Un rêve de petite fille

Bonjour à tous !

Voilà un petit moment déjà que je ne suis plus venue par ici, par manque de temps, parfois par manque d’envie ou d’inspiration. Mais je pense que la réelle raison de mon absence était tout simplement que j’avais besoin de me détacher un peu de mon blog, de mon écriture. Si vous me suivez, alors vous savez peut-être que ces derniers temps, j’ai dû affronter de nombreux blocages et qu’il m’était bien difficile d’écrire.

Pendant toutes ces années, depuis que j’ai pris la décision de me lancer, de tenter une carrière d’écrivain en partant de rien, j’ai toujours abordé le futur avec beaucoup de positivité. Si la confiance n’était pas toujours au rendez-vous, je trouvais toujours en moi le courage de continuer à réaliser cette promesse que je m’étais faite un jour et qui était de réaliser mon rêve. S’il m’arrivait parfois d’avoir l’impression de manquer de force ou de créativité, je ne lâchais rien. Je m’accordais des pauses, toujours bénéfiques. Seulement, j’ai senti que cette fois était différente par rapport aux autres, car le manque de confiance était un peu plus fort. Je me sentais désorientée, fragile et je me suis rendu compte après quelques semaines que j’avais perdu la foi en mon rêve. Il faut dire que cela n’a rien de facile de miser sa vie sur un rêve, de tout donner pour essayer qu’il se réalise, mais c’est encore plus difficile lorsque la réalisation de ce rêve prend du temps.

Il faut d’abord accepter les baisses de moral, les blocages d’écrivain, il faut accepter les temps entre les écritures, les réécritures et les moments où le livre est entre les mains de premiers lecteurs pour obtenir leurs avis. Le temps passe et cela fait déjà quelques années que je me suis fait cette promesse et je crois que ces derniers temps, j’ai un peu perdu espoir en me disant que peut-être que cela n’allait pas réussir. En fait, le plus décevant pour moi était de me dire que tout pouvait mal se passer après tant d’années de travail. J’étais envahie par les idées noires, j’avais perdu la petite flamme de l’écriture et puis j’ai fini par me demander si j’étais encore faite pour cela. Sur le coup, ma petite voix s’est rebellée « Il ne faut pas abandonner. » De toute façon, abandonner est quelque chose d’impossible pour moi, donc je savais que je n’allais pas tout arrêter du jour au lendemain. Seulement, je ne trouvais plus ce courage ni cette passion qui avaient alimenté mon feu créatif pendant toutes ces années.

Je crois que j’ai surtout eu une prise de conscience comme quoi je n’ai aucun contrôle sur mon futur. On ne sait pas ce qui peut arriver et je me sentais impuissante, comme si je n’avais pas les capacités nécessaires ni qualités requises pour faire face à une telle montagne. Alors j’ai essayé de me donner du temps. Au départ, ce n’était pas simple, je culpabilisais énormément d’être à l’arrêt, parce que si je ne me bouge pas, comment mon rêve peut se réaliser ? J’avais l’impression de repousser un peu plus loin mes projets et je ne pouvais m’empêcher de me forcer à écrire ou à créer. Bien sûr, rien ne résultait de bon.

J’ai donc essayé par la suite de lâcher-prise totalement, ce qui fut dur, mais j’ai fini par y arriver, seulement je n’avais plus rien à faire. je me sentais démunie et j’avais l’impression de ficher ma vie en l’air, de totalement laisser passer ma chance. Mais j’ai tenu bon, parce que je savais que cette pause me serait bénéfique et qu’un jour, j’en gardais l’espoir, je retrouverais ce que j’avais perdu. Je ne savais pas quand, ni comment, mais je gardais espoir comme me l’aurait sûrement conseillé mon personnage principal de La Voix d’Origine.

