce blocage m’a longtemps pourchassé avant que je ne termine une première histoire sans plan. Bien que celle-ci fut achevée, d’un point de vue de lectrice et avec les retours, j’ai bien compris que l’intrigue était trop épaisse et pas assez maîtrisée. C’est ce pourquoi, lorsque j’ai commencé Pandore, j’ai dressé pour la première fois un plan.

Ce plan était très simple à l’époque et consistait tout simplement à savoir combien de chapitre j’écrirais, à voir comment mon intrigue se déroulait sur ces chapitres, mais avant tout : à planifier le milieu ! Il faut dire que je n’ai jamais eu de problème pour savoir comment se terminait, ni comment commençait une histoire. Mon problème se situait au milieu, au moment où l’inspiration et la motivation décline. C’est ce moment où, dans mon premier roman achevé, j’ai ajouté des dizaines et des dizaines de rebondissements alors que j’aurais dû choisir et faire une synthèse de tout ça. Toujours est-il que j’ai réussi à créer un roman avec Pandore qui ne partait pas dans tous les sens et que j’avais mené jusqu’au bout grâce à ce plan.

Pour le premier jet de La Voix d’Origine, j’ai poussé le plan bien plus loin, car je restais encore et toujours au même point dans mon histoire. Si je connaissais chaque moment de mon roman dans mon esprit, je ne savais pas comment le gérer ni le découper en chapitre. Cette étape, poser les scènes et les événements importants dans des chapitres, m’a permis d’avoir quelque chose sur quoi me reposer dans la réalité. Ce n’était plus simplement l’histoire que je connaissais dans ma tête, elle avait atteint une première phase de réalisation en obtenant des « bords ». J’ai réussi à écrire le premier jet grâce à ce plan détaillé, dans lequel j’avais décrit chaque scène avec soin, mais lorsque j’ai voulu retenter l’aventure pour Le Pacte du Magicien, cette fois-ci, cela n’a pas fonctionné.

La Voix d’Origine est et restera un roman à part dans mon parcours d’écrivain. Si le plan détaillé m’a permis de réussir à mettre sur papier ce roman un peu ambitieux pour moi, cela ne fonctionnait pas pour Le Pacte du Magicien. Et cela parce que mon imagination était bridée et ce n’est qu’en lâchant cette bride, en me permettant d’avoir un plan plus fluide et adaptable que j’ai réussi cet été à terminer le premier jet du Pacte du Magicien.

C’est ce pourquoi, si vous vous questionnez sur votre propre fonctionnement, je vous invite vraiment à vous observer et à faire des essais. Je sais à présent que je me situe entre les deux, il me faut un plan pour avancer un minimum quand je n’ai pas d’inspiration, mais il me faut de l’espace dans l’intrigue pour libérer ma créativité lors de l’écriture. C’est un fonctionnement que je n’aurais pas découvert si je n’avais pas testé les deux. Et pourtant, si je me situe au milieu de l’architecte et du jardinier pour Le Pacte du Magicien, je pense que je peux revenir à un plan détaillé pour Lux Æterna. Je me rends compte aujourd’hui et à travers ces essais, que pour moi avoir un plan ou pas correspond davantage au livre que j’écris qu’à ma propre personnalité d’écrivain. Certains romans, comme je le disais plus haut, ambitieux pour moi parce que je ne sais pas si je suis capable de les écrire, me demanderont un plan plus détaillé pour réussir à me mettre en confiance et à avancer sans blocage. Et d’autres romans, comme Le Pacte du Magicien, qui ne sont pas figés dans la pierre et qui ne demande qu’à évoluer, ont besoin d’espace.

Alors, avant toute chose, si vous vous demandez comment créer votre intrigue, il faut d’une : connaître votre fonctionnement ou faire un essai si vous ne savez pas encore. Et de deux : observer votre roman, si vous êtes dans le même cas que moi, pour comprendre quel lien vous aurez avec lui. Que ce soit un roman qui vous impressionne et que vous avez peur de commencer, ou un roman qui stimule votre créativité. Je vais donc vous proposer deux façons de créer votre intrigue selon mes expériences.

Une histoire complexe :

L’histoire complexe, c’est le cas de figure où vous avez passé énormément de temps à imaginer votre histoire au point que vous en connaissez chaque minuscule petit recoin. Soit cela fait des années que vous vous voulez écrire ce roman et vous n’avez jamais osé (ce qui correspond exactement à mon expérience avec La Voix d’Origine), soit lorsque vous avez eu l’idée de ce roman, vous avez passé du temps à faire du brainstorming pour découvrir quelle était cette histoire et où vous vous rendiez. Dans tous les cas, et il peut y en avoir d’autres, vous avez une histoire complète dans votre tête. Cela peut être paralysant, parce que vous ne pensez pas être capable de retranscrire exactement l’histoire telle que vous l’imaginez dans votre tête. C’est ce pourquoi le plan détaillé vous aidera !

Que ce soit sur Scrivener, sur un fichier Word, sur un carnet ou une feuille volante, peu importe, vous commencez à dresser le plan. Le but étant d’observer votre histoire et de le découper en plusieurs parties, chapitres et scènes (ce qui peut vous aider plus tard à n’avoir pour objectif qu’une scène par jour, pourquoi pas !). Cela permet d’avancer petit à petit et de ne plus avoir l’impression de nous attaquer à une montagne, car nous aurons de plus petites étapes lorsque nous commencerons l’écriture. Donc, vous pouvez découper votre roman au préalable par chapitres — en vous concentrant sur les grands événements ou sur les fins de chapitres qui peuvent être un bon repère. De cette façon, vous pouvez distiller le suspens de votre histoire en coupant à chaque moment de tension. Autrement, au lieu d’observer globalement, vous pouvez aussi avancer petit à petit sur votre plan : quelle est la toute première scène ? Quelle est la suivante ? Quand s’arrête votre chapitre ? etc.

Sur cette capture d’écran du Scrivener de La Voix d’Origine, vous découvrez sur la gauche les chapitres découpés, les différentes parties et leurs titres, ce qui peut largement aider pour donner un cadre. Sur la droite, vous avez le résumé du chapitre sélectionné, qui m’aide à voir mes scènes et à me rassurer avant l’écriture.

