Tout n’est peut-être pas perdu, de René Arcos

Bonjour !

Aujourd’hui je reviens avec la catégorie Inspiration, ce qui me semble assez ironique car je n’ai pas eu assez d’inspiration pour vous écrire un article ! Ce poème me tourne autour depuis plusieurs années au point qu’il m’a inspiré une phrase très importante dans La Voix d’Origine. Elle est le point d’ancrage de ce monde, comme une clé vers toutes les possibilités de cet univers. Je ne me souviens plus quand j’ai découvert ce poème, mais une chose est sûre, je ne suis pas prête de l’oublier. C’est aussi ce pourquoi je vous le partage aujourd’hui.


Tout n’est peut-être pas perdu
Puisqu’il nous reste au fond de l’être
Plus de richesses et de gloire
Qu’aucun vainqueur n’en peut atteindre;

Plus de tendresse au fond du cœur
Que tous les canons ne peuvent de haine
Et plus d’allégresse pour l’ascension
Que le plus haut pic n’en pourra lasser

Peut-être que rien n’est perdu
Puisqu’il nous reste ce regard
Qui contemple au-delà du siècle
L’image d’un autre univers.

Rien n’est perdu puisqu’il suffit
Qu’un seul de nous dans la tourmente
Reste pareil à ce qu’il fut
Pour sauver tout l’espoir du monde.

Tout n’est peut-être pas perdu,

de René Arcos (1919)

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Si… de Rudyard Kipling

Bonjour !

Une nouvelle petite catégorie fait son apparition : Inspiration. Il y a des textes, des citations qui m’inspirent et j’aimerais vous les partager. Je ne posterai pas tout le temps dans cette section, parce que je ne veux pas que mon site devienne un blog à citation. Ce sera rare et ce sera bien.


Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;

Si tu peux être amant sans être fou d’amour,
Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre,
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;

Si tu peux supporter d’entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d’un mot ;

Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois,
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère,
Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;

Si tu sais méditer, observer et connaitre,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maitre,
Penser sans n’être qu’un penseur ;

Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant ;

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,

Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis,
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire
Tu seras un homme, mon fils.

Si… de Rudyard Kipling

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