Qui suis-je ?

C’est un vendredi 20 octobre, en 1995, que je suis née en Saône-et-Loire. Mes parents m’ont appelé Caroline et c’est par ce prénom que je vais me présenter à vous. Caroline est un prénom que j’adore, qui me correspond et pourtant il signifie « fort et viril » (je cherche encore dans ma personnalité, ces deux critères là !)

À l’âge de 6 ans, on apprend à lire et aussi à écrire. C’est à cette période que j’ai donc commencée à connaître l’écriture et il ne m’a pas fallut longtemps pour comprendre que c’était un superbe moyen pour moi de partager les histoires que j’inventais. Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé inventer, créer. Quand je croisais un buisson, ce n’était pas pour moi juste un buisson, mais un village pour le petit peuple ou bien un passage secret vers un autre monde. J’ai toujours eu cette imagination débordante et elle ne m’a jamais quittée.

Raconter des histoires par l’écriture a donc été une façon de faire que j’ai adoptée très naturellement. J’ai écrit mon premier livre vers sept ou huit ans et il racontait l’histoire d’une jeune fille de 16 ans qui, en allant un matin à son lycée, découvre avec surprise que le bâtiment a disparu et qu’il a été remplacé par une forêt. Jusque là, ça allait, mais après l’histoire devenait très décousue. Je me souviens de tous les détails de ce livre et ça me fait sourire à chaque fois lorsque je me rends compte de toutes ces choses que j’avais envie de partager. En terminant ce livre (en cinq minutes chrono), j’ai su que c’était ce que je voulais faire dans ma vie : devenir écrivain. Je n’arrivais pas à comprendre pourquoi tout le monde ne faisait pas ce métier tellement c’était génial !

On m’a dit que je pourrais continuer d’écrire, mais que ce n’était pas évident de gagner sa vie en étant écrivain. Je dois avouer que ça m’a beaucoup déçue, mais je ne me suis pas trop torturée l’esprit. Quitte à devoir trouver un autre métier, j’en choisirais un autre qui me plairait tout autant. Donc, aussi vite que j’ai eu cette envie de devenir écrivain, je suis passée à autre chose, pensant que de toute façon cela ne serait jamais possible.

''Plus je lisais, plus j'avais envie d'écrire, ça devenait un besoin

L’écriture m’a toujours suivie en grandissant, même si j’avais finalement abandonné l’idée d’en faire mon métier (j’ai même totalement oublié !) J’écrivais donc des livres quand l’envie m’en prenait, mais je n’arrivais jamais à les terminer ou alors, trop pressée par mon désir de les partager, je les bâclais, ne leur donnant qu’une fin trop rapide. Plus je grandissais, plus j’avais des idées et moins je prenais le temps d’écrire. Vers l’âge de l’entrée au collège, il me semble que j’ai totalement arrêtée.

Inspirée par des histoires mises-en-ligne chapitre par chapitre sur des blogs, j’ai commencé à renouer avec ce désir d’écrire, vers l’âge de 14 ans. À la fois j’avais très envie de reprendre l’écriture, car ces histoires m’avaient procuré beaucoup d’émotions et pourtant, j’avais peur de ne pas réussir à terminer correctement un livre, si bien que cela m’empêchait totalement d’en commencer un. Je continuais donc de lire ces histoires en ligne et je commençais à lire plus sérieusement à côté des romans en format papier. Plus je lisais et plus j’avais envie d’écrire, ça devenait un besoin. Il m’a fallu attendre un soir où je n’arrivais pas dormir pour avoir une idée d’histoire assez forte pour dépasser mes peurs. J’étais si emballée par cette histoire, par les personnages qui peu à peu prenaient forme dans ma tête, que j’ai allumé mon ordinateur et j’ai tout simplement écrit. En écrivant ce livre, je ne pensais pas une seule seconde que je pouvais en faire mon métier. J’avais vraiment oublié qu’un jour je l’avais souhaité.

Nuits et jours, j’écrivais ce livre et je ne savais pas quand arriverait la fin. J’écrivais seulement pour le plaisir, pour moi et ne le lisais qu’à une amie, sans avoir le désir de le partager plus. C’était juste un petit instant que je m’accordais chaque soir, sans plus. Sauf qu’arriva un jour spécial, le 24 juillet 2012. Au détour d’une conversation sur les livres avec ma tante, j’en suis venue à lui parler de l’histoire que j’écrivais. Lorsque j’ai vu qu’elle voulait le lire, ça m’a procuré un sentiment très étrange de peur et de fierté. J’avais très envie de lui proposer, mais j’avais peur de ce qu’elle pouvait en penser. De toute façon, avant de pouvoir lui passer ce livre, il me fallait d’abord le terminer et j’ai dû faire face à nouveau à ce blocage. Maintenant que je m’étais investie, j’avais peur de tout gâcher. Il m’a fallu de nombreux mois pour oser passer ce cap et enfin terminer cette histoire. Je l’ai partagée à plus qu’une personne, les retours étaient plutôt bons même si je savais que je n’avais pas assez travaillé dessus et qu’il ressemblait plus à un brouillon qu’à un véritable livre. Malgré cela, l’envie d’écrire n’est pas partie. Elle était de plus en plus présente au point de me rendre compte un jour que je ne pourrais pas faire un autre métier que celui-ci. C’est donc en 2013 que j’ai décidé de me lancer dans l’aventure : j’allais devenir écrivain.

Écrire, comme vous l’aurez compris, est une passion qui vient de loin et qui ne me quittera plus. Une fois que j’avais décidée de ce que je voulais faire, je savais qu’il me fallait écrire un autre livre, car celui-ci ne me correspondait plus vraiment et aurait eu besoin de trop de réécriture. Il m’a fallu attendre l’hiver 2013 pour avoir une idée. J’étais seule dans la maison et je remarquais qu’il n’y avait pas un seul bruit : pas une voiture, pas un oiseau, pas un grésillement d’électricité : et si tout le monde avait disparu ? C’est ainsi que j’ai commencé Pandore. Je l’ai terminé en février 2014, fait lire à de nombreuses personnes, réécrit puis terminé en février 2015. (Ce mois me porte chance, j’ai également fini le premier jet de mon nouveau roman en février 2016) Une fois que ce livre fut terminé, je me suis lancée dans l’ouverture d’un blog, puis dans l’auto-édition. Et me voilà aujourd’hui avec un rêve qui se réalise et des projets pleins la tête. Je crois que l’histoire ne fait que commencer…

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{Image : Snappa}

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