Pandore

Résumé :

Charlie découvre brusquement qu’autour d’elle les gens ont disparu. Il n’y a plus de signe de vie nulle part. L’eau est coupée. L’électricité ne fonctionne plus et les autres n’ont laissé aucune trace.
La jeune fille va rejoindre Paris, dans l’espoir d’y trouver âme qui vive, mais les rencontres auxquelles elle devra faire face seront pires que ce qu’elle aurait pu imaginer.
Elle le ressent : les choses ont changé.

Elle n’avait simplement pas la bonne question en tête.

Et si les autres n’avaient pas disparu ? Et si c’était elle, la disparue ?

Découvrez un Extrait du Livre, Le premier Chapitre : ici
Couverture Pandore (couv')

Acheter

Découvrez la playlist de Pandore

 

Avis sur ce roman :

Pauline Lainé : « Très bon roman. Dès les premières pages on a envie de continuer et de savoir ce qui va arriver. Un livre que l’on a envie d’emmener partout avec nous. »

Josette Laigle : « Le fil de l’histoire est dirigée par une main de fer dans un gant de velours quant à la rudesse de l’action et la douceur, très maternelle, vis à vis du petit Arthur. Le portrait des monstres n’est pas commun. Du suspens accrocheur. J’ai passé un bon moment à te lire surtout qu’à travers ton style, on te reconnait bien. Déterminée. »

Lors de la conversation autour de Pandore le 03/07/2015, sur un groupe facebook fermé pour le Salon du Manuscrit : (les spoilers sont de couleurs différentes pour ne pas gâcher la surprise, il suffit de surligner en sélectionnant avec votre souris pour découvrir les passages.)

Wilfried Bonnin : « Alors je ne sais pas ce qu’en ont pensé nos lecteurs, mais c’est surprenant, je ne m’attendais pas à apprécier la lecture (j’ai toujours du mal quand l’on met en scène des enfants ou des pré-ados dans des situations aussi aventureuses. Mais la fin permet d’éviter le happy ending. Et curieusement ça fait du bien. »

Benedicte Vidor : « Je trouve l’histoire suffisamment bien ancrée dans le quotidien pour être crédible, alors même que la métaphore avant l’incipit explique bien ce qui nous attend. Bravo. Il y a beaucoup de poésie derrière ce roman que je qualifierais d’allégorique. »

Maude Pirrelet : « Je suis d’accord avec Bénédicte et trouve aussi l’allégorie omniprésente dans ce roman, ce qui lui donne une épaisseur supplémentaire. »

Charlotte Bardon : « Je partage l’avis des précédents lecteurs. On sent du travail. Les passages sont muris et l’auteur nous promène par le bout du nez…. pour nous dire une histoire mais aussi pour donner du sens au réel et à la diversité de la vie. »

Loic Duroy : « Un roman que je qualifierai de « métaphysique » où l’absurde s’invite dans le réel comme langage de la parabole. On « marche » , on « court » alors bravo. Juste un bémol, les monologues intérieurs de l’héroïne manquent parfois de crédibilité. On ne sent pas toujours qu’elle a 14 ans et l’on a pas tendance à croire à son âge. »

Critique de Julien que l’on m’a envoyée par mail :

Pandore, a la découverte d’un (Second) Monde
 
Caroline Dubois. Un prénom et un nom à suivre de près.  Car, amis lecteurs, je vous l’annonce, ceci est ma première « review » sur un livre, et quel livre ! Pandore est le premier livre de cette jeune auteur(e), et je peux affirmer qu’il m’a laissé une impression indélébile, une marque que le temps n’estompera pas de si tôt. J’avais prévu une analyse, à la base, chapitre par chapitre (pour des raisons qui me sont propres), mais j’ai été contraint par Mlle Dubois à abandonner mon projet, car la force de son écriture a percé totalement ma méthodologie. Lecteurs, vous voila prévenus, quand on commence à lire ce livre, l’on ne sait pas quelle force est nécessaire afin de reposer l’ouvrage de vos mains avides d’en savoir toujours plus.
 

Pandore nous conte l’histoire de Charlie, une adolescente « banale », avec une vie à son image, calme et sans histoire. Jusqu’à ce moment, cette brume, ce mot. Pandore.  Ce simple mot qui va à jamais bouleverser la vie de notre (contre) héroïne, et de sa lutte afin de contrer le sort funeste qui lui a été réservé. Le roman est découpé judicieusement en trois actes majeurs, ces derniers s’achevant toujours sur un éventail de questions que pourra se poser le lecteur. Soyez cependant prévenu : Mlle Dubois ne vous laissera pas vous réconforter, ou alors avec parcimonie, et vous vivrez les émotions et les tourments de Charlie avec une intensité et un sens du détail qui vous laissera, comme moi et à n’en pas douter, pantois.