Dans ces cas, votre plan est détaillé pour le moment par chapitres et par scènes (et par parties si vous le souhaitez). Et là, où je vais pousser un peu plus loin, c’est que vous allez détailler chaque scène avec un petit résumé. Cela peut sembler exagéré et je présente vraiment les possibilités d’une création d’intrigue. Je sais que pour moi, le détail des scènes en résumé m’a énormément aidé pour La Voix d’Origine. Lorsque je manquais d’inspiration, je relisais ces résumés et je me sentais plus à l’aise pour aborder l’écriture. Libre à vous de le faire ou non, c’est vraiment juste une proposition pour vous aider !

Une histoire libre (avec des trous) :

L’histoire libre, c’est lorsque vous avez une idée d’une scène en particulier. Ça peut être généralement la première scène du roman comme ça peut être la dernière. Et à partir de cette scène, vous allez avoir quantité d’idées sur des morceaux du roman à différentes étapes de l’histoire. Vous n’avez pas l’histoire en entier, mais vous avez des repères. Et c’est à partir de ces repères que l’on va créer un plan un peu plus libre. De la même façon que pour le premier cas d’intrigue, vous avez deux possibilités. Soit vous aimez préparer votre roman par chapitres et vous aller découper votre roman selon les scènes qui vous sont apparues en idée. Il suffit alors de placer les scènes sur une sorte de frise chronologique qui ne sera pas figée. En plusieurs essais, vous allez voir si telle scène se comporte mieux avant une autre ou après un événement. Entre elles il y aura des blancs, des chapitres qui n’auront pas de scènes ni même de brefs résumés et ça peut être très bien comme ça !

Dans ce plan du Livre de Travers, je n’ai rien d’autres que des chapitres, des titres et une brève idée de ce qui se déroulera dans l’histoire. Il y a des trous qui laissent place à l’imagination !

L’autre façon de procéder est encore plus libre, car on ne fait même pas de découpe de chapitres. On pose seulement sur un papier les grands événements de notre histoire (avec un début et une fin précise si cela vous aide). La découpe des chapitres se fera ainsi à l’écriture et au ressenti. Avec cette façon, on libère totalement notre imagination, car si nous avons des repères pour savoir où l’on va, on a la possibilité de changer de chemin en cours de route. Ces deux possibilités offre une chance de moduler son roman. Si finalement on se rend compte qu’un personnage secondaire n’est pas si bien que cela ou au contraire si l’un deux prend plus de place, nous pouvons rajouter au fur et à mesure des scènes imprévues, tandis que pour un plan plus détaillé, l’insertion sera moins évidente et on peut plus facilement culpabiliser de « détruire » notre travail sur l’intrigue.

Puisque j’ai essayé les deux techniques avec le Pacte du Magicien, je peux vous dire qu’offrir un peu plus d’espace à mon roman m’a vraiment libéré. L’année dernière, j’avais réalisé un plan très détaillé, mais je n’ai jamais réussi à l’écrire, ce n’est que lorsque j’ai « oublié » mon premier plan pour en construire un deuxième beaucoup plus aéré, que j’ai pu exprimer mon imagination et ma créativité à travers mon écriture.

Je crois que, pour terminer, l’important dans la création d’une intrigue n’est pas tant le choix de plan que l’on fera au départ, mais plutôt la liberté que l’on se donne au fur et à mesure. Il faut s’écouter, ne pas hésiter à supprimer, changer, ajouter. Le choix de ce plan vous donne davantage un point de départ qu’un fil conducteur, mais cela dépendra de votre façon de fonctionner. Si je n’avais pas eu ce plan détaillé pour La Voix d’Origine, je serais toujours bloquée au chapitre 4, mais si je ne m’étais pas donné la liberté de créer pendant l’écriture, Le Pacte du Magicien ne serait pas écrit à l’heure qu’il est. Chaque nouveau roman, chaque nouvelle intrigue vous demandera de vous interroger sur la meilleure façon d’écrire, car ce sont de nouvelles expériences à chaque fois. Restez à l’écoute de votre intuition, elle restera votre meilleur plan !

Je vous souhaite une bonne journée !

Bannière Caroline Dubois

{Image : Snappa / Sasin Tipchai}

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Merci !

Bonsoir !

Me voilà, à une heure tardive, pour vous partager ma reconnaissance. Puisque nous ne devrions pas avoir besoin d’occasion pour se dire merci, ce soir, particulièrement, est un instant parfait.

Voilà plusieurs fois que ce merci me revenait en tête et j’hésitais à me livrer, bêtement parce que je pensais que cela pouvait être un peu niais. Mais que voulez-vous, après un article comme « Se détacher de la perfection » je ne peux qu’essayer de l’appliquer à moi-même, parce que c’est un thème universel et qui ne parle pas qu’aux créatifs. Alors, ce soir, à une heure étrange et en milieu de semaine, j’aimerais tout simplement vous dire : Merci.

Merci, le plus sincèrement du monde et du plus profond de mon cœur pour ce que vous m’apportez. Peut-être que cela vous semblera un peu exagéré, car pour vous c’est un blog, une lecture, de l’écriture, quand pour moi ça représente quelques années de ma vie. En 2014, lorsque j’ai créé ce blog, c’était avant tout une vitrine pour mes futurs romans et je ne pensais pas qu’il deviendrait plus tard un lieu où je m’exprimerais et où je serais écoutée. Merci, pour votre attention, pour vos visites qui deviennent de plus en plus nombreuses. Merci pour vos « j’aime » et vos commentaires qui donnent encore un peu plus de corps à cette attention et qui me font chaud au cœur. Savoir que vous prenez de votre temps pour lire mes très longs articles crée en moi un sentiment déjà profond de reconnaissance, mais lorsque vous me laissez un petit mot, je me sens encore plus chanceuse de vous recevoir sur mon blog.

