Lux Æterna – Écriture – Jour 8

Pour ce huitième jour, après une semaine d’écriture passée, j’ai repris mes habitudes tranquillement. On ne peut pas dire que la pression a disparu, pas comme je l’aurais souhaité, mais l’image que j’avais du chapitre à écrire était plus claire que les autres, je savais ce que je devais faire. Après, c’est toujours plus facile à dire qu’à faire, et si dans ma tête j’ai quelques idées, quelques mots, la reprise de l’écriture en tant qu’elle était un peu difficile.

Avec ce qu’il s’est passé ce week-end, je dois avouer que j’ai un peu peur que cela se poursuive ou me revienne. Je n’ai pas envie d’avoir à me forcer, ni de paniquer parce que je n’y arrive pas, et si je suis assez tenace, sur le moment, j’ai toujours l’impression d’être dépassée par les événements. Alors pour aujourd’hui, je me suis encore un peu mis la pression, regardant le nombre de mots par jour comme un objectif assez dur à atteindre.

J’ai commencé à écrire et j’ai commencé à voir que je passais trop vite sur les scènes, que j’allais manquer de mots pour ce chapitre. Malheureusement, je ne pouvais pas écrire comme je le sentais puis écrire la suite du chapitre  demain, car le chapitre même contient peu de scènes, mais ce n’est pas parce que les événements sont rapides que l’écriture doit l’être aussi. Je me suis un peu précipitée et sur le coup je me suis voulu, mais j’ai essayé de respirer, d’accepter ce que j’allais faire, que ce soit dépasser l’objectif ou ne pas l’atteindre, mais c’est quand même compliqué lorsqu’il y a un article derrière et des personnes qui suivent ton défi quotidien.

Ce chapitre était aussi compliqué à écrire, car il est très similaire au tout premier chapitre de cette histoire, on se retrouve presque dans un même lieu, avec presque le même déroulement, mais le contexte est différent tout comme l’enjeu. Alors je me mettais la pression parce que je savais que j’avais largement réussi la première fois, mais en plus, je ne pouvais pas faire pareil car ce serait trop simple et trop ennuyeux pour le lecteur. J’ai dû m’adapter et suivre mon intuition au fur et à mesure pour trouver de nouveaux éléments à introduire.

Je trouve qu’à l’image du début de chapitre, je suis passée trop vite sur cette scène, écartant trop les émotions que vit Aiden et comment il peut percevoir les choses à travers son regard d’enfant particulier, mais j’ai dû lâcher le morceau à un moment de donner et me dire que si je ne réussissais pas mon objectif aujourd’hui, ce n’était pas grave.

jour-8

D’ailleurs, hier soir, quand je réfléchissais à ma manière d’aborder la prochaine journée, j’essayais de trouver de bonne phrase pour me motiver ou pour me détendre tout simplement et me permettre de souffler au lieu de me mettre la pression. Et j’ai fini par me dire que je ne partageais pas ces journées quotidiennes pour m’obliger à réussir mon roman le plus vite possible, s’il doit être écrit en quatre mois plutôt que deux et demi, alors ce sera ainsi et au fond, pourquoi être ce que cela changerait ?

Mon objectif de mots par jour est simplement un indicateur de ce qu’il m’est possible de faire. Parfois cela ne sera pas le cas, mais je ne dois en aucun me mettre la pression parce que vous me lisez par la suite. Je partage ces journées pour me donner une raison de plus, chaque matin, de me lever et de me mettre devant mon ordinateur pour essayer d’écrire et d’avancer un peu plus dans mon roman. Mon objectif n’étant pas une règle, mais un petit plus qui peut me motiver par la suite si je réussis et m’aider à aller un peu plus loin chaque jour, mais si j’écris moins de mots ou pas du tout et bien je ne devrais pas en avoir honte.

Je crois qu’hier soir j’ai tout simplement compris que ces journées d’écriture ne devaient pas avoir pour rôle celui d’un fouet, mais d’un coup de pouce. Ce n’est pas là pour m’enfoncer, mais pour m’aider, me faire réfléchir et partager avec vous mon avancée. Les journées d’écriture partagées sont seulement là pour se dire chaque jour « Alors, où en es-tu dans ton roman ? » Et si un jour je n’y arrive pas, je ne dois pas culpabiliser, ni me blâmer. Je dois absolument relâcher cette pression car je ne vois pas en quoi elle peut être bénéfique pour mon histoire, mais je tenais à vous partager cette pensée car c’est aussi une façon pour moi de me dire « Ok, maintenant tu restes zen et tu écris quand tu peux. »

J’espère que je réussirais à mieux me relaxer, à taire ma voix d’angoissée et à avancer sur mon roman avec mes possibilités de chaque jour, avec mes humeurs et les événements qui changent parfois tout. En tout cas, je ferais de mon mieux et si mon mieux ce n’est rien, je ferais au moins un article pour vous en parler. Car contre toute attente, il est parfois facile de parler de rien !

2253 mots

Bannière Caroline Dubois

{Image : Pixabay}
Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s