Suivre son intuition

Bonjour à tous !

Nous ne savons pas d’où viennent nos idées, si elles apparaissent comme un miracle, si elles flottent dans l’univers et pourraient être captées par tout le monde, ou encore si elles nous appartiennent vraiment et ne sont pas en réalité le fruit d’une inspiration. Nous ne connaissons pas leur origine, mais nous avons tous fait l’expérience, que ce soit dans la création d’un roman ou dans un autre projet, de l’apparition d’une idée qui change tout et éclaire notre chemin.

Jusqu’alors, j’avais toujours suivi mon intuition concernant La Voix d’Origine. À travers cinq changements majeurs, j’ai toujours su au fond de moi que cette idée, malgré la surcharge de travail qu’elle m’apportait, était bénéfique pour mon histoire et que je devais la suivre, peu importe mes doutes et mes peurs. Ces derniers temps, je me pose beaucoup de questions concernant mon roman. C’est à peine croyable de se dire qu’il y a quelques mois, je pensais que ce roman était terminé, ne nécessitant que quelques petites modifications.

Le jour où l’on m’a dit et que j’ai enfin compris qu’il y avait un réel problème avec mon écriture, je ne savais pas encore tous les changements que cela créerait. Je vois aujourd’hui que toutes ces possibilités qui s’offrent à moi dans l’écriture de cette histoire sont une bonne chose, mais je dois vous avouer que j’ai un peu freiné des quatre fers dernièrement, parce que ça me faisait peur.

J’avais compris la nécessité de changer mon écriture, parce que celle-ci ne me ressemblait pas, mais depuis que j’ai pris la décision de réécrire entièrement mon roman, ce n’est pas seulement mon écriture qui change mais également mon histoire, mes personnages. C’est comme s’ils évoluaient sans mon autorisation, mais qu’ils changeaient plus vite que ma réflexion. J’ai le sentiment d’être dépassée par mon roman qui prend des tournures inconnues que je ne maîtrise pas. Jusqu’alors, pendant ces dernières années, j’avais toujours suivi mon intuition, parce que cela me paraissait la meilleure option possible, peu importe le morceau de route qui se rajoutait au bout du chemin.

Mais ces derniers temps, je me suis senti dépassée par toutes ces nouveautés qui apparaissaient un peu comme elles le voulaient et j’avais l’impression de perdre mon roman, sans savoir ce qu’il allait réellement devenir, mais également de me perdre un peu moi-même. Il faut dire qu’avant de prendre cette décision, je m’étais lancée dans un nouveau projet et que je crois en ce projet autant que je crois en La Voix d’Origine. Mais ce roman qui me suit depuis des années semble aller bien plus vite que moi. Pourtant, je commence à comprendre ce qui ne va pas.

Le vrai problème qui me suit depuis que j’ai pris cette décision n’est pas que mon histoire change, évolue. Si cela se fait, c’est parce qu’il y a une raison et je crois fortement au fait que ce n’est que pour aller vers quelque chose de mieux. Le vrai problème se situe en moi, tout d’abord parce que j’ai l’impression de trahir l’ancienne version de ce livre, mais aussi parce que j’ai terriblement peur du temps que cela va prendre. Je ne sais pas si c’est normal et que c’est dans ce sens-là que doivent aller les choses ou bien si c’est simplement ma peur de me lancer réellement dans l’aventure de la publication qui me fait repousser encore et encore ce projet.

Honnêtement, je ne crois pas. J’étais complètement prête à l’envoyer à des maisons d’édition il y a quelques mois, peu importait la peur que j’avais au fond de moi, j’étais prête à le faire. Ce qui s’est passé, c’est que je n’avais pas encore mis tout ce que je voulais vraiment dans ce roman et ça s’est tout simplement ressenti à la lecture. Personne n’est à blâmer, c’est comme ça qu’est la situation et je dois juste l’accepter.

