Carnet de Notes #19

Ces derniers jours, j’ai pu avancer sur le tome 2 du Pacte du Magicien comme je le souhaitais. Si je n’ai toujours pas commencé l’écriture, il me fallait déjà reprendre le plan que j’avais fait il y a plus d’un an. Mes personnages ne sont plus ce que j’avais imaginé lorsque j’ai planifié entièrement cette série. Adrielle a beaucoup changé, tout comme l’image que je me faisais de cette histoire, de son ambiance et de ses lieux. Si je reste sur la même intrigue, beaucoup de détails ont dû changer. Et c’est ce à quoi je me suis attelé aujourd’hui, à créer un nouveau plan, plus flexible et aéré pour me permettre d’imaginer en cours d’écriture ! J’ai pu terminer ce plan et j’en suis très satisfaite pour le moment. Beaucoup de scènes et même des chapitres ont disparu, laissant place à une synthèse des meilleurs moments pour créer un roman plus dynamique. On verra comment le tout se comportera une fois que je passerai à l’écriture !

Mais bien avant de reprendre ce plan, je me suis retrouvée face à un personnage qui me posait problème. Étant le protagoniste de ce deuxième tome, je trouvais en relisant mes vieilles fiches qu’il était beaucoup trop « méchant ». J’ai toujours su quels étaient ses buts et quel était son plan pour réussir, mais je n’ai jamais compris pourquoi il était comme ça. En fait, je ne m’étais jamais posé cette question ! Il faut dire aussi que je ne pouvais pas non plus tout imaginer il y a un an. Entre les intrigues, les personnages et leurs propres histoires, il y avait forcément des creux qu’il me faudrait un jour remplir. Et pourtant, ça a été plutôt étrange de rencontrer ce personnage et de ne pas le connaître vraiment. J’avais besoin d’un passé qui l’humaniserait. Je ne souhaite pas que l’on s’attache à lui, mais que l’on comprenne pourquoi il est devenu comme ça. Il ne s’est pas levé un matin pour devenir méchant. Et pendant quelques jours j’ai cherché à connaître son passé que je ne voulais pas tragique. Je voulais autre chose tout en me permettant de m’éloigner de ce que j’ai déjà pu faire dans mes autres histoires.

C’est un soir, sans que je comprenne pourquoi, que m’est venue la bonne idée. Il me semble que j’étais sur Pinterest à regarder toutes sortes d’images pour provoquer mon imaginaire et me permettre de trouver une histoire plausible et intéressante à suivre. Finalement, j’ai vu défiler le passé de mon personnage, l’événement qui l’a fait devenir « méchant » et tout ce qui s’en suivait. Ce que j’ai particulièrement aimé, c’est que sa propre histoire venait étoffer ma série et l’histoire d’un personnage avec qui il est en lien. Les pièces du puzzle se rassemblaient d’elles-mêmes !

Aujourd’hui, mon plan est fait et j’ai accueilli quelques chapitres « hors de l’histoire » où l’on va suivre des morceaux du passé de ce personnage, nous permettant ainsi de découvrir deux facettes de sa personnalité. Je vais probablement commencé l’écriture demain et j’ai hâte de voir ce que mes personnages me réservent ! ^^

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Carnet de Notes #18

Si je passe régulièrement sur mon blog pour vous proposer des articles, voilà cinq mois que je n’ai pas remonté le Carnet de Notes et par conséquent, cela fait un moment que je ne vous ai pas parlé de mes projets en cours. Où est-ce que j’en suis ?

Dernièrement, vous avez tous vu que j’ai terminé le premier jet du Pacte du Magicien et que j’étais plutôt motivée pour reprendre La Voix d’Origine. Aujourd’hui, on ne peut pas dire que l’avancée fut fulgurante. Bien que cela puisse parfois me gêner, voire me faire culpabiliser, je n’ai pas envie de mentir et je trouve toujours intéressant de connaître la vérité sur le quotidien des auteurs. Si je suis toujours en phase avec La Voix d’Origine et que j’ai toujours envie de terminer ce roman, je sens qu’il manque quelque chose. La raison me faire dire que ça devient n’importe quoi et qu’il serait temps d’avancer, et puis mon cœur me demande de faire confiance et d’attendre le temps qu’il faut. De toute façon, tant que je me force par pression ou par impression de « devoir faire » cela ne m’amène pas à terminer ce projet pour autant.

