Le bonheur d’écrire

Bonjour à tous !

Depuis que j’ai annoncé l’arrêt de l’écriture de Lux Æterna et le commencement de la réécriture, cela fait un certain moment, soit presque deux mois, que je n’ai pas pris réellement le temps d’écrire. Il faut dire que l’étape de la réécriture d’un roman est vraiment différente de l’écriture et il y a de nombreux autres éléments à prendre en compte, des étapes par lesquelles on passe, sur lesquelles on travaille avant d’en arriver à nouveau à l’écriture. Aujourd’hui, je suis en manque d’écriture, au point de ne plus savoir comment ça fait et de douter de ma propre facilité à écrire.

Lorsqu’on pense à un écrivain, si on n’a jamais soi-même tenter l’écriture, on a l’impression que son travail consiste uniquement à écrire et qu’à côté de cela il n’y a rien d’autre à faire, que ce n’est pas si difficile que ça et que n’importe qui pourrait le faire. Peut-être que n’importe qui pourrait le faire, mais être écrivain ne consiste pas en seulement écrire. Entre les recherches que l’on fait pour son roman, les planifications d’histoires ou de scènes, la création de personnages, les changements que l’on peut apporter en cours d’écriture et qui change tout ce qu’on avait prévu. L’écriture, être écrivain, c’est faire face à plein de petits travaux qui peuvent changer la qualité de son écriture, c’est faire face à de nombreux petits désagréments comme ne pas arriver à écrire quand on le doit et avoir envie d’écrire lorsque la situation ne s’y prête pas.

Il y a tellement à faire qu’il peut nous arriver, si on décide de se concentrer uniquement sur un roman, de traverser toute une période sans écrire. J’ai la chance d’avoir mon blog sous la main et que lorsqu’une envie d’écrire commence à me démanger, il me suffit de vous écrire un article. C’est facile, c’est pratique, ça me permet de garder la main d’une certaine façon et de pouvoir passer ce besoin en attendant de pouvoir goûter à nouveau à l’écriture de mes romans.

J’ai commencé à seulement écrire la semaine dernière. D’abord en commençant une nouvelle qui n’avait rien à voir avec La Voix d’Origine, parce que j’étais encore bloquée sur le plan de mon histoire et que j’avais besoin de me changer les idées. Lorsque j’ai commencé à écrire cette nouvelle, j’ai ressenti un bonheur immense, mais aussi un soulagement. J’étais soulagée de voir que ça me plaisait toujours autant, que c’était toujours aussi fluide pour moi d’écrire, que les mots s’enchaînaient, les idées également. J’étais soulagée de voir que cette période de non-écriture ne m’avait pas atteint et que peu importe ce que je pouvais traverser, j’aurai toujours l’écriture d’histoire sous la main. Qu’il y aurait toujours une place dans ma vie pour l’écriture et le bonheur que j’éprouve en écrivant.

Je ne sais pas pourquoi, une fois que je n’écris pas pendant un certain temps, je me mets à douter sur mes propres capacités, comme si l’écriture était un feu que j’entretenais en écrivant régulièrement et que, à force de ne pas pouvoir écrire lors d’une longue période, ce feu mourrait et qu’il ne me serait plus possible de le raviver. Mais cette idée est fausse.

Si au début la reprise est toujours délicate, on a à la fois très envie d’écrire, mais peur de ce qui peut arriver : est-ce qu’on va être assez doué ? Est-ce qu’on ne va pas avoir le syndrome de la page blanche ? On finit toujours par réécrire parce que ça nous rend heureux. Il est difficile de pouvoir décrire ce bonheur, mais j’imagine qu’il est le même pour tous les artistes qui n’ont pas eu le temps d’exercer leur art. Peu importe l’activité que l’on fait, la façon dont la création peut nous enrichir, ce que la réalisation peut nous apporter ; on le retrouvera toujours. Peu importe où nous sommes, peu importe l’âge que nous aurons, ça reviendra.

