La Lecture des Écrivains | Autre-Monde

Bonjour à tous !

Me voici de retour sur mon blog pour vous proposer une nouvelle Lecture des Écrivains. Depuis que j’ai lancé cette nouvelle catégorie en mars 2017, on ne peut pas dire que j’ai fait beaucoup d’articles. Pourtant, je n’abandonne pas du tout cette catégorie et il faut que je retravaille sérieusement les quelques idées que j’aie à propos de thèmes et de livres que j’ai mis de côté pour vous les présenter assez régulièrement. Aujourd’hui, je reviens donc avec la saga Autre-Monde de l’auteur français Maxime Chattam. Si vous me suivez depuis un petit moment sur mon blog, vous savez que j’ai déjà parlé de cette série dans un autre article dans lequel je vous décrivais ma relation avec cette histoire et comment elle a évolué en même tant que moi et mes écritures. Si cela vous intéresse, c’est par ici !


Autre Monde, de Maxime Chattam

https://i1.wp.com/www.albin-michel.fr/multimedia/Article/Image/2008/9782226188632-j.jpg

Quatrième de couverture :

« Personne ne l’a vue venir. La Grande Tempête : un ouragan de vent et de neige qui plonge le pays dans l’obscurité et l’effroi. D’étranges éclairs bleus rampent le long des immeubles, les palpent, à la recherche de leurs proies… Quand Matt et Tobias se sont éveillés, la Terre n’était plus la même. Désormais seuls, ils vont devoir s’organiser.

Pour comprendre.

Pour survivre…

À cet Autre Monde. »

1 | Des méchants travaillés

Si vous ne connaissez pas encore cette série, il y a un point très important à retenir : les méchants sont nombreux et n’ont pas tous les mêmes buts. En cette phrase tient une des parties les mieux réussies selon moi de cette saga Autre Monde. Dans les romans jeunesses, le manichéisme est souvent bien trop présent. On nous donne de la notion de bien et de mal sans nuance et les méchants, parfois un seul et unique avec plusieurs personnages à son commandement, sont seulement mauvais et trouve leur plaisir dans le mal-être des protagonistes.

Dans cette saga, si tous les antagonistes ne sont pas nuancés comme on pourrait le voir dans le Trône de Fer, par exemple, ils ont tous une personnalité qui leur est propre et c’est ça qui change tout. Ils ont leur propre but : détruire un personnage, asservir une catégorie de personne, conquérir le monde… Et ces buts sont atteints. Voilà un autre point qui change par rapport à certains livres, mêmes pour adulte. Les « bad-guys » doivent gagner et c’est un détail que nous devrions utiliser bien plus souvent.

En résumé, nous devons penser nos méchants comme s’ils étaient les héros de leur propre histoire, que les protagonistes soient leur obstacle, mais ne gagnent pas toujours et que chaque personnage qui a une mauvaise intention doit avoir une personnalité propre qui ne tombe pas nécessairement dans le « mouahahaha, je suis méchant ».

2 | Des éléments du quotidien utilisés/transformés

Si vous créez un livre de fantasy ou bien fantastique, la saga Autre-Monde peut être une véritable source d’inspiration quant à la création de nouvelles choses. Car si les créatures, les lieux, les événements naturels semblent tous droit sorti du chapeau de l’auteur Maxime Chattam, cela ne l’empêche jamais d’utiliser des objets, des parties de notre quotidien pour les mélanger ensemble ou pour les assembler à quelque chose de plus surnaturel.

Pour vous donner deux exemples, le héros Matt part de chez lui avec une épée qu’il a reçue en cadeau et cette épée est la réplique de celle d’Aragorn dans le Seigneur des Anneaux. Ça n’a l’air d’être qu’un détail, mais c’est génial quand on y pense : qui ne voudrait pas vivre une aventure avec le même objet que son héros ? Et le deuxième point en rapport avec les créatures inventées, nous retrouvons par exemple la Comptecinelle qui est un coléoptère de la taille d’une maison et dont le nombre de point révèle la dangerosité de la créature.

Ce qu’il y a de bien dans ce procédé, en utilisant des choses du quotidien, c’est que ça permet aux lecteurs de faire de suite le lien avec ce qu’il connaît. C’est une façon de l’amener facilement dans le monde que vous créez sans totalement le dépayser, surtout si vous avez l’intention de créer beaucoup de détails pour votre monde. Cela permet de faire une entrée en douceur tout en vous permettant de libérer votre imagination. Ce sont de véritables références à notre monde, à notre réalité et ce n’est pas une mauvaise idée d’en faire plus souvent l’utilisation.

En quelques mots, nous devons observer notre monde et en retirer le meilleur pour nos histoires !

3 | Entretenir le suspens

La dernière chose que j’aimerais montrer de cette saga, et non des moindres, ce sont les fins de chapitres. Maxime Chattam a, comme dans ses autres romans, une facilité incroyable à donner envie de poursuivre son histoire sans vouloir l’interrompre. Les fins de ses chapitres ont quelque chose de soudain qui nous fait nous interroger ou bien nous fait nous inquiéter pour les personnages.

Les fins de chapitres qui peuvent nous donner envie de tourner la page sont multiples et il n’est pas le seul à utiliser de cette technique pour garder le lecteur en haleine, mais c’est un point que je voulais relever. Dans chacun des tomes d’Autre-Monde, même lorsque celui-ci me plaisait moins que les autres, j’avais toujours cette envie de poursuivre parce que le suspens était entretenu. Les éléments importants, les révélations sont apportés au compte-goutte pour nous donner envie de lire la suite. Son suspens est travaillé, mieux, il est maîtrisé.

Je pense que c’est un point auquel on pense, mais pas assez souvent. Dans mon cas, c’est ainsi que je fonctionne : je vais découper mes chapitres selon certaines révélations, certains événements, mais je pense rarement à maîtriser ce suspens et à le travailler comme je travaillerais des scènes ou que je mettrais en avant un personnage. Le suspens est comme un personnage à part entière qu’il ne faut pas négliger.

Nous devrions avoir une sorte de chronologies des événements importants ou des révélations et faire que les scènes s’adaptent à eux, plus que le contraire.


Cette série a suivi mon parcours d’écrivain, elle m’a beaucoup inspirée et m’inspire encore aujourd’hui. C’est une série riche en détails et du point de vue de l’écriture, du travail réalisé sur toute cette saga, il y aurait de quoi discuter en plusieurs articles tant il y a d’aspects intéressants à analyser. Maxime Chattam est un auteur que j’apprécie beaucoup et je reste toujours admirative de ses romans, peu importe le genre ou le thème traité, car il est une véritable source d’inspiration pour devenir meilleur dans ce qu’on fait !

Bannière Caroline Dubois

{Image : Snappa / Albin Michel}

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