Pendant cette pause, il m’est arrivé d’écrire, que ce soit sur d’autres histoires ou un peu sur Le Pacte du Magicien sans trop avancer dans le roman. Je voyais bien que ce que je pouvais écrire n’avait rien d’exceptionnel, mais cela me rassurait un peu. J’essayais à tout prix de me dire que je n’avais pas perdu la main, que mon envie d’écrire ne s’était pas envolée.

remember-why-you-started

Hier, alors que rien ne me prédestinait à penser à une telle chose, je me suis remémorée une phrase qui m’avait beaucoup touchée lors de mes baisses de morale : « Remember why you started. » Souviens-toi pourquoi tu as commencé. J’avais totalement oublié ces mots et ils me sont revenus à l’esprit hier, en pleine matinée et j’ai compris que c’était là que je devais creuser. Je devais rechercher pourquoi j’avais commencé. Pourquoi la petite fille de huit ans avait-elle décidé de devenir écrivain ? Pourquoi la jeune fille de quatorze ans avait retrouvé goût à l’écriture et a fini par écrire son premier roman ? Je devais alors chercher au plus profond de moi ce qui avait allumé la flamme, ce qui m’avait donné l’envie d’écrire et ce qui avait alimenté chaque jour ma créativité et mon envie de devenir écrivain.

Il m’est venu alors à l’idée de regarder une photo de moi à l’âge de huit ans, parce qu’il était peut-être plus simple pour moi d’avoir une image pour mieux comprendre ce qui m’était passé par la tête autrefois. Et cela a été libérateur. Parce que j’ai vu cette petite fille souriante, emplie de joie de vivre. Cette petite fille qui aimait inventer des histoires et qui les écrivait seulement pour se faire plaisir. Elle ne se posait pas de question sur la forme du texte, ni sur les mots choisis. Elle écrivait. Elle inventait.

Puis j’ai repensé à la jeune fille de quatorze ans qui lisait des histoires sur des blogs pour s’occuper le soir et qui a été bouleversée par l’écriture du fille un peu plus âgée. Je me souviens alors de cette boule d’émotion que j’avais en moi, à quel point ses textes me touchaient. À cette époque-là, j’ai eu envie de partager mes écrits et de bouleverser à mon tour des personnes par mon écriture.

Aujourd’hui, je ne sais pas ce que l’avenir me réserve. Je ne sais pas si je vais réussir, en tout cas je sais qu’à chaque échec, je me relèverai et je réessayerai. Je ne sais pas si je pourrais un jour toucher une personne avec autant d’intensité que cette jeune auteure a pu le faire pour moi, même si de jolis commentaires sur certains de mes récits me laissent comprendre que j’ai quelque chose au fond de moi qui transparaît dans mes livres. Oui, l’avenir est incertain, mais pour la première fois depuis quelques mois, j’ai la sensation d’avoir retrouvé l’espoir en mon futur. J’ai envie d’y croire. J’ai envie de croire à cette petite fille qui voulait devenir écrivain et je ne veux pas la décevoir. Je veux croire en cette jeune fille et faire de mon mieux, travailler mes textes, y mettre mon âme, pour que son souhait d’impacter les gens se réalise. Et plus que tout je veux croire en cette fille qui n’est pas très loin de moi, quelques années à peine, qui a décidé de miser sa vie sur son rêve. On ne sait pas ce que tout cela peut donner, mais rien que pour la force qui m’a animé autrefois et mes envies de réaliser mes rêves, je sais aujourd’hui que j’ai le courage nécessaire en moi pour aller un peu plus loin. Je peux continuer mon chemin, écrire, rencontrer à nouveau des obstacles, puis vivre des moments de joie. Mais rien que pour ces trois parts de moi, je dois aller jusqu’au bout, je dois y croire de toutes mes forces, car personne d’autre ne le fera pour moi.

Cela faisait longtemps que je n’avais pas écrit avec autant de cœur et cela fait beaucoup de bien. Je me sens soulagée d’avoir passé le tunnel et d’apercevoir enfin l’espoir et sa lumière. Je ne devrais plus tarder avant de revenir sur ce blog, je vais reprendre tout doucement mes repères et essayer de suivre mon cœur, plutôt que ma tête.

Je vous souhaite à tous des rêves à réaliser, qu’ils soient aussi forts que les miens et qu’ils vous donnent des ailes !

Je suis reconnaissante, merci !

Bannière Caroline Dubois

{Image : Snappa}

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