Carnet de Notes #10

Pour être tout à fait honnête, cela fait une semaine que je n’ai pas écrit, ni même penser à mon histoire. Si les débuts furent difficiles parce que je me sentais coupable de m’écarter de ce projet, maintenant je me rends compte à quel point cette pause est bénéfique pour moi et pour cette histoire.

Grâce à cette semaine, j’ai pu réfléchir sur de nombreux sujets, me remettre en question et comprendre le fond du problème, pourquoi je n’étais plus aussi enjouée à l’idée d’écrire. Ces derniers jours, j’ai eu une nouvelle idée d’histoire, mais celle-ci est particulière dans le sens que je ne compte pas la partager sur internet, ni à mon entourage, et je n’envisage encore moins la publication. J’avais déjà écrit une histoire comme celle-ci, comme une petit jardin secret où je m’autorise à écrire ce qu’il me plaît. J’occupais mes journées à penser à cette histoire, car je dois avouer que mes journées sans écriture me semblent bien vides. Et c’est à force de réfléchir à cette nouvelle que je me suis dit que finalement je pouvais peut-être la partager sur internet quand même, comme si je me sentais au fond obligée de faire une telle chose et alors même que cette idée m’est venue, j’ai commencé à douter de mon histoire, de mes personnages, de l’intérêt que pourrait porter les lecteurs à cette histoire. J’ai alors compris…

Je pensais très franchement m’être débarrassée de ce poids, celui du « je pense à la place du lecteur et je remets en cause tout ce que j’ai créé parce que j’imagine que de toute façon, cela ne leur plaira pas. » En repensant alors au Pacte du Magicien, je me suis rendu compte que ces derniers temps je me bridais de plus en plus. Je n’avais plus l’âme créatrice, car je ne cessais de penser aux lecteurs et à ce qu’ils peuvent attendre de mon histoire. Bien entendu, on sait tous que je ne peux pas deviner ce qu’ils attendent et je ne sais encore moins si mon histoire peut ne pas leur plaire tant qu’ils ne l’ont pas lu. Je suis bien trop critique envers moi-même et juge mon écriture de la pire des façons.

Cette nouvelle idée d’histoire importe peu dans le paysage de mes créations, mais hier soir j’ai recommencé à écrire et je me suis lâchée. Au départ, ce fut difficile parce que je voulais que les villes concordent avec la réalité, je ne cessais de chercher des informations pour rendre plus crédible mon histoire, mais au bout d’un moment je me suis dit « Lâche, bon sang ! Tu écris cette histoire pour toi. » J’ai alors mis de la musique et j’ai essayé de me concentrer simplement sur le flot de mots qui envahissaient mon esprit, essayant d’oublier les détails, la crédibilité, n’écrivant que ce qui me venait le plus facilement, ce que j’aimais. Je ne sais combien d’heures j’ai écrit, mais ça m’a vraiment fait du bien.

Je ne sais pas encore si je suis prête à revenir sur le Pacte du Magicien, je sens au fond de moi que je suis encore trop proche du jugement et du perfectionnisme. Je dois apprendre à m’autoriser le lâcher-prise, écrire sans m’imposer des contraintes et retrouver le plaisir simple de l’écriture.

Le chemin pour la résolution de ce petit défaut est encore long, mais maintenant que je connais le nœud du problème, il ne me reste plus qu’à travailler dessus et à faire en sorte de libérer ma créativité plutôt que de la brider.

Bannière Caroline Dubois

{Image : Snappa}

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