 

Les personnages sont empreints d’une profondeur et d’un caractère uniques. Chacun va suivre un développement et une évolution propres. Les sentiments présents tout au long de la narration renforcent les individualités, sans jamais tomber dans un excès superficiel. Vous pesterez sur l’entêtement de l’un, compatirez à la souffrance d’un second ou encore vous prendrez à vouloir traverser la frontière du livre pour prêter main forte en cas de nécessité. Les protagonistes de l’histoire tiennent très bien leur rôles, les personnages secondaires sont bien exploités, sans trop en rajouter, ou au contraire en n’en disant que trop peu. Finesse est un maître mot dans l’écriture de Caroline Dubois.

 

Finesse, oui. Mais j’ajouterai également le Travail. Car l’on sent une réelle volonté de décrire une situation, un lieu ou un échange verbal avec un réalisme surprenant, et qui ne peut être l’origine d’un pur hasard. Non, l’on va sentir que l’auteur(e) est maîtresse de ses personnages et du tournant que chacun doit prendre à chaque moment. Douce dichotomie s’il en est, car « Le Second Monde » que vous arpenterez avec nos jeunes amis n’est pas un univers qui se laisse contrôler si aisément… La narration vous emmènera dans un Paris transformé où vous oublierez rapidement vos repères. L’un des points qui m’a remarquablement surpris est la facilité qu’a Mlle Dubois à vous faire oublier où vous êtes. Et la subtilité presque cruelle qu’elle aura de vous le rappeler. L’on navigue sur un clair-obscur de tableaux, passant d’un camp de réfugiés à un campement indien en passant par Versailles ! Les détails distillés dans les paysages vous immergeront totalement dans le monde fantastique de Pandore.

 

Le développé de l’histoire est aussi aisé que brutal. Rien ne saurait stopper la machine Pandore qui vous oblige à vous adapter ou à succomber. Vous aurez la chance d’être confortablement installés pour dévorer l’histoire, alors que cette dernière tentera de dévorer les protagonistes… Je tente d’éviter toute spoliation fortuite à travers mon article, ce qui peut parfois vous laisser dans un flou. C’est surement encore une chose que je dois à ma lecture. Je m’explique : malgré l’opacité de l’environnement de l’action, Caroline Dubois a le bon sens de décrire des petits rien du quotidien de ce même monde, ce qui lui donne une épaisseur et un réalisme que vous pourrez presque palper.

 

Dernier point sur lequel j’aimerai attirer votre attention (avant de vous laisser tenter, j’en suis persuadé, par la lecture), c’est le côté psychologique de Charlie. Notre adolescente fait preuve d’introspection tout au long de l’histoire, se demandant avec justesse et parfois sans artifice si sa vie a réellement un sens, si les épreuves qui lui sont imposées ne sont pas juste insurmontables, et qu’elle aurait tout aussi bien fait d’abandonner. Et là intervient ce que j’appelle « sa lueur d’espoir ». Car quand tout semble sombre et chaotique, ce sont les petits riens ordinaires qui tiennent le Mal en échec. L’on sent une réelle volonté de l’écrivain(e) de donner de la matière à son lecteur. L’on ne se contente pas d’effleurer la surface dans le livre, il va aller chercher dans vos sentiments les plus primaires, des réactions que vous n’auriez peut-être jamais pensé ressentir en lisant un livre.

 

En résumé, Pandore est une petite perle fantastique. Son dénouement vous fera sans aucun doute réfléchir à de nombreuses pistes et potentialités, car la fin est ouverte. L’écriture est forte, empreinte d’émotion et de sensibilité sans jamais devenir pesante, ou être un frein à l’avancement de l’histoire. Pandore est un livre que l’on prendra plaisir à relire avec de nouvelles clés de lecture, ce qui vous permettra de (re)voir les situations qui auraient pu sembler « ordinaires » avec un œil plus avisé sur les enjeux du « Second Monde ».

 

J’espère ne pas avoir été assommant avec cet article, et vous souhaite des lectures des plus plaisantes,

 

Julien

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Une réflexion sur “Pandore

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s