Mon roman atteint une maturité et une expérience que je n’ai pas acquises pour le moment et j’ai besoin de me donner ce temps. C’est pourquoi j’en viens aujourd’hui à m’autoriser ce temps, à me dire que ce n’est pas grave si ce n’est pas le premier roman que j’envoie aux maisons d’éditions.

En me donnant cette autorisation, mon esprit libre me donne envie de réécrire Le Pacte du Magicien et de poursuivre avec le tome 2. L’écriture sur ce livre est beaucoup plus simple car elle correspond exactement à ce que je suis et ce que j’ai envie de créer en ce moment. Et si c’est ce roman qui est envoyé en premier aux éditeurs, c’est bien aussi. Je dois me détacher de ce plan que j’ai établi il y a plusieurs années déjà et suivre plutôt mon intuition au jour le jour. Les plans sont faits pour évoluer, même dans la vie !

Je pense revenir rapidement vers vous pour vous parler de l’avancée du Pacte du Magicien, car je ressens le besoin de parler un peu plus de mes projets, même si cela n’effacera en rien les autres articles !

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Carnet de Notes #17

Cela va faire près d’un mois que je ne suis pas revenue sur mon blog, respectant mon souhait de prendre du recul et de me laisser une chance de me concentrer un peu plus sur l’écriture de mes romans que sur mes articles. Mais aujourd’hui, j’ai envie de revenir pour vous partager ma belle avancée et ma sérénité du moment.

Si les deux premières semaines suivant mon article L’été arrive… je n’ai pas pu écrire pour cause de travaux et de temps passé avec ma famille, cette semaine a été sous le signe d’une écriture productive ! Pour vous faire un bref résumé, j’avais décidé de suspendre l’écriture de La Voix d’Origine pour retrouver ma véritable envie d’écrire et pour m’amuser plus que « travailler ». J’étais donc passée sur Le Pacte du Magicien pour lâcher prise et écrire quand l’envie me prenait. Aujourd’hui, je suis restée fidèle à ma décision et je travaille toujours sur ce roman que j’avais mis de côté en fin d’année 2016.

Aujourd’hui, j’en suis au chapitre 6 et je suis très heureuse de vous partager cette avancée. Très vite, je me suis rendu compte que je n’arriverais pas à faire de petits chapitres comme je l’avais souhaité, car j’avais beaucoup de choses à dire et donc mes chapitres sont assez conséquents même si leur taille reste correcte. J’avance par paquet de deux mille voire trois mille mots par jour sans que cela soit difficile ou que j’ai l’impression de les ramener du fin fond de l’espace. Je m’impressionne moi-même par la facilité que j’ai d’écrire, mais finalement je suis plus sereine qu’enjouée.

En fait, j’ai le sentiment de vivre enfin ce que je souhaitais depuis un long moment, pouvoir écrire sur plusieurs heures, la tête plongée une bonne partie de la journée dans mon roman. J’ai de l’énergie à revendre et une fois que j’ai commencé à écrire, je ne m’arrête plus. Depuis le début de semaine, j’écris près d’une moitié de chapitre par jour et j’ai dépassé le stade où j’en étais lors de la première écriture du Pacte du Magicien. Les choses me sont faciles en ce moment et, plutôt que de chercher la petite bête et tout gâcher, je profite du moment présent, de ces instants qui me sont offerts.

Je ne me donne pas d’autres objectifs que de consacrer un peu de temps à mon roman tous les jours. Notamment, en ayant en tête les bons mots de l’écrivain Lionel Davoust dans un de ses excellents articles :

« Tu n’as aucune obligation de résultat, seulement une obligation de moyens :
te mettre devant le clavier »

Et c’est ce que je fais. Je ne m’oblige pas à sortir un nombre de mots, ni même à avoir un quelconque résultat. Je cherche simplement à me plonger dans mon histoire un peu chaque jour. Mais plus les jours passent et plus l’envie d’écrire grandit en moi. Aujourd’hui, j’avais un léger doute quant à ma capacité à écrire. Je me suis dit que j’avais peut-être eu de la chance (oui, j’ai fini par chercher la petite bête) et que cela n’allait pas toujours fonctionner. Finalement, je me suis dit : « Essaie » Je n’avais pas besoin de réussir, j’avais juste besoin d’essayer, de me remémorer l’ambiance dans laquelle je vis ces derniers jours et d’écrire quelques mots pour offrir une chance à mon histoire d’exister un peu plus.