Merci

Écrire restera pour moi un moyen de m’exprimer. Comme l’oiseau n’attend pas d’avoir un public pour chanter, j’ai toujours essayé de tenir mon blog pour dire les choses que j’ai sur le cœur, sans attendre une réussite particulière ou quelqu’un pour m’écouter. C’est une façon pour moi de me libérer, comme l’oiseau chante pour s’exprimer. Mais être entendu, être lu apporte un sentiment plus fort, comme si ces mots, ce chant avait une portée aussi petite soit-elle.

Merci à vous. Merci à ceux qui passent et ceux qui restent. Je suis reconnaissante de chaque personne se rendant sur mon blog, car je me souviens de mes débuts où il n’y avait personne.

Comme je le disais dans l’article de la perfection, tout peut changer et parfois on peut ne pas toucher au cœur par ses mots. Il se peut que cette chance soit éphémère et c’est pour cela qu’il faut exprimer sa reconnaissance quand c’est le moment, pour le vivre vraiment. Je ne sais pas où ce que va devenir mon blog. J’ai de nombreux projets, mais je n’ai pas d’attente particulière. Je ne veux pas espérer un succès ou redouter un échec. Je veux suivre mon intuition et me libérer. Et si vous êtes là pour me suivre, pour me lire ou échanger avec moi, alors je ne peux qu’être reconnaissante de ce qui est déjà.

Merci, encore une fois, car vous n’imaginez sûrement pas, même à la plus petite échelle, l’impact que vous pouvez avoir sur moi. Cette attention me donne peu à peu une dose de courage en plus pour oser réaliser mon rêve. Oser y croire jusqu’au bout.

Merci !

Bannière Caroline Dubois

{Image : Snappa}

Se détacher de la perfection

Bonjour à tous !

Suite au sondage, nous voici donc partis sur le sujet de la perfection. Avant de commencer, j’aimerais vous remercier pour vos votes, je ne pensais pas qu’il y en aurait un seul, donc je suis ravie ! 😀

Lorsque je pense au sujet de la perfection, je ne peux m’empêcher de me demander pourquoi on en vient, à un moment ou un autre, à devenir perfectionniste. Je trouve que c’est toujours important de savoir pourquoi, pour réussir à accepter et passer à autre chose. Mais cette envie de perfection, d’où vient-elle ? On peut déjà affirmer que selon les personnes, cette envie sera plus ou moins grande, mais un élément particulier fait le lien avec tous ceux en quête de perfection pour leurs écrits : les autres.

En réfléchissant autour de la perfection, j’en suis venue à me demander quand est-ce que cela a commencé ? J’écris depuis que je suis enfant et donc j’ai de nombreuses années derrière moi que je peux observer pour comprendre. Et en regardant mon parcours d’écriture, je me suis rendu compte que ce n’est qu’à partir de mes seize ans que mon regard sur moi-même est devenu critique et que j’ai commencé à chercher l’amélioration. Et c’est précisément à l’âge de seize ans que j’ai offert mon roman aux regards des autres.

Qu’est-ce qu’il va penser ? Et ce personnage, va-t-il l’aimer ? Ici, pensera-t-il que l’intrigue n’est pas assez étoffée ? En plus de ce que mes premiers lecteurs avaient à me dire, je développais une sorte d’automatisme à me demander ce que penserait l’autre. J’essayais de deviner leurs pensées et chaque défaut de mon roman me sautait alors aux yeux. Cette gêne, cette envie de bien faire et que les autres n’aient rien à redire, m’est vraiment apparue lorsque j’ai fait lire mes romans aux autres parce que soudainement il n’y avait plus seulement moi et ce que j’aimais, il y avait les goûts des autres et leurs propres expériences de lecture.

Dès ce moment-là et si je ne me trompe pas, on va chercher à s’améliorer pour gommer le plus de défauts possibles. On va chercher sur internet des articles sur l’écriture, sur comment créer ses personnages ou son intrigue, ou bien on va faire des cours d’écriture pour être guidé et devenir meilleur. S’améliorer et en avoir envie n’a rien d’un défaut, bien au contraire, mais comme ça l’a été pour moi, cela est devenu très vite une obsession et une pression supplémentaire. Puisque je pouvais m’améliorer, alors il fallait que tout soit parfait. Il fallait que lorsque je donne mon roman aux lecteurs, ils n’aient rien à dire. Qu’il n’y ait pas un défaut à relever.

Si l’envie de s’améliorer nous poussera toujours vers l’avant, ce perfectionnisme est simplement paralysant. Soit on en vient à culpabiliser de ce que l’on fait parce que ce n’est pas parfait, ou bien on ne s’arrête plus de corriger les défauts de son roman parce qu’on veut la perfection. Dans un cas comme dans l’autre, ce n’est pas une bonne énergie pour écrire et ce n’est pas ce qui nous permettra d’avancer, de progresser et de nous découvrir en tant qu’écrivain. Mais alors, comment se détacher de la perfection ? Comment arrêter de viser cet idéal qui n’existe même pas et qui pourtant peut nous freiner dans la création de nos histoires ?

Cette phrase qui a priori n’a rien à voir avec l’écriture peut être ce qui nous fera passer à autre chose. Je vous demande l’espace d’un instant d’imaginer. Imaginez que vous êtes face à un miroir avec un livre ouvert à la verticale, comme si vous essayiez de montrer les pages à votre reflet. Un livre parfait, c’est un livre plein, sans défaut. Mais un livre avec des défauts aura des failles, il y aura des trous et des fissures. Maintenant, regardez ce livre ouvert dans le miroir. Ce livre n’est pas parfait, mais que voyez-vous dans les trous ?

