Réécriture – Jour 12

Après avoir remarqué la veille que je n’avais pas assez employé la langue ancienne de mon monde pour les moments de parole d’Aïa, j’ai décidé ce jour-là de reprendre la lecture de mon roman depuis le début pendant qu’il en était encore temps. J’ai donc pris le chapitre 1 et j’ai fait défiler en m’arrêtant à chaque dialogue ou parole pour voir et décider s’il était mieux d’utiliser la langue ou bien si je laissais les mots tels qu’ils étaient.

Cette langue fait partie intégrante de cette histoire, tant que si je l’enlevais ou ne la représentais quasiment pas dans le livre, j’aurais l’impression qu’il me manquerait une partie essentielle au roman. Pour vous expliquer un peu plus cette partie, je mets le texte en langue ancienne dans le dialogue, comme s’il était compréhensible par tous, puis deux choix s’imposent à moi : soit je traduis dans le texte directement, me servant d’Aïa qui explique elle-même ses mots, soit je traduis la phrase dans une note en bas de page. C’est le meilleur moyen que j’aie trouvé pour pouvoir offrir une traduction sans que le lecteur soit obligé d’aller farfouiller dans un glossaire en fin de livre. Je pense donc qu’avec cette utilisation, je peux sans hésiter rendre le plus réaliste possible la façon de parler d’Aïa, qui fait des efforts dans la nouvelle langue, mais ne peut s’empêcher de parler sa langue naturelle. Mais je crois surtout que je me ferais une idée de cette utilisation lorsque les bêta-lecteurs liront mon roman. J’espère que cela ne sera pas dérangeant, ni désagréable pour la lecture de l’histoire.

Illustration jour 12

Pendant que je relisais mes trois premiers chapitres, j’ajoutais et changeais ce qu’il manquait à mon roman. En sachant que ma langue n’est pas encore terminée, certains mots n’existent pas encore, car je n’ai pas eu le temps de les créer. Donc cela ne m’a pas pris juste cinq minutes pour trouver quelques mots, mais beaucoup plus de temps. À chaque mot, je fais des recherches sur internet pour en connaître l’étymologie et apprendre la formation de ce mot. On découvre parfois que certains mots sont apparentés à d’autres et il faut faire avec. Je ne peux pas créer un mot si son origine en rejoint un autre et que ce dernier est totalement différent. J’ai besoin d’une certaine cohérence dans ma langue, c’est pourquoi la recherche et la création d’un seul mot peut prendre du temps.

Mais tout ce temps-là n’est pas perdu, car généralement ce sont des mots que je peux utiliser à nouveau et ce travail en amont me permet d’en gagner lorsque j’ai besoin de ce même mot une autre fois. Je les garde tous précieusement dans un fichier et je dois dire que si la recherche de mots n’existait pas sur un traitement de texte, il me faudrait adopter une autre organisation pour m’y retrouver : c’est un peu le fouillis ! Au tout début de la création de ma langue, j’avais commencé à les classer par ordre alphabétique mais cela prenait beaucoup de temps pour pas grand-chose.

En bref, je n’avais pas beaucoup d’éléments à travailler sur mon texte, mais le peu de mots que je devais créer m’a pris le même temps que pour réécrire deux à trois scènes. Je pourrai reprendre la réécriture demain en sachant que les précédents chapitres correspondent à l’idée que je m’en fais !

Le prochain chapitre m’inquiète un peu, car j’ai regardé rapidement le début et j’ai déjà une incohérence qu’il va me falloir corriger. La première scène va demander une grosse réécriture !

Je vous souhaite une bonne journée !

Bannière Caroline Dubois

{Images : Snappa}
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5 réflexions sur “Réécriture – Jour 12

    1. Bonsoir !

      Ma langue n’est pas encore complète, mais il y a effectivement des bases grammaticales, une conjugaison et une syntaxe bien particulière. Lorsque j’ai commencé à créer ses bases, j’ai surtout essayé de les rendre au plus proche du peuple de mon histoire, en allant au plus simple, à l’essentiel et au plus rapide.

      La forme des phrases, par exemple, ne signifiera rien pour nous, parce qu’elle est « contraire » à notre mode de vie, mais là-bas c’est différent. Ils attachent beaucoup d’importance à certains mots et moins à d’autres, c’est de cette façon que j’ai crée ma syntaxe, en partant de ce qui leur importe le plus vers le moins, tout en gardant une certaine cohérence.

      Ils ont une perception des mots plus profonde. Je vois qu’on perd beaucoup de sens en traduisant depuis leur langue vers la notre. Enfin… il n’y sûrement que moi qui remarquera cela ^^

      Je ne sais pas si ta question appelait un simple « oui », mais je t’ai écrit un roman, il faut croire que j’avais des choses à dire ! ^^

      Merci et bonne soirée ! 😉

      J'aime

  1. Quelle qu’ait été sa longueur, ta réponse m’aurait convenue 😉
    (oui… « Aline Wheeler » c’est moi… via mon téléphone, wordpress m’a obligée [quel tyran !] à me connecter à mon compte pour pouvoir poster ma réponse…)

    Merci pour ces précisions ! 😀

    Aimé par 1 personne

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