Voilà où j’en suis aujourd’hui, heureuse et sereine d’avancer de façon productive et créative dans mon roman. Mes personnages prennent de l’ampleur, certains se révèlent alors qu’ils devaient rester en retrait, d’autres deviennent plus fascinants que je ne l’avais imaginé.

Une histoire prend vie et j’ai seulement envie que cela continue.

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Carnet de Notes #16

Vous allez probablement penser que je suis cinglée et à juste titre, j’ai pensé ça de moi pendant quelques minutes, mais avec le sourire aux lèvres d’avoir agi de cette façon. Qu’est-ce qui se passe, me direz-vous ? Eh bien, après avoir passé des semaines, si ce n’est des mois, à essayer de planifier la nouvelle version de La Voix d’Origine, j’ai décidé de tout effacer ce plan.

Pour tout vous dire, ça fait un bon moment que je n’arrive pas à poursuivre, quelque chose me bloque et je n’arrive pas à savoir quoi. En même temps, j’ai des idées plein la tête, mais je reste bloquée quand il s’agit de continuer mon plan. Jusqu’à hier soir, je ne savais pas pourquoi j’agissais de cette façon, je n’arrivais pas à comprendre comment je pouvais être bloquée en ayant autant d’idées pour mon histoire. C’est alors que j’ai repensé au 5 avril 2015. En toute vérité, je me souviens de cette date uniquement parce que j’ai publié une photo à la suite de ce que j’ai fait sur Instagram. 😉

Bref, à cette époque, je n’avais encore jamais réussi à dépasser le chapitre 4 de La Voix d’Origine et je ne cessais de les réécrire encore et encore. Et j’avais lu une fois une citation, que je n’ai pas réussi à retrouver, mais je me souviens qu’elle disait que si nous avions un blocage, il valait mieux effacer ce que nous avions déjà écrit. Je ne connais plus les termes exacts, mais à cette fameuse date, je m’en suis souvenu et j’ai su ce que je devais faire. J’ai pris tous mes fichiers de mon histoire, tous les essais, les morceaux de texte que je gardais pour les réutiliser, les fiches de personnages, de peuples. Tout est passé à la corbeille. Puis j’ai fait la même chose avec tout ce que j’avais imprimé : les archives que je gardais dans un coin au cas où j’en aurais besoin. Je les ai fait brûler. Sur le coup, ce fut un moment assez paralysant, tout le travail que j’avais pu fournir, tous mes petits brouillons, tout ce sur quoi je me reposais depuis quelques mois, tout était parti. Je n’avais plus rien, hormis ce que j’avais en tête. Et croyez-moi ou non, c’est plus libérateur que ça en à l’air.

À ce moment-là, j’ai compris que je me basais trop sur ce que j’avais déjà écrit, comme si je ne croyais pas assez en moi pour représenter l’univers que j’avais dans ma tête. Comme si je n’étais pas assez douée pour écrire à nouveau sans béquilles. Ne plus rien avoir sous la main m’a permis d’avoir de merveilleuses idées qui sortaient complètement de tout ce que j’avais déjà écrit et c’est ce qui m’a permis de me lancer dans l’écriture en juillet 2015, sans m’interrompre au chapitre 4.

Aujourd’hui, non, je n’ai pas tout effacé comme j’ai pu le faire. Je crois que je n’aurais pas survécu si j’avais fait cela tant mon histoire a avancé et évolué dans le temps, j’ai maintenant plus d’informations sur l’ordinateur que je ne les ai en tête, parce que c’est assez difficile de se souvenir de tout ! Ce que j’ai fait aujourd’hui, dans un accès de folie, c’est de prendre ce plan que je me traine depuis des semaines et je l’ai effacé. Là, à l’heure qu’il est, je n’ai plus de plan, hormis celui que j’ai dans la tête.