Entre les fissures, vous vous apercevez vous. Un livre imparfait, c’est un livre qui laissera transparaître votre personnalité. Un livre parfait, c’est tout ce qu’il y a de plus impersonnel. Qu’est-ce que la perfection ? Un idéal qui rassemblerait et affinerait peu à peu les goûts de tout le monde, au point que chacun trouverait la perfection dans votre livre. Mais alors s’il est parfait, où se trouve sa singularité ? En quoi est-il unique ? En quoi vous représente-t-il ? Le livre que vous tenez en face de vous n’est pas parfait, il ne conviendra pas à tout le monde mais derrière, vous brillez pour ses failles. Vous complétez ce qui lui manque par ce que vous êtes. Vous amenez votre livre à son meilleur niveau en vous donnant à travers lui. Ses personnages ne seront peut-être pas tous équilibrés, pas tous bien à leur place. L’intrigue n’aura pas toujours son meilleur rythme et votre écriture ne sera pas toujours fluide ou poétique. Mais ce qui fera le lien, ce qui comblera les trous, ce sera vous. En vous donnant le droit de laisser les imperfections et en aimant votre livre tel qu’il est, vous lui offrez votre meilleur et c’est là que la magie opérera.

Je vous ai déjà bien parlé d’Elizabeth Gilbert et de son livre « Comme par magie, vivre sa créativité sans la craindre ? », mais je n’ai certainement pas fini de parler d’elle. Dans son livre, elle pose une question que je vais vous partager : « Voulez-vous vivre une vie créative ? » Elle ne demande pas si on veut vivre de sa créativité, ni que nos créations soient parfaites, mais elle demande si nous voulons vivre une vie créative. Est-ce que nous voulons imaginer des histoires, des mondes et des personnages ? Voulons-nous les réaliser, leur donner une chance d’exister ?

Je sais qu’avec ce livre, j’ai lâché une bonne partie de la pression que je me mettais, j’ai lâché le perfectionnisme parce que cela ne sert à rien. J’ai envie de créer des tas de choses, mais je n’ai pas envie de passer ma vie après un roman parce que je veux qu’il soit parfait. J’ai envie d’accepter qu’il n’atteigne pas le niveau que je lui souhaite, mais je me console en me disant que tout ce que j’aurais donné pendant son écriture, toutes les émotions que j’aurais vécues transparaîtront à travers ses failles. Est-ce que je veux qu’à la lecture on ne ressente rien de plus que ma propre frustration ? Est-ce que je veux qu’on ressente ma contrariété de son imperfection, le temps et les difficultés vécues pour qu’il atteigne cet idéal hors de portée ? Ou est-ce que je veux que l’on ressente que j’aime même le personnage le moins abouti ?

Qu’est-ce que vous voulez offrir à votre roman ? Qu’est-ce que vous voulez que votre lecteur ressente ?

Je choisis l’imperfection, je choisis les failles qui rendront mes romans uniques. Je choisis l’union entre mon roman et ma personnalité. Ils ont peut-être des défauts, mais à deux ils produisent plus de lumière. Je choisis de me donner la liberté d’échouer, de ne pas réussir ce que j’avais en tête parce que cela peut arriver. Je choisis de m’amuser, d’écrire porte fermée et de créer tout ce que j’aime. Je choisis d’entendre les commentaires des lecteurs, les bons comme les pires, et de les accepter. Si je peux changer quelque chose, à l’avenir, je le ferais, mais je choisis aussi de passer à autre chose pour révéler mon potentiel à travers un autre roman. Je choisis d’être bien, comme le dit la citation. Pas parfaite. Bien. Dans ce que j’écris et dans mon corps. Je choisis de ne plus me frustrer, ni de me culpabiliser de faire des erreurs, parce que je comprends que cet idéal n’existe pas. Je préfère, aujourd’hui, choisir une vie créative plutôt qu’une vie à traquer les imperfections.

Je ne peux que vous souhaitez de vous détacher de cette perfection et j’espère que rien qu’un peu je vous ai donné une chance d’y arriver. Et si aujourd’hui, je ne vous ai pas inspiré, alors ce n’est pas grave. Je l’accepte aussi, parce que j’ai fait entendre ma voix et mon cœur. J’espère que vous trouverez votre équilibre et qu’en acceptant vos erreurs, vous ne ferez que progresser.

Je n’ai plus qu’une seule chose à vous dire : brillez à travers votre livre !

Je vous souhaite une bonne journée !

Bannière Caroline Dubois

{Images : Snappa/Pixabay}

Écrire pour la Jeunesse ?

Bonjour à tous !

Comme vous le savez peut-être déjà, je suis une fervente lectrice des romans et sagas Jeunesses. Quand elles sont liées au genre de la Fantasy, je ne peux pas être plus impatiente de découvrir l’histoire qui se cache derrière ces jolies illustrations. Je vous ai déjà parlé des romans Jeunesse dans un article, où j’exprimais cette envie et ce plaisir que j’ai à lire ces romans. Je ne m’en cache pas, j’aime ce qui se dégage de ces livres, j’aime la légèreté sans toutefois que l’on perde certaines duretés de la vie, j’aime les personnages qui sont en plein apprentissage de la vie et les histoires simples, mais magiques et qui donnent des étoiles dans les yeux, comme lorsque j’avais l’âge de ces héros Jeunesse. C’est un fait, je lis de la littérature Jeunesse, mais est-ce que j’en écris ?

Aujourd’hui, j’aimerais vous parler encore un peu de ce « genre littéraire », mais à travers son écriture. À ce jour, je n’ai encore jamais écrit de livres Jeunesse en entier. J’avais commencé il y a quelques années un roman qui se nommait Le Livre de Travers dans lequel les personnages principaux étaient mes petites cousines. Je les voyais (et les voit toujours) très souvent pendant les vacances et leur présence animait en moi ce désir d’écrire pour elles, de leur créer une aventure comme Le monde de Narnia ou l’Histoire sans Fin. J’imaginais quelque chose de magique, une aventure entre danger, humour et étrangeté à l’image d’Alice aux Pays des Merveilles ou des Tim Burton. J’avais de nombreuses idées, m’amenant à penser cette histoire comme une saga de cinq tomes.