J’aime l’écriture de tout mon cœur, même si parfois il m’arrive de l’oublier, parce que ça fait bien trop longtemps que je n’ai pas écrit. Mais lorsque j’ai repris l’écriture de La Voix d’Origine il y a quelques jours, j’ai ressenti cette plénitude d’être là au bon endroit, d’écrire la bonne histoire et de faire tout simplement ce que je dois faire. Comme si, à ce moment précis, je n’étais pas dans l’erreur, ni à côté de ma vérité.

Si l’imagination d’histoires, de mondes, de personnages me suit chaque jour et que je ne suis pas prête de m’en débarrasser, l’écriture est quelque chose de plus versatile. Je ne suis pas de ces personnes qui réussissent à écrire chaque jour, ça m’arrive parfois, mais je donne de l’énergie à l’écriture plus qu’elle ne m’en rend. Il arrive quelquefois que je n’ai plus rien à donner à mon écriture et qu’il me faut du temps pour recharger les batteries pour y revenir. Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises façons d’aborder l’écriture. Il est conseillé d’écrire régulièrement, car cela nous permet inévitablement de progresser, mais il faut aussi prendre en compte notre façon de réagir face à l’écriture. Il n’y a que nous qui puissions savoir ce qui est bon pour nous.

Je sais qu’il me faut parfois des pauses, mais celle-là, à cause de mon travail sur la réécriture de La Voix d’Origine et de l’arrêt de Lux Æterna était beaucoup trop longue à mon goût. Je suis arrivée à saturation. J’ai besoin d’écrire, j’ai besoin de laisser mes mots s’exprimer d’eux-mêmes à travers une histoire, pas seulement sur un article, car c’est tellement différent. Écrire un article me permet de satisfaire mon besoin d’écrire et de m’exprimer directement, mais écrire un roman me permet de faire vivre peu à peu un monde, une histoire, des personnages. Faire vivre quelque chose qui n’existait pas quelques minutes auparavant et qui désormais peut exister dans l’esprit des autres. Avec mes articles, je partage mon quotidien, mes sentiments et ce que je traverse, avec l’écriture je donne quelque chose que j’ai imaginé et cette sensation restera à jamais la plus belle et celle qui me procure le plus de bonheur.

Et aujourd’hui, j’ai la chance d’avoir cette longue écriture qui se présente à moi et qui me permettra de repartir dans ce cycle de « j’ai envie d’écrire », « j’aime ça » et « j’en ai marre ». J’assume pleinement mon fonctionnement et je sais qu’il n’est que passager, il y a toujours un moment où le bonheur d’écrire revient à moi. L’écriture ne cessera de ne me surprendre, à l’image d’une vieille amie que l’on ne voit parfois pas pendant un temps, mais qui revient à vous pour vous soutenir, vous enrichir et faire de vous quelqu’un de complet et de meilleur.

En espérant que l’écriture vous apporte autant qu’à moi, je vous souhaite une bonne journée !

Bannière Caroline Dubois

{Images : Snappa}
Publicités

2 réflexions sur “Le bonheur d’écrire

  1. Bonjour ! Merci pour cet article, je me retrouve bien dans vos propos! Je voulais donc vous laisser un petit commentaire. J’écris moi-même, et j’ai déjà ressenti le doute de ne plus savoir écrire après une période creuse… mais aussi la joie procurée quand on écrit à nouveau. Les pauses ont parfois ça de bon qu’elles nous reconnectent avec l’essentiel, sans qu’on ait besoin de se forcer pour reprendre la plume. Il faut parfois nourrir notre imagination, la laisser se ressourcer, pour pouvoir écrire en pleine confiance par la suite. Bonne continuation à vous ! Edel-Weiss

    Aimé par 1 personne

    1. Merci pour votre commentaire ! En effet, il n’y a rien de mieux qu’une pause qui nous permet de nous enrichir et de revenir avec une énergie nouvelle et créatrice. Je suis bien d’accord, contente que mon article vous ait plu !

      J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s