Pourquoi ai-je fait cela ? Parce que je n’ai pas besoin de plan. Ça fait combien d’années que j’ai cette histoire en tête ? Quatre ans. Et depuis tout ce temps, je doute encore de ma capacité à raconter cette histoire que je connais par cœur ? Pourquoi me faudrait-il un plan, scène par scène ? Si c’est ce qui m’a aidé à surmonter mon blocage du « chapitre 4 » la première fois, ce n’est pas une raison pour que cela me soit utile une deuxième fois. Aujourd’hui, j’ai besoin de libérer ma créativité. Je ne cessais de bloquer sur le nombre de mots par chapitre, ne sachant pas ce qu’il valait le mieux. Hier soir, je me suis dit que je ne le saurais jamais tant que je n’écrirais pas et que si je me basais uniquement sur mon plan, alors mon instinct serait écarté de l’écriture. Je n’ai pas envie de reproduire la même erreur que la première fois : une écriture trop cérébrale. On a besoin d’un minimum de plan pour écrire son histoire, pour savoir ce qui s’y déroule, pour réussir à placer toutes les intrigues, mais une fois qu’on a fait cela, il faut se faire confiance. Je connais le plan, il est dans ma tête. Hier soir, j’ai fait dérouler mon histoire mentalement et toutes les nouveautés que j’avais ajouté à mon plan y étaient présentes. Aujourd’hui, j’ai simplement besoin d’écrire et de faire vivre mon histoire, mes personnages, mon univers et arrêter de croire que je ne suis capable d’écrire que si j’ai mes béquilles.

On verra bien ce que cela donnera. Je suis pourtant confiante, je n’ai pas fait ce geste au hasard, mais de toute façon, je n’ai plus de plan au cas où je me serais trompée ! Je ne peux compter que sur ma mémoire et mon imagination et je crois que ce sont les meilleurs alliés d’un écrivain ! 😉

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Carnet de Notes #15

Voilà déjà un certain temps que je suis en pleine re-planification de mon histoire et je dois l’avouer, cela me prend un plus plus de temps que je ne l’avais prévu. Il faut dire que je n’ai pas envie de me planter, de faire à la va-vite ou de trop me baser sur ce que j’ai déjà fait pour finalement être déçue. J’essaye alors de regarder chaque chapitre en détail, de les couper et les remplir comme il le faut, de bien choisir la dernière scène… En bref, j’essaye de faire dans le détails, mais ce genre de choses prend du temps.

Il y a quelques jours encore, j’étais bloquée sur un passage de mon histoire dans la première partie. Dans cette deuxième version de mon roman, j’ai décidé de changer un tout petit peu de narration. Pas de grand écart comme de passer de la troisième à la première personne, mais seulement quelques détails qui ont finalement leur importance. Pour vous expliquer, j’avais écrit mon histoire comme si c’était quelqu’un d’autre qui la racontait. Je pense par ailleurs que c’est à cause de ce choix que mes lectrices n’ont pas retrouvé ma voix, mon écriture. Je me suis tellement accrochée à l’identité de ce personnage écrivain que cela sonnait faux.

J’ai longuement hésité à l’enlever, j’adore ce personnage et j’aimais ce qui le poussait à écrire cette histoire. Mais après de mûres réflexions j’ai compris que si je voulais apporter un souffle nouveau à mon récit, écrire avec ma propre voix avec plus de fluidité, je ne devais pas passer par un autre narrateur et rester l’unique « maître » de cette histoire. En enlevant ce personnage de l’équation, certaines choses changent. Lui ignorait certains détails de l’histoire, ne les apprenait que plus tard (en enquêtant) ou jamais, et j’étais constamment obligée de passer par des recours un peu « tirés par les cheveux » pour réussir à raconter ce que je voulais dire. Par exemple, je faisais en sorte qu’un personnage dont on devait apprendre quelque chose, ait eu le temps de se confier à quelqu’un avant de mourir. S’il était mort, le narrateur ne pouvait effectivement pas l’interroger sur sa vie passée.

Bref, je vous épargne toutes ces réflexions, c’était compliqué à penser, mais à présent je suis libérée de ce poids. Il me faut donc imaginer quelle est la bonne narration pour cette histoire : troisième personne ou omnisciente. Je ne sais pas trop dans quelle catégorie celle-ci entre, mais j’ai décidé de me concentrer sur mon personnage principal et de dévier à certains instants, lorsque ce personnage est séparé des autres, pour raconter ce qu’il se passe « en coulisses ». Je ne sais pas encore ce que cela va donner, mais dans ma tête ça à l’air simple. Espérons que ça soit le cas aussi en cours d’écriture !