Vous l’aurez compris, j’étais une nouvelle fois traversée par une histoire et celle-ci devait être destinée pour la Jeunesse. C’est assez étrange de parler d’elle au passé, car je n’ai pas totalement abandonné l’idée. Elle reste dans un coin de ma tête, se transforme au gré de mes envies et devient une histoire plus singulière qu’elle ne l’était à ses débuts, mais je ne vous en ai jamais parlé. Le Livre de Travers ne figure pas dans les livres mis en avant dans mon menu juste au-dessus, cela ne veut pas dire que je ne l’écrirais jamais, mais pour l’instant ce n’est pas le moment. Voyez-vous, il n’y a pas que les six romans dans le menu sur lesquels je travaille ou passe du temps, il y en a encore beaucoup d’autres. Mais parmi toutes ces idées et ces envies, bien trop nombreuses pour toutes les répertorier, il n’y a à ce jour qu’un seul roman Jeunesse.

Remarquer cela m’a amené à me poser quelques questions. Pourquoi est-ce que j’aime tant la littérature Jeunesse si j’ai très peu d’idées ? Pourquoi n’ai-je pas envie d’en écrire ? C’est étrange et pourtant j’en comprends la raison. Jusqu’au Livre de Travers, il ne m’était jamais venu à l’idée que je pouvais écrire pour la Jeunesse. Mes cousines, l’histoire du Livre de Travers, cette envie de partager ce que les écrivains de Jeunesse ont vécu… toutes ces petites choses ont amené ce désir en moi, mais une problématique s’est posée lorsque j’ai commencé à écrire ce roman. Il faut savoir qu’il n’y avait pas un seul problème qui m’empêchait d’avancer dans l’écriture du Livre de Travers. Puisqu’il l’est toujours, la Voix d’Origine était déjà en cours à cette époque et j’ai toujours ressenti cette urgence d’avancer dans mon projet principal, et que la culpabilité d’écrire sur un plus petit projet, bancal qui plus est par son histoire à moitié remplie, ne me permettait pas de me lancer à corps perdu dans ce roman qui pourtant m’animait. Mais le véritable problème qui s’est posé lorsque j’ai commencé les premières phrases fût le lectorat.

Tout le principe des lectures Jeunesse c’est qu’elles sont destinées (bien que je préfère dire le terme « accessibles ») aux plus jeunes, de huit à treize ans et plus si affinité. Mais lorsque j’ai commencé à écrire, je me suis bloquée dans mon écriture à cause de ces âges. Je ne savais pas quelle tranche d’âge choisir, je ne savais pas si je devais adapter mon écriture pour eux ou bien si je devais suivre mon cœur. Je n’ai aucun mal à défendre les littératures Jeunesse auprès des plus réfractaires, parce que je sais qu’elles ne sont pas infantiles et qu’elles ont une grandeur d’âme que des romans d’adultes n’ont pas. Je sais à travers mes lectures que les auteurs de Jeunesse ne changent pas leur écriture et que par magie, les enfants de tous âges peuvent lire ou comprendre pour suivre l’histoire. Et pourtant, de mon côté, je restais bloquée sur ce que j’écrivais.

Je me souviens des premiers chapitres, j’avais envie de m’arracher les cheveux tant je prenais mes futurs lecteurs pour des imbéciles. La naïveté de mon écriture était beaucoup trop évidente et cela n’avait même pas l’arrière-goût de mes lectures. À ce moment-là, je dois avouer que j’ai vécue une certaine déception, car j’aimais lire des livres Jeunesse, mais je n’étais pas capable d’en écrire un début. Aujourd’hui et plus encore qu’avant, je me rends compte qu’écrire pour les plus jeunes n’a rien de facile. On pense souvent à tort que cette littérature est accessible à tous les écrivains et que ceux qui écrivent depuis toujours pour la Jeunesse n’ont que peu de mérite. Ça me donne une nouvelle fois envie de m’arracher les cheveux ! Non, ce genre littéraire n’est pas plus facile à écrire. Essayer d’écrire une histoire fantastique qui transportera n’importe quel lecteur, peu importe son âge, de façon compréhensible mais intelligente et qui fait oublier l’espace d’un instant le monde qui l’entoure, ça n’a rien de facile, au contraire.

J’ai un grand respect pour les auteurs de littérature Jeunesse et aujourd’hui je sais que je ne suis pas prête à écrire pour eux. N’ai-je pas assez de maturité, ou en ai-je de trop ? Est-ce que je me pose trop de questions ? Est-ce que ce n’est tout simplement pas le moment ? Je ne saurais pas répondre à ces questions. Tout ce que je sais, c’est que j’y reviendrais un jour et que j’écrirais des livres pour les plus jeunes, parce que c’est une envie profonde en moi. Je n’ai pas encore trouvé les bons outils, je ne me fais pas assez confiance. J’ai bien plus peur de décevoir ces enfants que de décevoir un adulte critique et sérieux. J’ai un respect pour eux, pour leur innocence, pour leur joie de vivre et leur curiosité. Et je veux respecter cela. Si je dois un jour écrire un roman pour eux, j’espère que j’aurai assez de clés en mains pour leur offrir ce qu’ils méritent.

Aujourd’hui, je ne sais pas ce que deviendra Le Livre de Travers. Mes cousines sont bien plus grandes aujourd’hui et il m’est difficile d’écrire des versions plus jeunes d’elles-mêmes. En tout cas, je sais que je ne suis pas encore prête. Il me reste La Voix d’Origine à terminer, tout autant que Le Pacte du Magicien et Lux Æterna, tandis que d’autres romans en file d’attente prennent de l’ampleur (sans même que je passe du temps sur leur histoire…). Un jour, parmi eux, se glissera une histoire de Jeunesse qui, par son importance et sa magie, me fera dire :

« Il est temps d’essayer à nouveau… »

Je vous souhaite une bonne journée !

Bannière Caroline Dubois

{Images : Pixabay}

Un choix de vie

Bonjour à tous !

Hier étant mon anniversaire, j’ai décidé de m’offrir la journée sans penser à mon blog et de m’occuper de mon article du « vendredi » plus tard. Il faut savoir prendre du temps pour soi dans ces cas-là et je ne peux pas trouver meilleure introduction au thème du jour puisque je vais vous parler de mon rapport à l’écriture au quotidien, mais aussi de ce choix de vie qui me permet de travailler à plein temps sur l’écriture sans avoir un revenu dû à mes écrits.