Ces trois derniers jours et depuis que j’ai terminé le premier chapitre de mon roman, je suis confrontée à une autre intuition. Cette dernière ne rajoutera pas plus de travail, ni de temps pour la réalisation de ce livre, et heureusement ! Le souci, c’est que mon roman se métamorphose en quelque chose que je n’avais pas prévu. D’une, je ne sais pas si je serais à la hauteur et de deux, j’ai terriblement peur de me tromper.

Pour vous expliquer, j’ai écrit le premier chapitre de façon si naturelle que ça m’a même surpris. Ça faisait tellement longtemps que je patinais dans la semoule avec cette réécriture que c’en était presque trop beau pour être vrai. Pourtant, ça s’est fait. Mon premier chapitre a été écrit et je n’ai rien à redire sur lui (enfin… rien qui ne m’empêche de poursuivre plus loin). Mais dans ce chapitre, des sortes de flashbacks ont fait leur apparition. Dans la première version de mon roman, on apprenait le passé de mes personnages par le dialogue ou bien une narration très courte de leur histoire. Là, c’est une véritable plongée dans l’action d’un moment passé. Et ce chapitre, quand je le relis, me paraît tout aussi naturel que lorsque je l’ai écrit.

Lorsque j’ai commencé le deuxième chapitre, d’autres flashbacks me sont venus à l’esprit. Ça s’ancrait tellement bien dans le récit : on en apprenait plus, ça apportait une profondeur incroyable au récit. Puis mes peurs sont revenues à la charge. La peur de ne pas réussir à écrire ces nouvelles scènes que je n’avais jamais imaginées auparavant et qui s’invitaient au fur et à mesure dans mon histoire. La peur de ne pas avoir assez de souvenirs à raconter et de me retrouver sans eux au bout d’un certain temps.

Franchement, il y a encore quelques heures, je ne savais toujours pas comment faire et j’avais juste envie d’oublier ces flashbacks, mais le souci, c’est que je n’avance pas et que je vais à l’encontre de ma propre voix. Aujourd’hui, j’ai compris que peu importait la peur que j’avais en moi de me louper complètement sur ce changement, je n’ai jamais écrit de façon aussi naturelle que celle-là. Pourquoi ne devrais-je pas écouter ces faits plutôt que de m’inquiéter d’une situation qui n’est pas encore là ? Pourquoi devrais-je me forcer à écrire un chapitre d’une certaine façon, si mon cœur me dit de le faire d’une autre ?

Je n’ai pas la moindre idée de ce que mon roman va devenir et j’imagine qu’il a encore bien des surprises à me présenter, mais le fait est qu’aujourd’hui, je vois à quel point ces flashbacks sont importants pour mon histoire et ce que cela lui apporte. Aujourd’hui, j’ai besoin d’écouter mon cœur, mon intuition, au lieu des peurs et de mes réflexions pragmatiques. J’ai besoin de laisser mon imagination s’envoler, de ne pas me donner de limites parce que le roman pourrait être différent de son ancienne version.

Oui, j’ai l’impression de trahir cette première version, mais au fond de moi je sais que ce n’est pas l’histoire même qui va changer, mais sa forme. Si je regarde l’ensemble, je vois toujours mon histoire, celle que j’ai inventée et sur laquelle j’ai travaillé pendant de nombreuses années. Aujourd’hui, je dois accepter de suivre mon histoire là où elle veut aller, grandir avec elle et comprendre que si mon intuition m’engage sur ce chemin-là, c’est que je suis capable de le faire.

L’intuition est le meilleur des guides et je n’ai plus envie de douter. J’ai envie de voir où tout cela va me mener et si je me trompe, tant pis, c’est que je devais apprendre quelque chose de cette situation. Mais honnêtement, maintenant que je suis passée à autre chose, que je laisse mon roman sortir de sa chrysalide, je doute de mon échec. J’ai juste envie d’y croire.

Écoutez votre instinct, les amis, nous devrions toujours le suivre sans se poser de questions.

Je vous souhaite une très bonne journée !

Bannière Caroline Dubois

{Images : Snappa}
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