En attendant, je prends mon temps. De petits problèmes s’imposent à moi parfois, mais j’avance assez régulièrement sur mon plan. J’ai même eu une très bonne idée qui résout certains de mes problèmes. Je me demande même pourquoi je n’y ai pas pensé plus tôt et comment j’ai pu faire sans ! Mais cela rejoint un peu mon précédent article, on fait des erreurs et on ne peut pas revenir dessus. L’important est que j’ai cette idée maintenant, elle me permettra de faire ressurgir une grosse partie de l’histoire qui était un peu trop étouffée par le reste et dont je n’arrivais pas à montrer l’importance.

Je rencontre donc de bonnes et de moins bonnes choses, mais j’ai déjà l’impression d’être plus en accord avec mon histoire. J’ai le sentiment de m’être débarrassée de cette comparaison tenace avec d’autres styles, d’autres auteurs. Je m’amuse avec ma propre histoire et j’espère que cela pourra plaire ! Je croise chaque jour les doigts !

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Carnet de Notes #14

Une petite remontée du Carnet de Notes pour vous parler un peu de ce qui s’est passé dernièrement et de ce qui va très bientôt se dérouler.

Tout d’abord, commençons dans l’ordre, je vais vous présenter une nouvelle que j’ai publiée il y a peu sur Wattpad. Une Autre Vie est une histoire que j’ai écrite en 2015 et je n’avais pas dans l’idée de vous la partager. Il faut dire que cette histoire sort de mes genres habituels qui sont la fantasy, le fantastique et plus récemment le space opera. Et pendant longtemps, je privilégiais le fait de garder cette histoire secrète, ne la gardant que pour moi, car je ne voyais pas ce que cela pouvait m’apporter de la partager sur internet.

Il y a quelques semaines, l’idée a commencé à germer dans ma tête, mais pour être honnête, je n’étais pas prête. D’une, parce que j’avais peur du jugement, encore et toujours. Même si ce n’est pas le thème principal pour moi, l’histoire d’amour prend une place assez importante dans cette histoire et j’avais peur qu’on la trouve trop fleur bleue et que de ce jugement découlent des avis assez négatifs qui m’effrayaient un peu. Et de deux, parce que j’avais également peur de vous présenter une histoire d’un autre genre, surtout parce que je m’affiche en tant qu’écrivain d’un certain genre de l’imaginaire et qu’il n’y a rien de tel dans cette nouvelle.

Mais parfois, il faut savoir aller au-delà de ses peurs. J’ai choisi de la publier, après une bonne correction, parce que je me suis dit que si les retours étaient négatifs, ce n’était pas grave en soi. Cette histoire je la partage pour qu’elle ne reste pas dans son coin, mais je n’ai pas dans l’idée de la publier un jour. C’est une histoire que j’ai écrite parce que j’en avais besoin, pour me sortir d’un blocage d’écriture, mais je ne vois pas l’intérêt de faire autre chose que la partager gratuitement. Et puis je me suis dit que peut-être, même si je ne recorrigeais pas cette histoire faute de temps, les avis qu’on pourrait me donner m’aideraient toujours à me construire en tant qu’auteure et connaître les commentaires de personnes qui peuvent déjà connaître mon style, me permettrait aussi de voir ce que je vaux dans un autre genre. En bref, je peux retirer le meilleur de cette situation, quand bien même les avis seraient négatifs. C’est pourquoi, aujourd’hui, cette histoire est en ligne sur Wattpad.

Par la suite, je me dois de vous parler de La voix d’Origine ! Comme vous le savez, je suis face aujourd’hui à la réécriture de mon roman, pour la deuxième fois, mais cette fois-ci la tâche s’annonce ardue. Si je n’ai pas commencé en tant que telle la réécriture, j’ai déjà pu élaborer un plan pour définir les changements à venir. Prenant en compte les avis de mes lectrices, j’ai déjà des fiches, chapitre par chapitre, pour comprendre l’étendue des améliorations à faire. En plus de rajouter quelques chapitres, je sais que certains auront des changements radicaux. Et c’est là que j’en viens à parler de ce que j’ai compris il y a quelques jours.

Malgré toutes les améliorations que j’ai pu noter, il y avait toujours cette remarque sur mon écriture, qui était unanime dans les avis de mes lectrices. Elles n’ont pas retrouvé l’écriture que j’ai habituellement. Pendant un moment j’ai cherché à comprendre ce que j’avais pu faire, me remémorant mes sessions d’écriture, mais j’ai compris que cela ne servait à rien que je rejette la faute sur ce que j’ai fait. L’erreur est commise, c’est du passé et maintenant je dois surtout me concentrer sur ce que je veux retransmettre avec mon roman. Et la dernière chose que je veux, c’est que les lecteurs patinent dans la semoule parce que mon écriture n’est pas naturelle, pas fluide et c’est pourtant ce qui est arrivé.