Si vous ne le savez pas, je vais faire un bref résumé de ce que j’ai pu raconter tout au long de mon blog ou dans mon article Qui suis-je ? À cause de harcèlements, j’ai dû quitter l’école à 16 ans pour pouvoir prendre soin de moi et reprendre le goût de vivre. Je passerai rapidement sur cette partie difficile de ma vie, car ce n’est pas le thème du jour. Cela explique en quelques mots ce pourquoi j’ai dû quitter l’école en vitesse, même si, mise à part cette année, je n’avais jamais vraiment accroché au format de l’école. Autant j’ai toujours aimé apprendre, mais la compétition, la pression et le cadre donné par l’école m’a toujours enfermé. Je ne me suis jamais sentie libre. En quittant l’école, je me libérais d’un fardeau, mais cela me mettait face à la réalité de la vie qui est de se choisir un avenir rapidement et sans études.

Les deux premières années n’ont pas été évidentes, car si le choix était difficile, je culpabilisais énormément de prendre mon temps. Il y avait aussi cette partie un peu plus personnelle qui faisait que j’avais besoin de ce temps pour me reconstruire, pour me retrouver et pour apprendre à avoir confiance en moi. Je ne pouvais pas sauter ces étapes et cela me donnait en quelques sortes le temps de réfléchir à mon avenir. J’ai fait tout un tas de démarches qui m’ont amené à réfléchir à d’autres formes d’études, à des stages, des métiers, mais rien ne me passionnait.

En été 2012, j’ai eu une révélation mais qui n’était pas encore celle qui m’a mise sur la bonne voie. Lors d’un anniversaire, j’ai discuté avec ma famille de lectures et j’en suis venue à parler de mon roman. Il faut savoir que, si à huit ans j’ai avoué que voulais devenir écrivain, j’avais complètement oublié ce souhait, cette envie, parce que la réalité ne se prêtait pas à un tel rêve. Et donc pendant toutes ces années, de mes huit ans à mes seize ans, j’écrivais de temps en temps pour me faire plaisir sans que je me souvienne du bonheur qui m’avait animé à l’idée d’en faire mon métier. En cet été 2012, lorsque j’ai parlé du roman que j’écrivais et dont je ne vous ai jamais vraiment parlé parce qu’il ne me correspond plus du tout (ça parlait de vampires, de loups-garous… oui, vous voyez l’époque !). Et lorsque j’ai vu l’interrogation sur le visage de ma famille et l’intérêt, je me suis sentie à nouveau animée. « Quoi ? Mon livre peut intéresser ? » Depuis ce moment-là, l’envie d’écrire est bien plus forte et ce n’est pas seulement un passe-temps, mais une passion.

Sauf que c’est en 2013 qu’est revenue cette envie d’en faire un métier. Étant ouverte à un nouvel univers de possibles — ma vie n’étant de toute façon pas commune à la plupart — je me sentais beaucoup plus disposée à faire ce choix, à prendre ce risque. D’une, parce que j’étais déjà plus grande et que je comprenais cette réalité, mais aussi parce que j’avais le soutien de mes parents. Ils avaient vu ce que j’avais traversé et ils savaient que si je décidais cela, je me donnerais à fond et je ferais de mon mieux, parce que je croyais en l’écriture et en mon rêve et que ça me donnerait la force de continuer même dans les phases les plus dures.

C’était l’introduction la plus longue jamais répertoriée ! ^^ Maintenant que je vous ai donné (voire redonné) le contexte, je peux vous parler de cette autre partie : mon rapport au quotidien. Cela fait quatre ans, vous l’aurez compris, que je travaille depuis chez moi pour réaliser mon rêve. Et le plus dur n’étant pas de ne pas avoir l’inspiration, ni le courage par moment, mais de culpabiliser. Vous l’avez peut-être remarqué, mais je suis quelqu’un qui se met beaucoup de pression et jusqu’à cet été, je ne m’étais jamais autorisée à faire une vraie pause sur mon blog parce que j’avais peur de perdre ce que j’avais déjà construit. Pour l’écriture, c’est la même chose. Je culpabilise de ne pas assez travailler, de ne pas avoir terminé ce roman sur lequel je travaille depuis tant d’années, ni même d’avoir envoyé un roman fini à des éditeurs. Pour être honnête, j’essaye de ne pas y penser et de me souvenir de ce que j’ai accompli. En 2014 j’ai auto-publié Pandore, en 2015 j’ai terminé le premier jet de La Voix d’Origine, en 2016 je l’ai réécrit et fait lire aux premiers lecteurs et en cette année 2017, j’ai terminé le premier jet du Pacte du Magicien, avancé sur une partie de Lux Æterna. La Voix d’Origine, de son côté, est en cours de réécriture même si ce livre prend de l’ampleur chaque jour.

J’ai accompli des choses, mais comme je le mentionnais dans mon article Être écrivain, c’est difficile de se déclarer comme tel si on n’a pas publié ou eu un succès. La réalité de ma situation, c’est que je suis seul maître de mon destin. Si je n’avance pas, alors mon rêve ne se réalisera pas. Je suis mon seul patron et entre ce qui est physiquement et psychologiquement possible durant certaines périodes et le besoin d’écrire pour envoyer aux maisons d’éditions, il y a un gouffre et un fil tendu sur lequel j’oscille. Avec la peur de ne pas réussir, la culpabilité de se donner du temps pour soi, je pourrais me forcer chaque jour, mais avec mon vécu et mes expériences, j’ai compris un élément fondamental de la vie : on ne peut pas vivre sans prendre soin de soi, ni sans même s’écouter lorsque notre corps nous dit qu’on a besoin d’une pause. Avec cette année au lycée, j’ai vécu des choses que je ne souhaite à personne et pourtant je me forçais à faire ce qui devait être fait parce que c’est ce que les autres font : aller à l’école. Et pourtant mon corps, ma tête me criait de prendre du recul face à cette situation qui mangeait ma confiance et mon envie de vivre.

