Discussion évènement : Manuscrits du vendredi

 

Je vous partage la discussion qui s’est déroulée hier soir sur Facebook concernant mon livre Pandore, grâce au Salon du Manuscrit ! Ne pouvant mettre de bannière « spoilers », je vais surligner les passages qui révèlent l’intrigue pour garder la surprise, il vous suffira de sélectionner cette partie pour lire ce qui est écrit et découvrir. Je vous laisse apprécier !

Wilfried Bonnin : Alors je ne sais pas ce qu’en ont pensé nos lecteurs, mais c’est surprenant, je ne m’attendais pas à apprécier la lecture (j’ai toujours du mal quand l’on met en scène des enfants ou des pré-ados dans des situations aussi aventureuses. Mais la fin permet d’éviter le happy ending. Et curieusement ça fait du bien.

Caroline Dubois : Bonjour, merci beaucoup pour ce commentaire ! Ca fait vraiment plaisir ! Je ne m’attendais pas à cela, merci !

Wilfried Bonnin : Et du coup vous en êtes où dans l’écriture de la suite ?

Caroline Dubois Comment dire, c’est que je ne prévois pas de suite ! On m’a beaucoup posé cette question mais elle serait de trop. J’ai une idée de la suite. Dans ma tête, je n’ai pas laissé mes personnages juste comme cela, mais si j’écrivais cette suite elle serait trop « étirée » pas assez fourni et vraiment de trop. Mon idée pour ce livre était de garder un mystère, quelque chose qui plane encore après la lecture !

Benedicte Vidor : Je trouve l’histoire suffisamment bien ancrée dans le quotidien pour être crédible, alors même que la métaphore avant l’incipit explique bien ce qui nous attend. Bravo. Il y a beaucoup de poésie derrière ce roman que je qualifierais d’allégorique.

Wilfried Bonnin : Dans ce cas, je vous recommande d’enlever la toute dernière partie qui laisse penser à une suite et permet d’entrevoir une solution, alors que finalement si vous ne pensez pas à une suite dans l’immédiat s’arrêter à « Qu’est ce que l’on va faire maintenant » serait parfait. Y‘aurait un côté Stephen King où pour le coup il n’y a pas d’issue négative ou positive.

Caroline Dubois : Merci beaucoup pour votre commentaire Bénédicte ! Je comprends ce que vous voulez dire, mais cette façon de finir est un choix qui incite le lecteur à imaginer sa propre suite ! Mais pourquoi pas ?

Wilfried Bonnin : Personnellement, le fait que Paul nous dise « j’ai bien une idée… il va falloir attendre un an. Du point de vue du lecteur on a une petite ouverture sur une issue positive. Alors que s’arrêter avant ce propos, c‘est permettre aux lecteurs de choisir : est ce qu’ils souhaitent que cela se finissent bien pour eux ou non ?

Maude Pirrelet : Je suis d’accord avec Bénédicte et trouve aussi l’allégorie omniprésente dans ce roman, ce qui lui donne une épaisseur supplémentaire.Par ailleurs, Wilfried pose une colle , il y a bien une suite au moins dans la tête de l’auteur…

Caroline Dubois  : Pour répondre à Wilfried, je trouve que c’est une bonne idée ! C’est une fin tout aussi ouverte sans laisser de questions arriver ! Merci Maude, je suis très heureuse de lire vos commentaires (j’ai peu de mots, d’ailleurs ça se voit !

Charlotte Bardon : Je partage l’avis des précédents lecteurs. On sent du travail. Les passages sont muris et l’auteur nous promène par le bout du nez…. pour nous dire une histoire mais aussi pour donner du sens au réel et à la diversité de la vie.

Benedicte Vidor : Je trouve aussi. Merci Charlotte, car il y a une véritable construction dans ce texte et l’auteur nous promène dans ce « château de carte » pour rebondir sur l’annonce du livre.

Caroline Dubois : Merci, encore merci ! C’est merveilleux de voir que mon livre peut plaire et que ce même avis soit partagé par plusieurs d’entre vous ! Merci !

Charlotte Bardon L’avis de Wilfried qui pense à une suite annoncée est intéressante car si ce n’est pas le cas, il faut modifier cet aspect.

Caroline Dubois  : D’accord, dans ce cas je pense que je modifierais et arrêterais, comme il l’a suggéré, juste avant le prologue.

Loic Duroy : Un roman que je qualifierai de « métaphysique » où l’absurde s’invite dans le réel comme langage de la parabole. On « marche » , on « court » alors bravo. Juste un bémol, les monologues intérieurs de l’héroïne manquent parfois de crédibilité. On ne sent pas toujours qu’elle a 14 ans et l’on a pas tendance à croire à son âge.

Benedicte Vidor : Un petit point que Loic montre du doigt. Je suis d’accord en effet.

Caroline Dubois : Merci ! Je comprends votre bémol, on me l’a déjà dit. Alors peut-être changer l’âge de l’héroïne, ce qui n’altérerait pas toute l’écriture.

Charlotte Bardon : Peut-être.

Benedicte Vidor : Peut-être en effet.

Caroline Dubois : De plus c’est une solution qui ne changerait rien à l’idée que je me fais de mon roman, c’est un détail qui peut éviter seulement un retrait pour le lecteur !

Benedicte Vidor : Quel âge aurait-elle ?

Caroline Dubois : Elle ne peut pas avoir plus de dix-huit ans car elle serait du côté des créatures (enfin, aux alentours de dix-huit, ça ne change pas à la majorité !) peut-être dix-sept ans comme Sam.

Charlotte Bardon : Elle serait plus en adéquation avec son langage.

Benedicte Vidor : Oui.

Caroline Dubois : Je comprends tout à fait, j’en prends note alors !

Voilà pour cette conversation ! Je posterais les avis (seuls) dans la page Pandore. Et je tiens à remercier encore une fois toutes ces personnes qui ont lu mon livre, pour leurs commentaires, leurs conseils et merci au Salon du Manuscrit !

Caroline. D

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2 réflexions sur “Discussion évènement : Manuscrits du vendredi

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