Ce que j’ai compris, c’est que cela ne servira à rien que je corrige mots à mots, que je reprenne les phrases pour les reconstruire, car moi-même je n’ai pas le recul sur mon écriture et je ne saurais pas quand les phrases doivent être changées. J’ai compris que cela ne serait que comme couvrir une tâche avec de la teinture, la tâche serait camouflée, mais il vaut mieux changer le tissu. C’est donc ce que je vais m’apprêter à faire dans les prochains, pas seulement modifier les phrases, mais prendre une page blanche et écrire comme ça me vient, sans chercher à faire comme ou à faire bien. Je sais que j’ai trop voulu copier un style, parce que je rêvais d’une certaine façon qu’on ressente la même chose que j’ai ressentie quand j’ai lu ces auteurs. Mais ce n’est pas mon écriture, mon écriture c’est celle des Sans-Royaumes, de Pandore et d’Une Autre Vie. Quelque chose de plus instinctif, moins réfléchi. Si je ne m’en suis pas rendu compte lors de l’écriture — il faut dire que je ne cherchais pas les mots dans le dictionnaire, ça sortait facilement — le résultat est tout de même là, mon écriture n’a rien de fluide dans La Voix d’Origine et je dois dire que ça fait un peu mal de s’en rendre compte. Dans très peu de temps, d’ailleurs, je ferai un article sur les remises en question lors de la réécriture, quand nous sommes confrontés à nos propres erreurs.

En attendant, je dois avouer que j’ai un peu peur de ce que je vais écrire à nouveau. Même si je me servirais de mon roman, car la base restera la même, je suis un peu tendue à l’idée de me confronter à la page blanche, d’écrire mon histoire sous une forme nouvelle. Mais même si ça m’effraie, je sais au plus profond de moi que c’est la bonne chose à faire. Si je veux réussir mon roman, si je veux transmettre ce que j’ai dans le cœur, alors il faut que j’en passe par là. Ce sera une sorte d’aventure pourvue d’embûches et d’épreuves, mais je commence à être habituée. Je suis une aventurière de l’écriture dans l’âme !

Je vous tiendrai au courant de ma progression assez souvent. Je ne vais pas commencer l’écriture tout de suite, car si j’ai un plan des changements, il me faut maintenant un plan d’écriture pour introduire les nouveaux passages, supprimer ceux qui sont inutiles et faire le grand ménage !

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Carnet de Notes #13

On ne sait jamais de quoi notre journée sera faite. Cela faisait trois jours que je n’avais pas forcément envie d’écrire, d’un côté ma tête me disait qu’il fallait que je travaille dessus, vu que je vous en avais parlé et que je vous avais donné un délai, et de l’autre mon cœur me disait de me calmer et de laisser faire les choses, après tout, nous sommes seulement le 8 décembre et il y a encore du temps.

Après avoir mangé, je me suis retrouvée avec l’envie d’écrire. Elle était un peu faible, mais je voyais bien que c’était assez pour me permettre d’essayer et de me lancer dans l’écriture du chapitre 3. Eh bien, il est 18h36 au moment où j’écris cette note et je viens de terminer Le Sans-Royaumes !

Comme je disais un peu plus haut, on ne sait jamais de quoi notre journée sera faite et jamais je n’aurais pensé qu’une si petite envie d’écrire me permettrait d’aller jusqu’au bout. En titre de nombre, j’ai écrit exactement 9423 mots aujourd’hui, ce qui est assez dingue, sachant que mon quota quotidien se situe entre 1500 et 2000. Mais il faut croire que c’était le bon jour ! J’ai adoré poursuivre cette aventure et j’ai un petit pincement au cœur en sachant que l’histoire se termine. Dur de quitter des personnages quand ils nous ont suivis toute l’année. Je suis vraiment contente de cette fin.

Après, il y a encore de nombreuses choses à corriger. Ce que je viens d’écrire reste un premier jet et il me faut le relire, le réécrire, le faire lire et corriger par rapport aux commentaires que l’on va me faire, mais finir un premier jet de n’importe quelle histoire est toujours une grande étape. On se retrouve avec la base de notre histoire et le reste n’est que correction de petits détails et d’écriture.