Je ne veux pas tourner au mélo, parce qu’au contraire, j’aimerais faire ressurgir l’importance de la vie même, l’importance de faire des choix pour soi et pas pour ce qui doit être fait. Bien sûr, il y a des choses que l’on doit faire et que l’on ne peut pas éviter. J’ai conscience d’avoir de la chance, mes parents me soutiennent et comprennent mon rêve et mes peurs, mais à travers ce que j’ai vécu, je comprends bien trop l’importance de vivre sa vie. Ce n’est pas seulement vivre à travers le chemin que les autres ont déjà tracé, mais se choisir son propre chemin, prendre soin de soi parce que nous souhaitons vivre une longue vie et réaliser des rêves.

Écrire mon blog est pour moi la meilleure façon d’avoir un pied dans mon rêve. J’écris chaque semaine pour parler de ce qui me plaît, pour parler d’écriture, de lecture et de tout ce qui me passionne, mais aussi pour parler de la vie et de son importance, de l’importance de soi et de ne pas se laisser de côté. Si je n’avais pas créé ce blog en 2014 pour promouvoir Pandore, aujourd’hui je ne sais pas si j’aurais autant avancé. Chaque moment passé avec mon blog me donne des expériences à vivre qui sont les mêmes qu’avec mes romans. Quand se motiver, quand se donner du temps, quand laisser parler sa passion…

Mon quotidien n’a rien d’une routine. Vous dire que j’écris tous les jours parce que j’aime ça serait faux, mais aujourd’hui je ne vois pas pourquoi je devrais m’en cacher. Même si mon rêve est de devenir écrivain, ces années m’ont permis de comprendre qu’il faut savoir aussi s’occuper de soi, se faire plaisir et vivre tout simplement, pas seulement exister. La Voix d’Origine est un roman unique dans mon expérience d’écriture et j’ai encore du mal à comprendre qu’il va me demander encore du temps alors je laisse aller, je lâche-prise… parce que c’est dans ces moments-là que les solutions arrivent et qu’on finit par avancer. Je ne sais pas de quoi mon lendemain sera fait, si je vais travailler sur La Voix d’Origine, reprendre Le Pacte du Magicien ou Lux Æterna. Je commence à me détacher de plus en plus de cette pression du « faire », pour « être » simplement et découvrir au petit matin vers quoi me porte mes envies.

Qu’est-ce que mon quotidien ? Une succession de jours qui ne se ressemblent pas, où l’écriture trouve sa place quand d’autres fois ce sera la lecture. J’aime ma vie et si sur le papier elle n’a aucun sens, elle en a pour moi, au fond de moi. Je n’ai jamais vécu aussi intensément ma vie qu’en étant à l’écoute. J’apprends à savourer ma vie et je saisis cette chance qui m’a été offerte pour prendre ce temps d’écrire et amener mes romans au niveau que je leur souhaite. Je ne veux plus faire les choses dans la précipitation pour éviter le regard des autres qui peut être pesant, ou même la pression de cette société qui voudrait qu’à mon âge je sache déjà tout de la vie pour être rentable/utile. Je n’ai jamais autant appris de la vie qu’en prenant le temps et en observant le monde. Ce que je fais pour moi me permet de nourrir mes romans. Tout ce qui m’anime, tout ce qui me donne le courage de continuer cette réalisation de mes rêves, tout ce qui me donne envie de vivre, je l’offre dans mes romans et je sens que c’est bien plus juste, bien plus vrai que si j’écrivais pour simplement dire « j’écris ».

L’écriture, ce n’est pas seulement un moment sur l’ordinateur à taper des mots. Ils doivent avoir un sens et j’imagine que si notre propre vie n’a pas de sens, alors difficile d’en donner à des histoires inventées. J’ai trouvé un sens à ma vie, j’ai fait un choix qui peut s’avérer dur parfois mais que je ne regrette pas. Et je sais qu’un jour je vais y arriver, parce que je ne me demande plus de réaliser mon rêve avec une date limite, je me demande simplement de vivre assez pour que mes rêves se réalisent d’eux-mêmes, quand le moment sera le bon et quand je serais prête pour l’étape suivante.

Dans la vie, on ne prend pas assez le temps, mais je crois que nous devrions tous le prendre pour se poser les bonnes questions et se demander qu’elle serait la raison de vivre si on ne fait pas ce qui nous rend heureux.

« Not everyone will understand your journey. That’s fine. Its not their journey to make sense of. It’s yours. »

Zero Dean

J’espère que ce petit partage de vie vous aura intéressé et j’espère de tout cœur que vous puissiez vivre la vie que vous vous êtes imaginé, ou bien alors, si ce n’est pas le cas, que celle-ci vous réserve une plus belle surprise !

Je vous souhaite de tout cœur d’être heureux !

Bannière Caroline Dubois

{Image : Pixabay}

Création | Un Personnage

Bonjour à tous !

Aujourd’hui, voilà venue l’occasion de vous parler d’une nouvelle catégorie, nommée tout bêtement Création. Cela fait un certain temps que j’aimerais vous partager, non pas les astuces qui fonctionneront à coup sûr pour vous, mais mes méthodes de création, celles que j’utilise au quotidien ou au tout début de la naissance d’un roman. Chaque auteur à sa propre méthode, mais je suis convaincue qu’il faut en avoir testé plusieurs pour trouver la nôtre. Tous ces articles ne seront qu’un partage, j’espère qu’ils vous donneront des idées et peut-être, dans le meilleur des cas, vous aideront un peu ! Sans plus attendre, voici le premier thème : un Personnage.


Les personnages forment un très vaste sujet et tout dépendra de ce que l’on attend de lui. Que ce soit l’écrivain ou les lecteurs, on peut exiger de lui du réalisme, une attitude héroïque, une évolution au fil du roman, de l’humour… Toutes ces attentes sont personnelles et je suis persuadée, même en ce qui concerne un personnage, que l’auteur se doit d’agir selon ses envies tant qu’il écrit le premier jet de l’histoire. Au tout début, les personnages lui appartiennent et il en fait ce qu’il en veut (si ceux-ci ne décident pas à sa place de ce qu’ils veulent devenir !). Quoi qu’il en soit, la création d’un personnage demande un certain temps de recherches et de réflexions, car malgré tout ce que l’on peut attendre de lui, nous sommes d’accord sur un point : il doit avoir un peu de profondeur.

