Le Pacte du Magicien est terminé !

Bonjour à tous !

C’est avec un plaisir immense que je vous annonce que j’ai terminé la première version du premier tome du Pacte du Magicien ! C’est un grand pas dans l’univers de cette série qui sera composée à minima de quatre tomes. Difficile pour moi à l’instant de trouver les mots, car je baigne dans une euphorie et un grand soulagement, mais je voulais vous partager ce moment, parce que c’est une étape merveilleuse dont je ne me lasserai jamais.

Terminer un roman, c’est d’abord un plaisir, parce qu’on est venu à bout de toute une histoire qu’on avait en tête, faisant de notre mieux pour présenter des personnages et les faire évoluer. Ensuite, c’est un soulagement, tout autant qu’une fierté, de savoir que le roman est là même si imparfait, mais qu’il est terminé et que tous ces jours où écrire étaient plus difficile, où l’inspiration n’était pas là, sont enfin derrière moi pour un temps. J’ai réussi à écrire et à dépasser cette peur qui m’était revenu il y a peu, quant à savoir si j’étais à nouveau capable de terminer un roman.

Écrire le mot « Fin » (ou dans mon cas À suivre…) est aussi libérateur, car même si je suis attachée à mes personnages, terminer un livre me permettra de poursuivre mes autres projets et de pouvoir quitter l’espace de quelques mois l’univers de cette série. Aujourd’hui, le Pacte du Magicien se termine en beauté avec un peu plus de 110 000 mots à son compteur, découpé en 20 chapitres. Je savais dès ce matin que je conclurais ce roman dans la journée, même si le défi était de taille. Il me fallait écrire un peu moins de deux chapitres entiers, ce qui représente quelque chose comme 8000 mots, soit un peu moins de trois jours d’écriture, mais j’étais déterminée à le faire. Je me suis octroyée de nombreuses pauses, me donnant la liberté d’aller à mon rythme pour me permettre de réaliser ce défi et c’est ce que j’ai fait.

J’ai adoré cette expérience, cette histoire, parce que si elle diffère un peu de ce que je peux écrire habituellement, elle m’a changé les idées, m’a permis de renouer avec l’écriture d’une grande façon. Je sais maintenant que je suis capable d’écrire tous les jours, sans objectif particulier, mais seulement en donnant une chance à mon histoire de progresser. J’ai commencé l’écriture du Pacte du Magicien au tout début du mois de juillet et nous nous retrouvons en août, avec tant de mots écrits, sans que cela est été une véritable difficulté.

J’ai un plus grand souvenir de ce qu’a été l’été 2015, lorsque j’ai écrit une grande partie de La Voix d’Origine et je me souviens de combien c’était difficile. J’arrêtais pendant quelques jours, j’écrivais très peu parfois. Alors que cette écriture, cet été, s’est révélée beaucoup plus facile. Je me faisais confiance, je suivais mon instinct et j’ai seulement suivi mon envie d’avancer dans l’histoire, de faire vivre ses personnages et de terminer ce premier tome de ma toute première série de livres.

Je n’ai pas envie de lâcher cette motivation aujourd’hui, je n’ai pas envie qu’elle me quitte et je sais que je dois garder les pieds dans mes histoires, quoi qu’il arrive. Parfois, quand je n’avais pas d’inspiration, je me demandais alors d’écrire seulement une phrase. Je me suis tout simplement demandée de ne pas abandonner avant d’avoir essayé, parce que finalement, c’est ce que je faisais tout le temps. J’arrivais devant mon ordinateur, je sentais que l’inspiration était absente et je ne cherchais pas à faire quelque chose, à me mettre dans l’action. Et l’action d’écrire s’est révélée inspirante ces dernières semaines, parce que c’est cette action qui m’a permis d’avancer et d’écrire parfois plus que mon quota de mots habituels, alors même que j’avais mal démarré la journée. Mais plus que tout, si j’ai besoin de garder cette motivation, j’ai envie d’appliquer cette expérience à La Voix d’Origine.

Comme vous le savez probablement si vous me suiviez il y a quelques mois, La Voix d’Origine me pose quelques problèmes depuis que j’ai lancé sa réécriture totale. Depuis que l’on m’a dit que mon écriture avait un problème, je me suis bloquée et j’ai vite perdu possession de mes moyens. La confiance en mon écriture revenait parfois, mais repartait aussi vite. Je n’ai pas écrit d’une telle façon comme j’ai pu le faire sur le Pacte du Magicien depuis des mois et cela a été aussi libérateur.

En plus de savoir que je vais pouvoir me lancer à nouveau dans La Voix d’Origine sans mes anciennes peurs, j’arrive avec un nouveau bagage acquis ces derniers mois. Quelques révélations, des idées, mais surtout une pensée qui m’apporte une grande sérénité et que je vais m’empresser de vous partager. Ce n’est pas une sorte de citation qui pourrait être inspirante pour vous, je le crains, ça m’a libéré d’une pression que je m’étais posée sur les épaules lorsque j’ai appris que mon écriture dans ce roman pouvait être un problème. J’avais donc décidé de tout réécrire, de prendre une page blanche et de laisser venir d’autres mots. Mais quoi de plus paralysant de revenir à la case départ alors que tout un roman existe, peut-être imparfait, mais bien vivant.

Ce que j’ai pu apprendre ces derniers mois m’a permis de comprendre que je pouvais retravailler mon écriture, que c’était un défi très réalisable, mais plus concret que celui de tout réécrire. Je sais à quelle tâche ardue je m’attaque, parce que depuis j’ai eu de nombreuses idées qui chambouleront beaucoup le matériaux principal, mais je sais où je m’en vais. Je ne suis peut-être pas dénuée de peurs, mais mon chemin est éclairé et je peux avancer. J’ai accepté mes peurs grâce à l’excellent livre dont je vous ai parlé sur Instagram : Comme par magie d’Elizabeth Gilbert. (Par ailleurs, en ce moment, je suis entourée d’auteures se nommant Elizabeth, des femmes qui m’inspirent vraiment. Ça m’encourage à avancer, sans trop savoir pourquoi).

Ce livre m’a permis d’accepter que La Voix d’Origine n’allait peut-être pas être parfait, que des gens trouveront à redire de toute façon, mais que je ne devais pas me limiter, ni même empêcher cette histoire de vivre au grand jour parce que j’ai ces peurs-là. Je crois que je suis prête à réécrire, à décortiquer mon histoire, à reprendre mes notes, à travailler mes personnages et à réécrire des scènes en entier s’il le faut, mais je peux reprendre ce qui existe et le perfectionner. Je vais essayer de polir mon roman pour lui donner un nouvel éclat. Je dois avoir assez confiance en moi pour croire que j’ai assez de talent pour faire disparaitre les lourdeurs d’écriture.

En ce jour, je suis remplie de bonheur, de soulagement par la fin du premier tome du Pacte du Magicien, mais je suis aussi animée par l’espoir des jours à venir et du travail sur La Voix d’Origine qui s’annonce. Ce livre arrivera dans vos mains un jour, je l’espère de tout mon cœur et je vais faire de mon mieux pour que cela se réalise.

Je vous souhaite une bonne journée !

Bannière Caroline Dubois

{Images : Snappa}
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