Bref, aujourd’hui fut un bon jour. J’espère que cette fin sera à la hauteur de vos attentes et que j’aurai su garder la même ambiance, la même âme, la même personnalité pour mes personnages dans chacune des parties de cette nouvelle. Et on se revoit bientôt pour la publication de la dernière partie des Sans-Royaumes !

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Carnet de Notes #12

Le mois de décembre est là et mon envie d’écrire est encore plus présente. J’aime les lumières du sapin, manger des clémentines, regarder des films un peu nuls à la télévision. C’est une ambiance que j’aime et qui augmente grandement ma créativité.

Mais cette année, le mois de décembre a une saveur particulière, car c’est lors de ce mois-là, il y a un an déjà, que j’ai eu l’idée de l’histoire des Sans-Royaumes. Je me souviens, c’était peu après Noël, j’avais envie d’offrir un petit cadeau à mes lecteurs du blog et je me suis dit « Pourquoi pas écrire une histoire, gratuite et disponible sur mon site ? » Sauf que je me donnais l’idée de sortir un chapitre par jour lors de la première semaine de la nouvelle année et après noël, on ne peut pas dire qu’il reste beaucoup de délai ! Alors, je me suis attelée à l’écriture de cette histoire tout aussi particulière que la saveur de ce mois, sortant un peu du cadre de mes autres histoires, bien qu’elle soit elle aussi d’un genre fantasy. Et le 1er janvier 2016, j’ai pu offrir un premier chapitre. J’avais réussi mon pari et écouté mon envie.

Quelques mois plus tard, en avril,  j’ai publié la deuxième partie de cette histoire. Sauf que je savais très bien qu’elle n’est pas terminée, il manquait une troisième pièce à ce puzzle (oui, facile ce puzzle, avec seulement trois pièces ! ^^). Depuis la fin de cette deuxième partie, j’avais une vague idée de la suite, même si ce n’était pas suffisant à mon goût et que j’étais très occupée sur la réécriture de La Voix d’Origine.

Ce n’était jamais le bon moment il faut croire, parce que ce n’était tout simplement pas le bon mois. Aujourd’hui, avec le sapin en vue et ses lumières qui scintillent, j’ai envie de reprendre une dernière fois mes personnages et de leur faire vivre une dernière aventure. Je viens tout juste de terminer le deuxième chapitre et je me suis beaucoup amusée à l’écrire. Les idées fusent pour les prochaines scènes, même si je connais les grandes lignes de cette histoire et je suis quand même fière d’en être arrivée là. Ce devait être une simple petite nouvelle, elle prend aujourd’hui des allures de petit roman. Il faut croire que je ne peux m’en empêcher, j’aime créer une histoire, la développer et me retrouver avec quelque chose de plus grand que lorsque j’ai commencé.

Je ne sais pas si l’histoire vous parviendra à Noël, comme un cadeau, ou bien pour le Nouvel An, pour bien démarrer cette année 2017 avec une lecture inédite sous les yeux. Je ne sais pas, mais je trouverais bien d’ici là. En attendant, je travaille fort sur cette histoire pour terminer les aventures de Gisèle et de Tristan en beauté. Je croise les doigts ! (et mange une clémentine !)

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Carnet de Notes #11

Cela fait quelques jours déjà que j’ai repris ma place et que j’ai retrouvé mes repères. Au départ, j’étais partie pour me lancer corps et âme dans l’écriture du Pacte du Magicien, j’ai même déjà écrit plusieurs scènes, et pourtant, dès le deuxième jour, une autre idée s’est glissée dans mon esprit.

En reprenant l’écriture, j’ai décidé de me faire confiance et avant tout, d’écouter mon cœur. Il était hors de question pour moi de me créer à nouveau des blocages parce qu’il faut « suivre un plan ». Et cette idée, qui n’était rien d’autre que d’entamer une réécriture profonde de La Voix d’Origine, venait de mon cœur. Je voyais bien que cela me touchait, que j’avais besoin de le faire. J’aurais pu attendre l’avis des premiers lecteurs, mais je ne voyais pas ce que cela allait changer. À l’instant, lorsque je relisais mon roman, j’avais besoin de changer certaines phrases, certains mots. Pour une fois, je ne trouvais pas mon écriture mauvaise, il n’y avait aucune animosité dans le regard que je portais à mon texte, il n’y avait rien d’autre que l’envie et le besoin d’apporter des améliorations qui rapprocheraient le texte du livre que j’avais en tête. J’ai donc décidé d’imprimer une nouvelle fois mon roman, pour faire la réécriture sur papier, et de me lancer là-dedans, d’écouter seulement mon cœur.