Il n’y a rien de pire que d’entendre que notre personnage est creux, sans personnalité et qu’il ne se distingue pas des autres. Ça ne fait pas plaisir et c’est pourquoi il vaut mieux préparer son personnage à l’avance, pour qu’il ait une histoire, une personnalité qui lui est propre et une ligne de temps (passé, présent, avenir). Je précise pour ce dernier point, car même si un personnage va vivre l’histoire que vous écrivez, il vit aussi en-dehors. C’est ce pourquoi il faut parfois se poser des questions comme « comment réagirait-il face à telle situation ? » même si celle-ci n’est pas présente dans votre roman. Si vous pouvez répondre du tac au tac, vous connaissez votre personnage et il ne sera pas creux. Mais si vous ne savez pas, alors il faut simplement le retravailler un peu et le faire vivre en-dehors de votre histoire. Il ne doit pas exister à travers votre intrigue, mais exister tout court.

Je ne peux pas dire que j’ai imaginé toutes les situations possibles et que j’ai cherché à savoir comment mon personnage agirait. En plus, cela ne sert à rien. Le but, c’est de connaître assez votre personnage pour deviner sa réaction. Et pour le connaître, j’ai rassemblé plusieurs questions auxquelles on ne pense pas forcément (moi la première !) et qui pourtant sont parfaites pour donner du corps et de la vie aux personnages !

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Questions pour la création de personnages

On retrouve souvent, dans les fiches personnages : les caractéristiques physiques, l’âge, le cercle familial, ce qu’il possède et ce qu’il fait (métier, étude…). Et si à mes débuts je m’empressais de remplir ces fiches, je me suis rendu compte que cela donnait simplement une identité à mon personnage, mais pas une personnalité. La façon dont il réagit à son travail ou quelles sont ses relations avec sa famille sont des questions plus précises et permettent de donner un fond à notre personnage. J’ai la sensation que les questions que je vous ai partagées m’amènent vers des personnages plus différents les uns des autres, plus touchants. Je les comprends davantage et j’ai plus de facilité à écrire leur histoire par la suite. Je précise que ce questionnaire ne me sert pas seulement pour le personnage principal. Je considère que chaque personnage est important pour l’histoire et ne doit pas être laissé sur le côté !

Maintenant, j’aimerais prendre trois questions de cette fiche et les détailler un peu plus avec vous. La première concerne la parenthèse de « Quel est son refuge ? ». Je vous parle alors de figure d’attachement. Il y a encore très peu de temps, je n’avais jamais entendu parler de ce terme et pourtant, il est très important ! Je l’ai découvert dans l’enregistrement audio d’une conférence lors d’un Colloque sur J.R.R. Tolkien en 2012 que vous pouvez écouter ici (38 minutes).

En bref, une figure d’attachement, c’est la personne vers laquelle vous vous tournez lorsque vous êtes en difficulté ou lorsque vous n’avez plus d’espoir. Ce n’est pas nécessairement la personne à qui vous allez vous confier, ni votre meilleur·e ami·e, mais c’est la personne à qui vous pensez lorsque vous êtes au pied du mur et que vous avez besoin d’aide, voire même d’un secours. Cette conférence proposée par Nicole Guédeney, pédopsychiatre, est plus qu’intéressante et m’a amené à voir La Voix d’Origine avec un autre regard. Je me posais la question pour chacun de mes personnages et cela m’a donné envie de mettre en avant ces relations spéciales auxquelles je n’avais pas forcément songé. Parce qu’il faut le dire simplement, un personnage ne fonctionne pas sans relation avec d’autres. Vous pouvez écrire un roman avec un seul personnage, mais ça reste un cas à part. Dans votre roman, quelle est la personne en qui votre personnage a confiance, quelle est celle qu’il admire… Voyez votre personnage interagir avec les autres et comprenez les relations pré-existantes ou qui se tissent au fil de l’histoire.

Les deux autres questions que j’aimerais détailler se trouvent dans la dernière partie Évolution du personnage, car s’il a une existence avant votre histoire, celle-ci peut changer et évoluer à travers les événements de votre roman. « Comment l’histoire affecte sa personnalité au fur et à mesure ? » mais aussi « Quelles seront ses souffrances et ses difficultés ? ». Il est important de savoir comment les événements vont influencer votre personnage et ce qu’il deviendra par la suite. Il faut se poser ces questions et réfléchir sérieusement à l’évolution des personnages. Pour cela, j’ai fait un tableau très simple pour ma série du Pacte du Magicien.

Dans les cases vides, je notais sa façon de réagir aux événements selon cette partie, les problèmes et les souffrances qu’elle a vécues/surmontées. Ce tableau peut très bien être adapté sur un seul tome, mais de façon plus détaillée en remplaçant Partie de l’histoire par Événements de l’histoire. Dans les différentes colonnes vous pouvez noter les situations difficiles ou celles qui sont tout simplement susceptibles de changer ou d’affecter la personnalité de votre personnage. Que ce soit la mort d’un personnage, une révélation, une trahison… Une fois chose faite, il faut prendre le temps de comprendre ce qui va changer chez votre personnage intérieurement ou extérieurement, car il peut très bien péter les plombs comme être passif et que cela soit le chaos dans son esprit. J’avais lu quelque part que l’important n’était pas la mort d’un personnage en soi, mais la façon dont cela affectait ceux qui restaient en vie. Les événements, les choix de votre personnage doivent avoir des conséquences sur lui et s’il a des réactions, c’est qu’il est bien en vie et qu’il existe en-dehors de votre histoire !


Voilà, j’espère que cet article vous aura plu ! N’hésitez pas à me dire comment vous travaillez vos personnages, quelles sont vos astuces, je suis toujours curieuse de découvrir le fonctionnement d’autres écrivains ! 😀

Je vous souhaite une bonne journée !

Bannière Caroline Dubois

{Image : Snappa / Sasin Tipchai}