Réécriture – Jour 1

Bonjour à tous !

Comme prévu, je recommence les Journées d’écriture partagées sauf que cette fois-ci, cela concernera tout mon cheminement et mon travail sur la réécriture du Projet Elasia. Tout d’abord, il y a deux petites choses à savoir. Premièrement, j’ai 5 jours d’avance. J’ai décidé de commencer un peu plus tôt une fois que j’avais terminé ma préparation et j’ai gardé la date du 1er mai pour avoir un compte de jour plus simple ! Cela pour vous prévenir que si je parle d’un moment de réécriture à 22 h et que l’article a été publié en début d’après-midi, ce n’est pas parce que j’ai une machine à voyager dans le temps, mais seulement parce que j’ai pris de l’avance. ^^ Ensuite, la deuxième chose dont je voulais vous parler était que cette fois-ci, je ne me suis pas donnée d’objectif. Ni un nombre de scènes réécrites ou révisées à la journée, ni une date limite. Peut-être en fixerais-je une si je vois que je ne m’investis pas assez, histoire de me piéger moi-même, mais pour le moment ce n’est pas prévu. Ah oui, et dernière chose, je vous dis bonjour pour toutes ces Journées d’écriture à venir, car ce « Bonjour à tous » finira par me sortir par les yeux et ne plus être lu de toute façon ! 😉

Donc, qu’en est-il de ma première journée de réécriture ? Si je devais donner un seul mot pour la décrire, ce serait le stress. Pour vous expliquer dans quel état j’étais, j’avais décidé la veille que maintenant que tout était prêt, je pouvais commencer ma réécriture le lendemain, et j’avais tellement de stress que j’ai eu beaucoup de mal à m’endormir. J’ai trouvé ça fou ! J’avais peur de comment je pourrais m’en sortir le lendemain. Ce stress a continué le matin, j’ai cherché de nombreuses activités à faire soi-disant importantes pour remettre à plus tard ma réécriture. Je n’avais même pas commencé la réécriture que je la repoussais déjà, pas par manque d’inspiration ou par manque d’envie, j’étais juste stressée.

Tout au long de l’écriture du premier jet du Projet Elasia, l’une des principales phrases que je me disais lorsque je n’étais pas sûre d’une scène ou de certains mots était : de toute façon ce n’est que le premier jet, tu te rattraperas à la réécriture. Dès lors, je crois que j’ai commencé à accumuler la pression pour la réécriture et qu’elle m’est tombée dessus la veille. J’ai toujours cette peur en moi de louper totalement mon histoire et d’avoir passé des heures à travailler pour rien, toujours cette peur de ce que peuvent penser les gens. Parfois j’ai même l’impression que je la survends en disant que c’est l’histoire de ma vie. J’ai peur de placer la barre trop haut et de ne pas être capable d’arriver à la moitié. Bref, inutile d’en parler pendant des heures, j’avais peur, c’était mon état d’esprit, mais j’ai quand même réussi à écrire.

J’ai attaqué le prologue le matin avec plus ou moins de confiance. Le prologue dans mon livre représente une lettre écrite par « celui » qui a écrit ce livre à Elasia. Il introduit lui-même l’histoire, le personnage principal et le monde en très peu de phrases et je suis très attachée à cette lettre. Cette fois-ci, pour la réécriture, j’ai surtout essayé de bien transmettre la voix de mon personnage. Il est très âgé et je ne veux pas que l’on entende « ma voix » dans la sienne. Pour vous faire une idée de la voix que j’ai en tête, écoutez le début de cette vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=WQUgE01iEhs Certains la reconnaîtront ! 😉

Mon premier défi a donc été de transcrire correctement l’âge de ce personnage. Je crois que je ne saurais si j’ai réussi que lorsque je ferais lire mon livre aux bêta-lecteurs.

Mais voilà, ce prologue ne comptabilise même pas 500 mots et comme je l’aimais déjà avant de le réécrire, je n’avais pas l’impression d’avoir eu beaucoup à faire. C’est quand j’ai regardé le début du premier chapitre, la toute première scène que la peur a ressurgi de nouveau. Il y avait tellement de choses à changer ! En plus de cela, je savais que cette histoire ne pouvait commencer comme ça et je devais écrire quelques paragraphes avant de réécrire ceux déjà présents. Ce travail me ramenait directement aux premiers chapitres que j’ai tenté d’écrire. En été, j’avais réussi à dépasser mes doutes sur ce début de roman et à aller plus loin, mais je ne pouvais pas repousser éternellement l’écriture de ce chapitre. Il faudra bien qu’un jour je sois contente de moi et que j’arrête de dire qu’il y a encore des changements à apporter !

J’ai su que je n’arriverais pas à écrire en début d’après-midi et je sentais que je pouvais peut-être mieux réussir lorsque la nuit serait tombée. Je me suis dit que je pouvais toujours tenter le coup et que si je n’arrivais pas mieux à écrire le soir, je me forcerais le lendemain en pleine journée. Je sais trop facilement me manipuler moi-même, il faut que je sois vigilante ! ^^

Le soir est donc venu et la peur était toujours là. Pourtant, je n’avais pas envie d’aller me coucher avec le regret de ne pas avoir accompli la mission que je mettais donnée la veille. Donc, je me suis calée sur mon lit et j’ai essayé de faire confiance aux mots qui me venaient. Cela n’a pas été simple, mais j’ai fini par écrire. Quelquefois j’ai recommencé à douter de moi-même, mais je n’ai pas lâché le morceau. J’ai donc réussi à réécrire cette scène.

Celle-ci n’est pas terminée pourtant, car il faut que je la relise avec un esprit un peu moins engourdi par la nuit et que je la retravaille pour qu’elle me plaise et qu’elle soit lisible par les bêta-lecteurs. Ce sera donc mon prochain travail et j’espère ne pas trop me laisser submerger par le doute. Je dois croire au potentiel de mon histoire !

Je vous souhaite une bonne journée !

Bannière Caroline Dubois

{Images : SNAPPA}
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