Je n’abandonne pas Le Pacte du Magicien pour autant, s’il me prend l’envie d’écrire sur cette histoire, alors je m’écoute et je le fais. Mais à côté de cela, j’essaye de ne pas culpabiliser de ne pas écrire, parce que La Voix d’Origine passe pour le moment en priorité devant tous mes autres romans.

En ce moment, je suis donc sur deux histoires, travaillant la plupart du temps sur La Voix d’Origine, mais acceptant mes envies de voyage dans Le Pacte du Magicien, sans pression. Et je trouve que cela fait plutôt du bien de ne pas se prendre la tête et de juste prendre les choses comme elles viennent ! Il était temps !

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{Image : Snappa}

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Carnet de Notes #10

Pour être tout à fait honnête, cela fait une semaine que je n’ai pas écrit, ni même penser à mon histoire. Si les débuts furent difficiles parce que je me sentais coupable de m’écarter de ce projet, maintenant je me rends compte à quel point cette pause est bénéfique pour moi et pour cette histoire.

Grâce à cette semaine, j’ai pu réfléchir sur de nombreux sujets, me remettre en question et comprendre le fond du problème, pourquoi je n’étais plus aussi enjouée à l’idée d’écrire. Ces derniers jours, j’ai eu une nouvelle idée d’histoire, mais celle-ci est particulière dans le sens que je ne compte pas la partager sur internet, ni à mon entourage, et je n’envisage encore moins la publication. J’avais déjà écrit une histoire comme celle-ci, comme une petit jardin secret où je m’autorise à écrire ce qu’il me plaît. J’occupais mes journées à penser à cette histoire, car je dois avouer que mes journées sans écriture me semblent bien vides. Et c’est à force de réfléchir à cette nouvelle que je me suis dit que finalement je pouvais peut-être la partager sur internet quand même, comme si je me sentais au fond obligée de faire une telle chose et alors même que cette idée m’est venue, j’ai commencé à douter de mon histoire, de mes personnages, de l’intérêt que pourrait porter les lecteurs à cette histoire. J’ai alors compris…

Je pensais très franchement m’être débarrassée de ce poids, celui du « je pense à la place du lecteur et je remets en cause tout ce que j’ai créé parce que j’imagine que de toute façon, cela ne leur plaira pas. » En repensant alors au Pacte du Magicien, je me suis rendu compte que ces derniers temps je me bridais de plus en plus. Je n’avais plus l’âme créatrice, car je ne cessais de penser aux lecteurs et à ce qu’ils peuvent attendre de mon histoire. Bien entendu, on sait tous que je ne peux pas deviner ce qu’ils attendent et je ne sais encore moins si mon histoire peut ne pas leur plaire tant qu’ils ne l’ont pas lu. Je suis bien trop critique envers moi-même et juge mon écriture de la pire des façons.

Cette nouvelle idée d’histoire importe peu dans le paysage de mes créations, mais hier soir j’ai recommencé à écrire et je me suis lâchée. Au départ, ce fut difficile parce que je voulais que les villes concordent avec la réalité, je ne cessais de chercher des informations pour rendre plus crédible mon histoire, mais au bout d’un moment je me suis dit « Lâche, bon sang ! Tu écris cette histoire pour toi. » J’ai alors mis de la musique et j’ai essayé de me concentrer simplement sur le flot de mots qui envahissaient mon esprit, essayant d’oublier les détails, la crédibilité, n’écrivant que ce qui me venait le plus facilement, ce que j’aimais. Je ne sais combien d’heures j’ai écrit, mais ça m’a vraiment fait du bien.

Je ne sais pas encore si je suis prête à revenir sur le Pacte du Magicien, je sens au fond de moi que je suis encore trop proche du jugement et du perfectionnisme. Je dois apprendre à m’autoriser le lâcher-prise, écrire sans m’imposer des contraintes et retrouver le plaisir simple de l’écriture.

Le chemin pour la résolution de ce petit défaut est encore long, mais maintenant que je connais le nœud du problème, il ne me reste plus qu’à travailler dessus et à faire en sorte de libérer ma créativité plutôt que de la brider.

Bannière Caroline Dubois

{Image : Snappa}

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